Articles taggés Grèce

Nicolas Doze : «La facture de la Grèce pour la France, cela représente pratiquement un an de recettes d’impôt sur le revenu»

Le contribuable français paye la dette de la Grèce. Lundi prochain, les 17 de la zone euro vont chercher une issue à l’impasse grecque. Selon Nicolas Doze sur BFM TV, « depuis mai 2010, la Grèce a coûté 348 milliards d’euros », soit plus d’une fois et demi son PIB. « Le pays ne remboursera jamais » explique-t-il.« La facture de la Grèce pour la France, cela représente pratiquement un an de recettes d’impôt sur le revenu ».

Un scandale de blanchiment fragilise le gouvernement Grec de Samaras

Article publié dans l’hebdomadaire Grec To Bhma (To Vima) le 25 septembre.

Le président du Parlement Vangelis Meimarakis (Nouvelle démocratie, droite – Photo) a demandé à être “temporairement remplacé”, en attendant les résultats d’une enquête sur les accusations de blanchiment à son égard. L’affaire, révélée par le quotidien Real News, porte sur plus de 10 milliards d’euros qu’auraient touché une trentaine d’hommes politiques et de haut fonctionnaires grecs – parmi lesquels sept anciens ministres de ND et du Pasok (socialistes). Tous ont démenti les accusations.

La Cour suprême et la Brigade des finances doivent vérifier si l’argent utilisé pour effectuer de nombreuses transactions immobilières entre 2005 et 2008 provient de pots-de-vin, ou non.

L’affaire “embarrasse la Villa Maximos”, la résidence officielle du Premier ministre Antonis Samaras (ND), note To Vima :

« Quelques jours avant de boucler un paquet douloureux de 11,8 milliards d’euros d’économies, il s’agit d’une grave menace pour la stabilité de la coalition au pouvoir, confrontée à une affaire qui provoque un séisme politique capable de faire basculer les plaques tectoniques du système politique. […] Plusieurs membres du gouvernement mettent en avant le fait que cette affaire alimente un climat de délégitimation du système politique »

Source : To Vima

Source : Real News

L’immigration : l’autre crise grecque

Le Wall Street Journal Europe du 15 Septembre nous livre un reportage intéressant sur la dérive du système Schengen, celle d’une Europe qui ne maîtrise nullement ses frontières. Le cas de la Grèce est emblématique. En effet en plus de la crise économique et des mesures d’austérité, ce pays doit également faire face, avec très peu de moyens,à l’arrivée de milliers d’immigrants venus du Moyen-Orient et du sous-continent indien. 

Un début d’après-midi dans cet important port situé à 200 kilomètres d’Athènes, deux officiers de marine grecs patrouillent les quais. A l’aide  de bâtons équipés d’un miroir, ils regardent sous les camions, mais ils n’ont encore rien trouvé. Soudain, trois hommes surgissent de derrière un énorme conteneur et détalent à toutes jambes. Les militaires les prennent en chasse, mais la course-poursuite est terminée avant même de commencer. En une minute, les trois jeunes gens, plus rapides et désespérés, ont disparu dans un complexe industriel délabré.

A en croire l’un des officiers, ce sont des migrants illégaux, qui ont apparemment passé la nuit sur le quai, dans l’espoir d’embarquer clandestinement sur un ferry à destination de l’Italie. Ils font partie des innombrables sans-papiers qui tentent de pénétrer en Europe via la Grèce, et le fait de filer entre les doigts des autorités fait simplement partie du processus. “Tous les jours, c’est la même histoire”, se lamente l’officier, en essayant de reprendre son souffle.

La Grèce est devenue le tremplin pour une vague de travailleurs venus du Moyen-Orient et d’Asie du Sud qui fuient des marchés de l’emploi ravagés par des années de troubles politiques. En 2011, une année extraordinaire à cause des soulèvements en Afrique du Nord, 140 980 personnes sont entrées illégalement dans l’Union européenne (UE), soit une hausse de 35 % par rapport à l’année précédente, selon Frontex, l’agence de contrôle des frontières européennes. Sur ce total, 40 % sont passées par la Grèce. Fin juillet 2012, 23 000 individus ont été appréhendés alors qu’ils franchissaient illégalement la frontière, soit un rythme approximativement 30 % supérieur à celui de l’année dernière.

Une crise de taille “olympique” 

Le contrôle des frontières grecques n’est pas un problème nouveau. Mais le malaise économique et les restrictions budgétaires entravent sérieusement les efforts d’Athènes en vue de réduire le flot de l’immigration clandestine. La Commission européenne, l’organe exécutif de l’UE, a consacré 255 millions d’euros à la protection des frontières grecques ces deux dernières années. Cette somme reste néanmoins inférieure à ce qu’elle donne à d’autres pays aux prises avec des problèmes bien moins graves à leurs frontières. Mais quelle que soit l’aide obtenue par la Grèce, en raison des années de bureaucratie pesante et maintenant de la nouvelle restriction des embauches dans le secteur public, certains plans élaborés en ce sens sont au point mort. D’après un rapport confidentiel de l’UE, le pays n’a engagé que 11 nouveaux agents pour le traitement des demandes d’asile, malgré le financement prévu de 700 postes pour l’exercice 2011[…] la Grèce se retrouve avec sur les bras une autre crise de taille “olympique”. (Lire la suite…)

Compétitivité : la distorsion européenne.

Dans le classement des pays selon leur compétitivité, établi par le Forum économique mondial, la Finlande est au 3e rang, la France au 20ème rang et la Grèce au 96e juste devant la Jamaïque.

Elle n’est pas belle et économiquement homogène l’UE ? 

Source : weforum.org

La Grèce est le bilan de Schengen : des milliers de clandestins arrêtés à Athènes.

Les médias parlent à dessein de « chasse aux clandestins »

(la sémantique est décidément la traduction du pouvoir culturel de la gauche)

alors qu’il s’agit de faire respecter la loi, un clandestin est une personne qui a violé la loi donc un délinquant.

Journal de 20h du 6 août 2012 – France 2

Les autorités grecques ont baptisé l’opération “Zeus Xenios”, (“Zeus protecteur des hôtes”). Il s’agit d’un coup de balai permanent sur l’immigration illégale. Le 4 août, plus de 4 500 policiers ont été mobilisés dans le centre d’Athènes et à Evros, à la frontière avec la Turquie, l’un des principaux points d’entrée de l’immigration clandestine en Europe. 4900 migrants ont été interpellés dont 1 130 placés en centre de rétention, l’opération devrait se renouveler avec de nombreux rapatriements.,

D’après les estimations du ministère de la Protection des citoyens, 5 000 d’entre eux devraient être placés dans des centres d’accueil d’ici décembre.  La volonté du ministère est de montrer que les sans-papiers ne sont pas les bienvenus et qu’ils n’ont pas à revenir.   Certains athéniens considèrent qu’il est trop tard et que le centre d’Athènes s’est ghettoïsé.

Sommet de Bruxelles : « François Hollande ne se contente pas de se parjurer, il se ridiculise »

Un succès remarquable, ce sommet ? Autant pour l'euro que pour François Hollande, rien n'est moins sûr. D'après l'économiste Jacques Sapir, seule la croissance pourra permettre à la zone euro de respirer... Et c'est une simple bouffée d'air qui a été décidée à Bruxelles. Pas de quoi sabler le champagne pour les peuples européens.

Le sommet de Bruxelles qui s’est déroulé dans la nuit du 28 au 29 juin est vendu au grand public comme un remarquable succès du Président Français, M. François Hollande, face à la Chancelière Allemande, Mme Merkel. Il aurait imposé son pacte de Croissance et surtout, avec les Premiers Ministres Espagnol et Italien, «sauvé» l’Euro en amenant l’Allemagne à accepter des concessions importantes pour faciliter la situation financière de l’Espagne et de l’Italie.La mise en scène a été soignée. Les marchés financiers ont réagi très positivement dans la journée du vendredi 29 juin, et l’Euro, qui était jusque-là plutôt à la baisse, s’est redressé de 2%. Dans la foulée, François Hollande a donc annoncé que la France ratifierait le pacte de stabilité voulu par l’Allemagne.Pourtant, si l’on y regarde de plus près, la situation apparaît comme nettement moins favorable, tant pour le Président française que pour l’euro. Prenons pour commencer le fameux pacte de croissance. Son montant est parfaitement dérisoire. Avec 120 milliards d’euros à dépenser sur 3 ans, qui peut penser que cela pèsera sur l’économie de la zone euro, dont la richesse totale (le PIB) est d’environ 12 000 milliards ? De plus, sur ces 120 milliards, 55 étaient prévus de longue date en tant que fonds structurels et 35 milliards avaient été prévus en décembre dernier quand on avait annoncé l’accroissement des  moyens de la Banque européenne d’investissements. Les fameux «projects bonds» ne porteront que sur…4,5 milliards.

En fait, il n’y a guère que 30 milliards d’argent frais sur ces 120 milliards, qui seront de toute manière bien insuffisants face à la situation économique de la zone euro. La pacte de croissance apparaît ainsi dans sa réalité : un prétexte pour faire voter le pacte de stabilité exigé par l’Allemagne ! François Hollande ne se contente pas de se parjurer, il se ridiculise.

Et pourtant, nous aurions bien eu besoin d’une véritable initiative de croissance, car la situation économique est grave. Oublions la Grèce et le Portugal d’ores et déjà en dépression, même s’il convient de garder en mémoire que cette dépression a des aspects tragiques dans les deux pays. L’Espagne était en récession depuis la fin de l’année dernière. Mais, depuis deux mois, tous les signes d’une aggravation apparaissent. Le PIB de l’Espagne va reculer sans doute de 1% sur l’année, voire plus.

L’Italie est, elle aussi, en train d’entrer en récession sous l’impact des mesures d’austérité décrétée par Mario Monti. Elle aussi s’apprête à connaître un recul du PIB. La France enfin, qui tablait sur une croissance de 1,5% pour 2012, ne connaîtra que 0,4% de croissance au mieux en 2011. En réalité, l’économie française est déjà en stagnation, le pouvoir d’achat recule, et les perspectives pour 2013 sont constamment révisées à la baisse.

La simultanéité de ces contractions de l’activité économique en Europe aura nécessairement un effet cumulatif. Le chômage a déjà explosé dans certains pays. Il connaîtra une forte hausse en France d’ici à la fin de cette année car 350 000 emplois au minimum sont directement menacés.

Il est pourtant clair que seule la croissance, et l’inflation doit-on ajouter, pourraient sortir la zone euro de la crise d’endettement actuelle. Or, ce qui a été décidé à Bruxelles est une bouffée d’oxygène pour des pays aux abois. L’Espagne devra trouver 280 milliards d’Euros d’ici à décembre 2012.L’Italie aura besoin de 600 à 750 milliards (sur une dette totale de 2000 milliards) si les achats de sa dette par ses propres banques ne reprennent pas. Certes, pays de la zone Euro ont décidé que l’Espagne comme l’Italie pourraient directement emprunter auprès du Mécanisme Européen de Stabilité (le MES), que ce soit pour recapitaliser les banques ou pour racheter leur dette. Mais, le montant de ce dernier n’est que de 500 milliards d’Euros.On peut donc faire l’addition : d’un côté 280 milliards plus 600 milliards, soit un total de 880 milliards, et de l’autre simplement 500 milliards. Même si l’on décide, ce qui se fera vraisemblablement, d’ajouter au MES le reliquat des sommes détenues par le Fonds Européen de Stabilité Financière (le FESF), soit environ 150 milliards d’Euros, on n‘atteint que 650 milliards. Nous sommes soit loin du compte.

L’accord de Bruxelles de la nuit du 28 au 29 juin permettra de tenir jusqu’à la fin octobre, voire au début du mois de novembre, mais pas au-delà, et ceci à supposer que nul autre pays de la zone Euro ne demande brutalement de l’aide entre temps. Nous arrivons ici à l’extrême fin des moyens disponibles. (Lire la suite…)

Crise : Chypre demande l’aide financière de l’UE, Fitch dégrade sa note et nous allons payer !

Chypre s’est officiellement résolue lundi à demander l’aide de l’Union européenne pour son secteur bancaire en difficultés, l’île méditerranéenne, membre de la zone euro, traversant une passe économique difficile alors qu’elle s’apprête à prendre la présidence semestrielle de l’UE.

« Le gouvernement de la République de Chypre a informé aujourd’hui les autorités européennes compétentes de sa décision de présenter à la zone euro une demande d’aide financière », selon un communiqué officiel diffusé à Bruxelles et à Nicosie.

Chypre est le cinquième pays de l’UE à effectuer cette démarche auprès des autorités européennes.

La banque chypriote Marfin Popular Bank a un besoin immédiat de 1,8 milliard d’euros qui doivent être trouvés avant le 30 juin, date limite pour satisfaire aux exigences de recapitalisation de l’autorité de surveillance bancaire européenne.

Mais, selon l’agence de notation financière Fitch, les besoins des banques chypriotes pourraient atteindre 4 milliards d’euros, soit plus de 20% du Produit intérieur brut de la République de Chypre qui compte 820.000 habitants.

Fitch a d’ailleurs abaissé lundi la note de Chypre à « BB+ », la reléguant dans la catégorie des placements spéculatifs comme l’ont déjà fait Standard and Poor’s et Moody’s.

Le pays méditerranéen se retrouve ainsi dans le groupe des pays « à problèmes » comme l’Espagne, la Grèce, l’Irlande et le Portugal, qui ont aussi demandé une aide pour leurs banques.

Mais le secteur bancaire n’est pas le seul problème du gouvernement communiste chypriote qui connaît également des difficultés de financement budgétaire aggravées par le ralentissement économique.

Les difficultés du secteur bancaire sont donc un nouveau fardeau à porter pour les autorités. Sans contribution de l’UE, les besoins financiers pour aider les banques chypriotes auraient pu faire passer le ratio dette/PIB au-delà de 100%, a souligné Fitch lundi.

Source

« La Grèce, une victoire à la Pyrrhus »

Eurobonds : attention danger


Communiqué de Florian Philippot, porte-parole national de la campagne du Rassemblement Bleu Marine

 

La création d’eurobonds, voulue par François Hollande et un grand nombre de responsables du PS et de l’UMP, serait une fuite en avant fédéraliste extrêmement dangereuse. La France, la Grèce, l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie et tous les pays de la zone euro mettraient dans un pot commun leurs dettes et chaque pays se trouverait lié à la dette des autres.
La mise en place d’eurobonds entraînerait mécaniquement une augmentation très forte des taux d’intérêt payés par la France pour rembourser sa dette parce quelle devrait assumer le risque des pays les plus fragiles, comme la Grèce. En conséquence, nos déficits et notre dette publique exploseraient. Les eurobonds, c’est la condamnation de la France au surendettement perpétuel.
La France doit s’occuper de sa propre dette et l’argent des contribuables français doit rester en France.
Pour se désendetter, notre pays doit pouvoir emprunter directement et à taux nul à la Banque de France pour se libérer de l’emprise des banques et des marchés financiers.
Elle doit aussi préserver la bonne dépense publique (comme la santé, la sécurité, l’armée, l’école ou la justice) mais réduire drastiquement la mauvaise dépense publique jamais remise en cause par l’UMP et le PS (fraude sociale, coût exorbitant de l’immigration, niches fiscales au bénéfice des très grands groupes, gabegies de la décentralisation)

Un économiste réputé défend la sortie de la Grèce de l’euro.

L’économiste Nouriel Roubini, célèbre pour avoir prédit la crise financière, plaide pour une «sortie négociée» de la Grèce de la zone euro, un moindre mal selon lui.

«Sauver la Grèce sera très difficile, une sortie ordonnée de la zone euro serait une meilleure solution». L’économiste américain Nouriel Roubini, surnommé «Mr Doom» (Monsieur Apocalypse) pour avoir annoncé la crise financière dès 2005-2006, en est convaincu: pour la Grèce, quitter la zone euro et adopter la drachme est le seul moyen de retrouver la croissance.

L’oracle de l’université de New York était, ce mardi, l’une des vedettes du forum économique d’Astana, conférence que le Kazakhstan vante comme le «Davos de l’Asie centrale». Devant une salle comble, Roubini a expliqué qu’en Europe, existe «une lassitude face à l’austérité» dont le résultat de l’élection présidentielle française est un signe selon lui.

Parallèlement, en Allemagne ou en Autriche, il y a une «lassitude des plans de soutien» à la Grèce où s’impose la volonté de laisser Athènes retrouver la drachme. «Si à l’issue des prochaines élections en Grèce est formé un gouvernement qui n’accepte pas les compromis, alors il faudra que le pays sorte de l’euro», a-t-il déclaré.

Injecter des liquidités dans le moteur économique

Le «grexit» (sortie de la Grèce selon le néologisme anglais en vogue sur le réseau social Twitter) risque de provoquer des dégâts en Grèce et dans toute l’Europe. Mais, pour l’auteur d’«Économie de crise» (paru en France en 2010), maintenir la Grèce dans la zone euro signifierait au moins cinq années de récession supplémentaires. «Les Grecs ne peuvent pas se le permettre».

[…]

Dans les couloirs de la conférence, dont l’un des thèmes de discussion est le concept d’une devise mondiale, l’économiste de New York, patron de Roubini Global Economics, a pu croiser plusieurs Nobel d’économie. Parmi eux, Edward Prescott, lauréat en 2004, pour qui la création de l’euro, entre pays si différents «était une erreur».

Source : Le Figaro

Crise grecque : vers la fin de l’Euro ?

Débat très animé entre économistes sur France 24:

- Jean-Jacques Rosa, auteur de « L’Euro, comment s’en débarrasser? »

- Philippe Dessertine, Directeur Institut des Hautes Finances,

- Jean-Dominique Guiliani, Président de la Fondation Robert Schuman.

1ère Partie :

2ème Partie :

Le suicide d’un retraité dans les rues d’Athènes bouleverse la Grèce

 

 

L'homme, un pharmacien à la retraite âgé de 77 ans, s'est tiré une balle dans la tête à quelques mètres du Parlement grec, sur une pelouse de la place Syntagma.

 

 

 

Un peu avant neuf heures du matin, sous un arbre de la place Syntagma, à quelques mètres de la sortie du métro et du Parlement, un retraité de 77 ans s’est tiré une balle dans la tête, mercredi 4 avril, au cœur de la capitale grecque. L’annonce de ce suicide a suscité une vive émotion en Grèce. Des milliers de personnes sont venues, tout au long de la journée, porter des fleurs, des bougies et des messages, accrochés tout autour du tronc du cyprès. « Ce n’est pas un suicide, c’est un assassinat politique« , disait une affiche.

Selon le correspondant du Monde à Athènes, Alain Salles, le pharmacien à la retraite a laissé une note manuscrite, non signée. Dimitris Christoulas y revendique la portée symbolique de son acte : « Puisque mon âge avancé ne me permet pas de réagir de façon dynamique (mais si un Grec attrapait une Kalachnikov, je serais juste derrière lui), je ne vois pas d’autres solutions que cette fin digne de ma vie. Ainsi, je n’aurai pas à fouiller les poubelles pour assurerma subsistance. » Il a ajouté : « Je crois que les jeunes sans avenir prendront un jour les armes et pendront les traîtres de ce pays sur la place Syntagma, comme les Italiens l’ont fait avec Mussolini en 1945. »

La lettre fait également référence au « gouvernement Tsolakoglou », le premier gouvernement collaborationniste, pendant l’occupation allemande. Certains manifestants dénoncent régulièrement « l’occupation de la troïka » en la comparant à l’occupation nazie. Une affiche placée sur le cyprès accusait : « la junte des prêteurs l’a assassiné », assimilant le Fonds monétaire international, la Commission européenne et la Banque centrale européenne au régime des colonels qui a plongé le pays dans la dictature de 1967 à 1974.

 

 

 

Environ un millier de personnes a afflué sur les lieux du drame en début de soirée. Au pied d'un cyprès, elles ont déposé des bouquets de fleurs et des dizaines de messages appelant notamment "au soulèvement du peuple".

 

 

 

 

La plupart des manifestants, silencieux et émus, refusaient de parler aux médiasmais certains scandaient le mot « Assassins »« Soulevez-vous, son sort sera le sort de nous tous »« Que cette mort soit la dernière de citoyens innocents. J’espère que les prochaines victimes seront les politiciens traîtres », pouvait-on liresur les notes déposées par les Athéniens. La police a bouclé l’avenue longeant le Parlement.

 

 

 

"Soulevez-vous, son sort sera le sort de nous tous", pouvait-on notamment lire sur les notes déposées sur les lieux du drame.

 

 

 

« Il est tragique qu’un de nos concitoyens ait mis fin à ses jours. Dans ces moments difficiles pour notre société, gouvernement et citoyens, nous devonssoutenir les gens qui se trouvent dans la détresse », a indiqué le premier ministre,Lucas Papadémos, dans un communiqué.

Le porte-parole du gouvernement, Pantélis Kapsis, a souligné que « les circonstances précises » de cette « tragédie humaine » n’étaient pas encore connues. Selon les médias, plusieurs témoins ont entendu l’homme crier qu’il ne voulait pas léguer de dettes à ses enfants. Selon la police, Dimitris Christoulas souffrait d’un cancer du pancréas.

AUGMENTATION DES SUICIDES

Plusieurs études ont rendu compte ces derniers mois d’une augmentation des dépressions et suicides en Grèce, où la crise économique et sociale a fait bondirle taux de chômage, chuter salaires et retraites, paupérisant des pans entiers de la population. A l’image de ses voisins du Sud, la Grèce affiche toutefois un taux de suicide beaucoup plus bas que les pays du nord de l’Europe.

Alors que des élections législatives anticipées sont attendues début mai dans le pays, ce drame a fait réagir l’ensemble de la classe politique, qui y voit le signe du« désespoir » et de « la dépression » de la population grecque. « Je suis ébranlé, malheureusement ce n’est pas la première victime, nous avons un taux record de suicides. Il faut faire sortir les Grecs du désespoir », a déclaré Antonis Samaras, chef de Nouvelle Démocratie (conservateur), en tête dans les sondages.

« RÉFLÉCHIR À LA SITUATION DU PAYS »

De son côté, le Parti communiste a appelé « les coupables et les responsables du désespoir du peuple grec à se taire devant les résultats abominables de la crise capitaliste ».

Plus mesuré, Evangélos Vénizélos, chef des socialistes du Pasok, parti majoritaire dans le gouvernement de coalition et artisan du deuxième prêt international accordé récemment au pays, a estimé que « les commentaires politiques n’ont pas leur place après cet incident choquant », ajoutant : « Il faut réfléchir à la situation du pays et faire preuve de solidarité et de cohésion. »

En Italie, également sous le coup d’une sévère cure d’austérité, un maçon poursuivi pour fraude fiscale à Bologne et un Marocain de Vérone qui n’était plus payé depuis des mois se sont immolés par le feu la semaine dernière.

 

Source: Le monde.fr

Un ministre allemand plaide pour une sortie de la zone euro de la Grèce

Le ministre allemand de l’Intérieur, Hans-Peter Friedrich, a plaidé dans une interview samedi pour une sortie de la Grèce de la zone euro, affirmant que les chances de son économie de redevenir compétitive seraient ainsi plus grandes.

« Je ne parle pas d’exclure la Grèce » de la zone euro, a assuré Hans-Peter Friedrich dans l’hebodmadaire Der Spiegel, « mais de parvenir à créer des incitations pour un retrait qui ne puissent pas être déclinées » (sic).

« En dehors de l’Union économique monétaire, les chances de la Grèce de se régénérer et de devenir compétitive sont assurément plus grandes que si elle reste dans la zone euro », a poursuivi le ministre de l’Intérieur, membre de l’Union chrétienne-sociale (CSU), l’aile bavaroise du parti de la chancelière Angela Merkel.
Angela Merkel, qui souhaite le maintien de la Grèce en zone euro, doit obtenir lundi un large « oui » des députés du Bundestag au dernier plan d’aide à la Grèce.
Début janvier, elle avait réitéré avec le président français Nicolas Sarkozy sa volonté de maintenir la Grèce dans la zone euro à condition que des réformes budgétaires soient mises en place par Athènes.
Vendredi, le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, avait émis de sérieux doute sur la viabilité du plan d’aide à la Grèce. Dans une lettre adressée à des parlementaires, le ministre leur avait recommandé toutefois de voter pour le plan de renflouement lundi.
« Il n’y a aucune garantie que la voie choisie aboutisse au succès. Il est également possible que ce ne soit pas la dernière fois que le Parlement allemand doive étudier une aide financière pour la Grèce », expliquait-il dans un courrier adressé aux 620 députés du Bundestag, la chambre basse du parlement allemand.

Source 

UMP et PS nous réservent un avenir à la grecque

Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Candidate à l’élection présidentielle

La troïka UE/BCE/FMI a décidé de sacrifier le peuple grec sur l’autel de l’euro avant de l’achever, en lui imposant une effroyable régression sociale. Elle précipite ce pays dans les violences au nom de l’euro.

Le prix de l’euro est maintenant connu : nouvelle chute du salaire minimum de 22 %, nouvel effondrement de 20 % des retraites, santé et services publics sacrifiés, endettement massif pour l’ensemble des pays amenés sans cesse à verser au pot.

En s’entêtant dans leur folle idéologie de l’euro, l’UMP et le PS réservent à la France le même avenir que la Grèce.
En s’acharnant avec l’euro, l’UMP et le PS transformeront à terme la zone euro en une Grèce géante.
La gauche française révèle ici son vrai visage : elle n’est pas aux côtés des peuples mais de la finance et de la banque, qui veulent garder l’euro à tout prix.

L’euro c’est une redoutable machine contre les peuples : la cure d’endettement dans un premier temps et le saccage social dans un second temps, avec la complicité active de la droite et de la gauche.

Marine Le Pen, candidate à l’élection présidentielle, propose une voie de sortie par le haut aux pays de la zone euro, via l’organisation concertée de la fin inéluctable de l’euro.
Elle refuse que les peuples paient toujours plus cher pour une monnaie unique sortie du cerveau d’une élite populophobe.

Grèce : 100.000 manifestants, incidents et bâtiments en flammes

Environ 100.000 personnes, selon la police, ont participé dimanche à des manifestations en Grèce, émaillées d’incidents entre policiers et groupes de manifestants alors que des bâtiments et des magasins étaient saccagés ou en flammes à Athènes, a constaté l’AFP.

Dans la capitale grecque, la police a recensé près de 80.000 manifestants en fin soirée tandis qu’à Salonique, deuxième ville grecque dans le nord, leur nombre a atteint 20.000.

Des dizaines de milliers de manifestants ont commencé à affluer à 15H00 GMT sur la place Syntagma devant le Parlement à Athènes et continuaient d’occuper les lieux à 18H00 GMT malgré les gaz lacrymogènes tirés par la police pour disperser la foule.

Source: Fdesouche

Haut de page