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Le retour de Bolkestein… contre l’euro !

bolkesteinL’ancien commissaire européen Frits Bolkestein, qui fut un défenseur zelé du Traité de Maastricht, traité mettant en place l’union économique et monétaire, réclame la fin de l’euro !

Ainsi, Bolkestein déclare dans le quotidien néerlandais Algemeen Dagblad

Les Pays-Bas doivent sortir de l’euro dès que possible… L’union monétaire a été un échec total. L’euro est devenu un somnifère qui a rendu l’Europe somnolente et incapable d’aborder le problème de la compétitivité… Laissons tomber l’euro et concentrons-nous sur le marché unique… Nous n’avons pas besoin de l’euro pour cela.

Il a également eu des mots très durs pour le Parlement Européen :

Il ne représente plus les citoyens ni des Pays-Bas, ni de l’Europe. Il s’accroche à un fantasme fédéraliste pour lequel nous n’avons plus les moyens.

Source : openeuropeblog.blogspot.ae

Nouveau tract : l’€uro détruit votre épargne !

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« Avoir toujours raison, c’est un grand tort. » Edgar Faure

Billet d’humeur de Bruno Lemaire, professeur émérite à HEC, Jean Richard Sulzer, professeur à l’université Dauphine

Que n’a-t-on pas dit sur la nullité crasse du programme économique de Marine, en particulier en ce qui concernait ses prétendus fantasmes monétaires ! Comment, l’euro, monnaie unique, serait trop fort vis-à-vis des autres monnaies internationales ! Comment, une monnaie commune européenne, regroupant des monnaies nationales, dont l’eurofranc – qui baisserait de 11 ou 12% par rapport à son niveau d’alors (qui tournait autour de 1.34 pour un dollar)- serait pire qu’une erreur, une catastrophe planétaire !

Le grand sottisier de l’UMPS .

A l’époque, le sottisier de l’UMPS avait foisonné. Selon M. COPE, le prix de l’essence augmenterait (dans l’intervalle, le prix à la pompe a dérapé de 25 %). Pire encore : les épargnants verraient leurs avoirs divisés par sept (chiffre sorti d’on ne sait où !). Alors que, depuis deux ans, l’UMPS nous prépare une Saint Barthelemy des retraités et des épargnants.

On connaissait le dicton : vérité au-delà des pyrénéen, vérité en deçà. Il faut croire que la pensée unique UMP-PS, associée à une certaine arrogance hollandaise – normal, « Moi Je » est au pouvoir – veut délivrer un nouveau slogan « erreur au Front National, vérité au PS ». Les patriotes ont nécessairement tort, les « européistes » ont forcément raison.
Retrouver notre souveraineté …. et vite !

Au pays de Descartes, voire de Thomas d’Aquin, on aurait pu espérer savoir raison garder. Toute dévaluation n’est pas bonne, certes, mais se plaindre maintenant que l’on paye l’essence trop cher, et que notre industrie automobile est sur la voie du déclin du fait d’un euro trop fort, alors que l’on accusait le programme économique de Marine d’être passéiste et archaïque – parce qu’il disait la même chose- il y aurait de quoi se gausser, si la situation n’était pas si grave.
Il est temps en effet de retrouver notre compétitivité, et de sauver les restes de notre appareil industriel en laissant notre monnaie se déprécier légèrement. Encore nous faudrait-il recouvrer notre souveraineté monétaire.

Mais, ne désespérons pas : peut-être que nos experts gouvernementaux vont finir par comprendre, quitte à s’approprier cette idée, que le protectionnisme intelligent a du bon, et qu’il n’a rien à voir avec la prétendue ligne Maginot que le Front National aurait soi-disant proposée. Ils iront peut être même jusqu’à réellement s’attaquer au système banco-financier, en proposant enfin une réforme monétaire d’envergure, à savoir la possibilité pour la France d’avoir une politique monétaire efficace, mise au service d’une industrie moribonde, mais qui ne demande qu’à renaitre.
Ne nous leurrons pas, et ne nourrissons pas de faux espoirs. En ce domaine comme dans d’autres, la copie ne vaut pas l’original. Faisons en sorte que nos compatriotes soient de plus en plus nombreux à comprendre que, pour défendre leurs intérêts et le bien commun, il ne faut compter que sur le FN et le Rassemblement Bleu Marine.

UMP et PS pris en flagrant délit de contradiction sur l’euro !

Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National

L’UMP et le PS sont confrontés à une contradiction de plus en plus insoluble et visible sur la monnaie unique.

Voilà en effet des mois qu’ils tentent de faire peur aux Français sur la fin organisée de l’euro que proposent Marine Le Pen et nombre d’économistes, faisant croire à nos compatriotes que la dévaluation qui l’accompagnerait se traduirait par une hausse massive des prix et une baisse du pouvoir d’achat des Français.

Mais depuis quelques jours les mêmes, UMP et PS confondus, se lamentent sur l’euro cher, fustigent son taux de change trop élevé, espérant donc une dévaluation de la monnaie unique. Quelle éclatante incohérence : ces gens-là font croire que la dévaluation serait une catastrophe mais la réclament dans le même temps !

Il est temps que les Français tournent le dos à ces menteurs qui les ont menés droit dans le mur. Il est temps qu’ils choisissent la vérité et la cohérence, plutôt que la manipulation, la contradiction et le mensonge.

Euro cher et destruction d’emplois : l’impuissance avouée de l’UMPS

Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National

Au moment où une partie de la classe politique fait mine de découvrir le drame de l’euro cher, à l’instar des ministres Montebourg et Moscovici qui commencent à balbutier sur le sujet, on réalise l’ampleur du vide stratégique de ces mêmes gouvernants qui avouent ne rien envisager de faire pour régler cet immense problème.

« Les choses vont mal mais nous ne ferons rien », voilà ce qui tient lieu de devise pour l’UMPS.

Gouverner c’est avoir une stratégie, c’est se donner les moyens d’avoir prise sur les événements, surtout quand ceux-ci vont dans le mauvais sens.
Si nos politiques reconnaissent leur impuissance, ils n’ont rien de plus logique à faire que de démissionner.

Depuis des années le Front National tire la sonnette d’alarme sur l’échec de l’euro, aggravé par son taux de change démentiel. Cet euro largement responsable de la disparition depuis 2009 d’un millier d’usines en France selon de récentes études.

La réindustrialisation et la relance de l’emploi passeront par une action déterminée du politique sur tout ce qui affaiblit la France, monnaie unique en premier lieu.

Marc Fiorentino – BFM TV : L’euro fort au service exclusif de l’Allemagne

Dans sa chronique quotidienne diffusée sur BFM Business dans l’émission « Good Morning Business », Marc Fiorentino, président de la société monfinancier.com, commente la « guerre des changes » en pointant la première victime : l’euro, la monnaie européenne. L’euro vit les heures les plus sombres de son histoire.

Nous vous invitons à relire l’article publié sur FNINFOS il y a quelques jours :  « Baisse du Yen : l’Europe se fait Hara-Kiri ! »

Onze ans après la mise en place de l’euro, 62% des Français regrettent le franc

Sondage Atlantico/Ifop : en tête des mécontents, les femmes qui sont 70% à regretter le franc et les catégories socio-professionnelles les moins favorisées (à 77%), contre 41% parmi les cadres supérieurs et professions libérales.

Il est intéressant d’analyser les résultats par catégorie (tableau ci-dessous). On remarque un très grand écart entre les hommes et les femmes. Les femmes sont 70% à regretter le franc contre 54% des hommes. Les femmes sont les plus sensibles à la question du pouvoir d’achat, ce sont elles qui, en général, dans le foyer se chargent des achats courants, elles sont donc plus sensibles à la question de la valse des étiquettes.

Le regret est également très fort parmi les catégories socio-professionnelles les moins favorisées (CSP -) : les employés et ouvriers sont 77% à regretter le franc contre 41% parmi les catégories favorisées des cadres supérieurs et professions libérales. Les milieux populaires qui ont le plus de difficultés à boucler les fins de mois ont été les plus sensibles à la hausse des prix associée de façon objective ou subjective au passage à l’euro. L’échelle de revenus montre que plus on gagne, moins on regrette le franc, et inversement, plus les revenus sont modestes, plus on regrette le franc. On note donc une corrélation très forte entre dégradation du pouvoir d’achat, des conditions de vie et passage à l’euro et abandon du franc. Cela est très net, qu’il s’agisse des CSP ou de la différence hommes-femmes.

Un autre élément est très intéressant. Le terme de »nostalgie du franc » est généralement employé par les détracteurs du franc, qui soutiennent l’euro et critiquent une vision passéiste des choses. Dans cette optique, on devrait observer un regret maximum chez les personnes âgées. Or, au contraire, les « 65 ans et plus » sont la catégorie qui regrette le moins le franc. Ce paradoxe, que l’on a déjà constaté dans d’autres études sur l’euro, est intéressant. Les personnes âgées sont aussi les plus rétives à l’idée d’abandonner l’euro et de revenir au franc, car elles sont les plus attachées à la dimension patrimoniale de cette monnaie, l’euro. Ce sont elles qui détiennent le plus d’avoirs, et qui possèdent le plus gros patrimoine à transmettre. Dans l’hypothèse où l’on aurait à rebattre les cartes et à changer de monnaie, elles seraient très inquiètes sur les effets que cela pourrait avoir sur l’inflation et la valeur réelle de leurs biens. Contrairement aux préjugés, elles cultivent donc peu de nostalgie par rapport au franc, peut-être aussi parce qu’elles ont fait le plus d’efforts au moment du changement de monnaie et qu’elles souhaitent s’en tenir là.

(Cliquer sur l’image pour agrandir)

 (*) Effectifs inférieurs à 40 individus : ces résultats sont à interpréter avec prudence en raison de la faiblesse des effectifs

Enfin, fait moins étonnant, le regret du franc varie très fortement selon l’orientation politique, avec un regret du franc qui est maximum aux deux extrémités du champ politique, au Front national et au Front de gauche, regret qui devient bien plus minoritaire au centre de l’échiquier politique : au Modem et à l’UDI. Cette question liée à celle du rapport à l’Europe : les électeurs les plus eurosceptiques du Front de gauche ou du FN cultivent davantage le regret du franc. Au contraire, les européistes ou les fédéralistes - Modem, écologistes ou UDI – sont moins enclin à regretter le franc.

Il s’agit donc à la fois d’une question politique et d’une question économique, liée à la vie quotidienne et la hausse des prix.

 (Cliquer sur l’image pour agrandir)

Source : Atlantico

Un mort-vivant nommé Euro…

Ce lundi, à Oslo, à l’occasion de la remise du prix Nobel de la paix à l’Union européenne, François Hollande a réitéré son propos tenu au Monde le 17 octobre dernier : la crise de la zone euro « est derrière nous ». Écoutons-le :

La Grèce, nous avons enfin apporté les fonds qu’elle attendait. L’Espagne, nous avons permis au secteur bancaire d’être renfloué. L’Italie, même s’il y a une incertitude politique, je suis sûr que les Italiens vont y répondre, comme il convient. […] Et donc, tout ce que nous avons à faire ce n’est plus simplement de sortir de la crise de la zone euro: c’est fait.

Méthode Coué quand tu nous tiens.

N’en déplaise à notre président, la crise de l’euro est plus que jamais devant nous. Explication : les États de l’UE sont endettés pour une seule et unique raison, raison d’ailleurs ignorée ou occultée par nos grands médias : l’article 123 du traité de Lisbonne, ex-article 104 du traité de Maastricht, dont l’objet est la privatisation totale de la création monétaire des États. Au titre de cet article, il est interdit aux États d’emprunter des capitaux à taux zéro auprès d’une banque centrale. Conséquence : pour financer leur déficit, les États sont contraints d’emprunter auprès des marchés financiers. Petit problème, contrairement aux prêts contractés auprès d’une banque centrale, les prêts contractés auprès des marchés financiers comportent des intérêts.

Pour ne parler que du cas français, chaque année, les intérêts de la dette sont équivalents aux recettes de l’impôt sur le revenu, soit près de 50 milliards d’euros. 1 Compte tenu de l’occultation médiatique sur le sujet, la chose paraît difficile à croire, mais il en est ainsi : la dette des pays de l’UE n’est rien d’autre que le résultat de l’accumulation, durant des décennies, d’intérêts gigantesques dont le paiement a rendu impossible le remboursement du capital de la dette. Pas de taux d’intérêt, pas de dette.

Moralité ? Les dettes des États membres de l’UE ne seront pas remboursables tant que de nouveaux intérêts viendront s’empiler toujours plus lourdement d’année en année sur des finances publiques déjà sur les rotules. Autrement dit, tant que les États de l’UE resteront liés à la politique de dette dictée par les traités européens, leur dette ne pourra structurellement qu’augmenter. Sauf cas de banqueroute partielle, tout remboursement de la dette est absolument inenvisageable.

Si les États de l’Union européenne se résolvent à rembourser leur dette, et ce sera le cas pour éviter un chaos social généralisé à l’échelle de l’Europe, alors, tôt ou tard, ils seront forcés par les circonstances de quitter l’Union européenne. Or, en quittant l’UE, c’est aussi l’euro qu’ils abandonneront.

Tous les efforts budgétaires prévus par la TSCG n’y pourront rien, tous les« quantitative easing » de la BCE ainsi que tous les prêts du MES resteront coups d’épée dans l’eau. Les jeux sont déjà faits. L’euro a été condamné à mort par la privatisation de la création monétaire. On peut aujourd’hui l’affirmer sans trembler : l’euro est un mort-vivant.

Source : Boulevard Voltaire

N.B : Le budget de la défense (hors pensions, comme il est d’usage de le présenter) s’éleve à 31,7 milliards d’euros en 2012 – y compris les recettes exceptionnelles (environ un milliard) provenant de la vente des fréquences et de l’immobilier. 31,7 milliards, c’est une somme colossale, certes, mais inférieure au simple paiement des intérêts de la dette publique de la France, qui s’élevait en 2012 à 48,8 milliards

Sur le boncoin.fr, un carte UMP à 1€, c’est déjà trop !

 

VU SUR LE « BON COIN » ICI

Grèce et euro : les Français n’en peuvent plus de payer !

Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National

La France n’en finit plus de se ruiner pour l’euro et la Grèce. Il faut que cette fuite en avant désastreuse cesse.

Après avoir transféré les dettes des banques vers les Etats, voilà qu’on prévoit dans les chancelleries européennes de rayer une partie de la dette grecque : comme d’habitude les banques gagnent à tous les coups ! Quelle indécence alors que les peuples souffrent comme jamais.

Plombée par la monnaie unique, la Grèce a besoin de 32 milliards d’euros supplémentaires, alors que notre pays a déjà largement accru sa propre dette pour la renflouer, plan après plan. Aujourd’hui nous croulons sous une dette de près de 1.900 milliards d’euros, et comme vient de l’indiquer l’agence Moody’s au moment de dégrader notre note, la France souffre de payer trop pour la zone euro.

Nous devons refuser de mettre un centime supplémentaire dans ce puits sans fond, comme nous devons refuser le cadeau que l’Europe s’apprête à faire aux banques. D’autant que la Grèce n’est pas la seule victime de l’euro à sans cesse être renflouée : nous avons déjà largement payé pour la monnaie unique au Portugal et en Irlande. Très vite, l’Espagne et l’Italie viendront frapper à la porte. Mais qui paiera quand ce sera notre tour ?

Le contribuable français, comme le contribuable allemand et tant d’autres, n’en peut plus.

La zone euro est victime de l’idéologie de « l’euro à tout prix ». Nous avons l’obligation de changer radicalement de méthode en faisant le bilan d’une monnaie unique qui n’a pas tenu ses promesses et en cessant notre soumission aux banques et à la grande finance.

Réaction de Marine Le Pen à l’explosion du chômage en septembre 2012

Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National

Pendant que les ministres se divertissent sur des sujets ridicules, éducation sexuelle en primaire, manuels scolaires revus à la sauce LGBT, les Français eux sont jetés au chômage à un rythme rarement atteint (+46.900 rien que sur la catégorie A en septembre).

Il est temps que le gouvernement se mette au travail et change radicalement de cap.

Il est temps qu’Arnaud Montebourg arrête de défiler en marinière devant les photographes et qu’il se souvienne qu’il fut un temps un défenseur du protectionnisme, avant de se convertir comme toute l’UMPS à l’ouverture totale de nos frontières.

Les clés du redressement de l’emploi sont là : mise en place de protections ciblées à nos frontières pour stopper la grande hémorragie industrielle et des services, pour insuffler une nouvelle dynamique, et patriotisme économique au soutien de nos TPE, PME, PMI.

Je demande qu’une loi soit votée sans tarder pour réserver une part substantielle des marchés publics de l’État et des collectivités territoriales aux petites entreprises françaises.

Je demande qu’un grand débat soit enfin ouvert sur la nocivité absolue de l’euro.

Prendre de telles mesures de salut public supposera de se libérer du carcan étouffant de l’Europe de Bruxelles.

Européens, on vous spolie !

A force de plans de sauvetage et de traités d’urgence négociés à huis clos, les citoyens de l’UE sont lentement dépossédés du contrôle de leurs institutions, dénonce l’écrivain allemand à succès Hans Magnus Enzensberger qui prédit une révolte. Cette tribune a été publiée dans le mensuel allemand Der Hauptstadtbrief.

La crise ? Quelle crise ? Cafés, terrasses et bistrots ne désemplissent pas, les vacanciers se bousculent dans les aéroports allemands, on nous parle de records à l’exportation, de recul du chômage. Les gens suivent en bâillant les « sommets » politiques hebdomadaires et les passes d’armes brumeuses des experts. Tout cela paraît se dérouler dans un no man’s land rhétorique rempli de discours officiels inintelligibles qui n’ont rien à voir avec ce que l’on appelle la vie réelle.

Manifestement, personne ou presque ne remarque que les pays européens ne sont plus régis depuis un certain temps par des institutions jouissant d’une légitimité démocratique, mais par une ribambelle de sigles qui les ont supplantées. Ce sont le FESF, le MES, la BCEl’ABE et le FMI qui ont pris les commandes. Il faut être un expert pour développer ces acronymes.

En outre, seuls les initiés arrivent à comprendre qui fait quoi et comment au sein de la Commission européenne et de l’Eurogroupe. Tous ces organismes ont en commun de ne figurer dans aucune constitution du monde et de ne pas associer les électeurs à leurs prises de décision.

Spoliation politique 

Le détachement avec lequel les habitants de notre petit continent acceptent d’être dépossédés de leur pouvoir politique fait froid dans le dos. Peut-être est-ce dû au fait qu’il s’agit d’une nouveauté historique. Contrairement aux révolutions, aux coups d’Etat et aux putschs militaires dont l’histoire européenne ne manque pas, cette dépossession se passe sans perte ni fracas. Tout se déroule pacifiquement derrière des portes calfeutrées.

Que les traités ne soient pas respectés n’étonne plus personne. Les règles existantes, comme le principe de subsidiarité fixé par le traité de Rome ou la clause de non-renflouement du traité de Maastricht, passent à la trappe si besoin est. Le principe pacta sunt servanda [les pactes doivent être respectés] fait l’effet d’un slogan vide de sens forgé par quelque juriste pointilleux sous l’Antiquité.

L’abolition de l’Etat de droit apparaît noir sur blanc dans le traité établissant le MES  (Mécanisme européen de stabilité). Les décisions des poids-lourds de cette « société de sauvetage » prennent immédiatement effet dans le droit international et ne sont pas soumises à l’assentiment des Parlements. Ils se nomment « gouverneurs », comme c’était souvent le cas sous les anciens régimes coloniaux, et, comme ces derniers, n’ont aucun compte à rendre à l’opinion. En revanche, ils sont expressément tenus au secret. Cela fait songer à l’omerta, qui figure dans le code d’honneur de la mafia. Nos « parrains » sont dispensés de tout contrôle judiciaire ou légal. Et jouissent d’un privilège que ne possède même pas un chef de la Camorra [la mafia napolitiaine] : l’immunité pénale absolue (conformément aux articles 32 à 35 du traité établissant le MES).

La spoliation politique du citoyen trouvait ainsi un point d’orgue provisoire. Elle avait débuté bien avant, lors de l’introduction de l’euro, voire plus tôt. Cette monnaie est le fruit de maquignonnages politiques qui n’ont tenu aucun compte des conditions économiques nécessaires à la mise en œuvre d’un tel projet.

Entreprise hasardeuse 

Bien loin de reconnaître et de corriger les malformations congénitales de leur création, le « régime des sauveurs » insiste sur la nécessité de suivre à tout prix la feuille de route fixée. Proclamer sans arrêt que nous n’aurions « pas d’autre choix » revient à nier le risque d’explosion induit par le creusement des disparités entre les Etats membres. Depuis déjà des années, les conséquences se profilent à l’horizon : la division au lieu de l’intégration, le ressentiment, l’animosité et les reproches mutuels au lieu de la concertation. « Si l’euro coule, l’Europe coule ». Ce slogan inepte est censé rallier un continent d’un demi-milliard d’individus à l’entreprise hasardeuse d’une classe politique isolée, comme si 2 000 ans n’étaient qu’une paille comparés à un papier-monnaie inventé de fraîche date.

La « crise de l’euro » prouve que cela ne s’arrêtera pas à la spoliation politique des citoyens. Sa logique veut qu’elle conduise à son pendant, qui est la spoliation économique. Il faut être là où les coûts économiques surgissent au jour pour comprendre ce que cela signifie. Les habitants de Madrid ou Athènes ne descendent dans la rue que lorsqu’ils n’ont littéralement plus d’autre choix. Ce qui ne manquera pas de se reproduire dans d’autres régions.

Peu importe de quelles métaphores la classe politique se farde, qu’elle baptise sa nouvelle créature MES, bazooka, Grosse Bertha, eurobond, union budgétaire, union bancaire, mutualisation de la dette – les peuples sortiront de leur léthargie politique au plus tard lorsqu’il leur faudra mettre la main à la poche. Ils pressentent que, tôt ou tard, ils devront payer pour les dégâts causés par les sauveurs de l’euro […]

Source : Der Hauptstadtbrief

Tarascon (13) : une rentrée sous le signe de l’économie pour la FN.

Bruno Lemaire, ancien professeur à HEC et conseiller politique de Marine Le Pen, a animé samedi 13 octobre un conférence sur le thème de « La vraie sortie de l’euro » à Tarascon (13).

Hervé Juvin : en réalité il y a plusieurs euros

 

 

Source : realpolitik.tv

Sauvetage de la Grèce : “Même la Troïka n’y croit plus”

Intervention de Jacques Sapir sur BFM TV 

 

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