Bienvenue à Creil, dans l’Oise…

La communauté sénégalaise s’est réunie hier pour discuter de la polémique qui enfle au sujet d’un terrain municipal en vente. Une parcelle de 1 000 m2 qu’elle convoite, tout comme la mosquée.

D’un côté, la mosquée. De l’autre, Alassane Diallo, président de l’Assocec (Association socio-éducative et culturelle du Bassin creillois). Hier, il avait réuni ses troupes dans une salle municipale du Plateau : près de 200 personnes, majoritairement issues de la communauté sénégalaise. Sur la table, le sujet était brûlant.

Le maire socialiste de Creil, Jean-Claude Villemain, leur a promis une parcelle, située juste à côté de la mosquée.

Une véritable pomme de discorde car la mosquée veut elle aussi l’acquérir. Aujourd’hui, les deux parties se rendent à l’évidence : le maire va devoir choisir. La tension monte entre les deux communautés, suspendues à cette décision. Hier, devant la foule, Alassane Diallo est venu réaffirmer sa volonté : « On ira jusqu’au bout! Nous allons avoir ce terrain. Je vais atteindre mon objectif! ».

Au cœur de cet imbroglio immobilier, une question se pose avec insistance : que deviendra le terrain s’il est vendu à l’association sénégalaise? Pour la mosquée de Creil, la réponse est claire : une autre mosquée va sortir de terre. En face, Alassane Diallo s’acharne à démentir. « Nous voulons installer un centre socio-éducatif culturel. »

Source : Le Parisien