Communiqué de Julien Sanchez, conseiller régional de Languedoc-Roussillon, délégué national du FN

En annonçant la création d’ici septembre 2013 (soit d’ici 10 mois) d’une ZSP (Zone de sécurité prioritaire) à Nîmes, au Mas de Mingue et au Chemin bas d’Avignon, les pouvoirs publics (qui le niaient jusqu’alors) font volte-face et sont contraints d’avouer que l’insécurité y est préoccupante et insupportable et qu’elle n’est pas qu’un sentiment.

Julien Sanchez, conseiller régional de Languedoc-Roussillon, délégué national du FN, se félicite de voir les pouvoirs publics de tous bords, responsables directs de la situation actuelle, partager désormais unanimement son constat local et reconnaître ainsi implicitement leur incurie et leur incompétence crasse dont la population subit directement les effets désastreux depuis des années, que ce soit avec le PS ou avec l’UMP. Quel aveu !

Julien Sanchez déplore fortement que l’annonce de la création de cette ZSP ne soit qu’un coup de comm de plus, étant donné que celle-ci sera, comme les autres nouvelles ZSP, créée non pas immédiatement mais, selon le site du Ministère de l’Intérieur, « d’ici septembre 2013 » (d’ici 10 mois donc). S’il ne s’agit pas d’un coup de comm, pourquoi alors l’annoncer maintenant, plusieurs mois avant sa mise en place effective alors que rien n’est prêt ?

Plus largement, Julien Sanchez dénonce la supercherie que constituent ces ZSP qui ne feront au mieux que déplacer provisoirement de quelques centaines de mètres l’insécurité des quartiers concernés.

Si l’initiative de Manuel Valls était réellement sincère au lieu d’être un plan comm, c’est la totalité de la France qui serait concernée.

La politique de sécurité, qui ne peut être efficace que si elle s’accompagne d’une justice ferme, doit en effet être déclarée priorité nationale et non être ciblée de manière imparfaite sur quelques petites zones dont les habitants découvriront prochainement avec colère et désolation que le gouvernement s’est servi des noms emblématiques de leurs quartiers et surtout de leur détresse pour se faire de la publicité mensongère.

En ne voulant parler sécurité que sur quelques zones, la politique de Manuel Valls ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau non suivi de résultats, comme le disent déjà eux-mêmes les habitants des quelques ZSP existantes.

M. Valls ne se donnant des objectifs que dans un nombre très restreint de villes, on peut enfin s’étonner qu’il n’ait pas eu de vision globale et que la ville et l’agglomération de Nîmes dans leur ensemble n’aient pas été sélectionnées, de nombreux autres quartiers et villages n’étant hélas pas en reste.