Archives pour avril, 2012

Marine Le Pen « Je crois beaucoup en l’avenir, je crois profondément à la recomposition de la vie politique ! »

Le 1er mai à Paris : tous avec Marine !

Bruno Gollnisch invité de « BFM Story » commente l’entre deux tours


44 — Saint-André-des-Eaux : expropriations à tout va

Tribune libre de Michel Lombardo, candidat du Rassemblement Bleu Marine aux élections législatives dans la deuxième circonscription de Loire-Atlantique (Nantes)

Je vous parlai hier de la liquidation du patrimoine de l’Etat, « offert » aux promoteurs.

Aujourd’hui, les collectivités locales lancent un plus loin le bouchon. Ainsi, à Saint-André-des-Eaux, bourg de 5000 habitants proche de Saint-Nazaire, qui a vu sa population augmenté de moitié deuis 2001, prenant exemple sur Notre-Dame-des-Landes, la Communauté d’agglomération, sous prétexte de la loi SRU (20 % de logements sociaux) va faire construire 410 logements. Pour cela, elle va prochainement exproprier 39 propriétaires, qui auront désormais « vue sur immeuble, et « jardin rikiki ».

La lourde machine à raser les campagnes et à construire sur le dos du citoyen, continue d’avancer avec, aux manettes, politiques de l’UMPS et promoteurs.

Histoire: Anniversaire de la mort du « chevalier Bayard »

Pierre du Terrail, seigneur de Bayard, plus connu sous le nom de Bayard ou du chevalier Bayard1, né en 1476 au château de Bayard à Pontcharra en Isère et mort le 30 avril 1524 à Romagnano Sesia, Piémont, dans la province deNovara (Italie), est un noble dauphinois qui s’illustre notamment comme chevalier durant les guerres d’Italie (xve et xvie siècles).

Sa vie est narrée par l’un de ses compagnons d’armes, Jacques de Mailles, dans la Très joyeuse et très plaisante histoire du gentil seigneur de Bayart, le bon chevalier sans peur et sans reproche.

Sa vie est à l’origine du personnage du chevalier sans peur et sans reproche qui symbolise les valeurs de la chevalerie française de la fin du Moyen Âge.

Sa devise est : Accipit ut det (La lune qui éclaire la terre) : elle reçoit pour donner.

Jeunesse et débuts militaires

Pierre III Terrail est le fils d’Aymon (ou Amon), seigneur de Bayard, et d’Hélène Alleman-Laval. Les Terrail sont une famille de la noblesse dauphinoise, qui, depuis cinq générations, a vu périr quatre de ses membres dans la guerre de Cent Ans. L’art de vivre et de mourir et le sens aigu de l’honneur sont les valeurs essentielles de cette famille. Quoique nobles, les Terrail ne peuvent mener grand train, leur domaine se limitant en effet à 28 journaux, soit l’équivalent de 7 hectares.

Pierre naît à Pontcharra en 1476, au château Bayard, une simple maison-forte, construite au début du xve siècle par l’arrière-grand-père de Bayard, Pierre du Terrail premier du nom. Aîné supposé d’une famille de huit enfants, dont quatre garçons, Bayard doit mener, au sein de cette grande famille, une vie ascétique. S’il peut entrevoir une carrière militaire, c’est grâce à la générosité de son oncle Laurent Alleman, frère de sa mère et évêque de Grenoble. Il débute tout d’abord par de très modestes études à l’École Cathédrale de la capitale dauphinoise, à l’angle de l’actuelle rue Hache, où il apprend à écrire.

En février 1486, âgé de 11 ans, il obtient, toujours grâce à son oncle, une place de page à la cour de Charles Ier, duc de Savoie, où il est surnommé Riquet puis Piquet. Parti faire son apprentissage des armes à Turin, il termine ses études militaires à la cour de France. En 1493, à l’âge de 17 ans, il entre en qualité d’homme d’armes à la compagnie du comte de Ligny.

Naissance de la légende

Sitôt rejointe cette compagnie, Bayard a l’occasion de faire connaître sa bravoure, qui le rend rapidement célèbre malgré son jeune âge. Il fait « merveille d’armes » dans de nombreux affrontements liés aux guerres d’Italie, sous Charles VIII. Il participe à la bataille de Fornoue le 6 juillet 1495. En 1496, à la mort de son père, Pierre prend le titre de seigneur de Bayard.

Cavalier hors pair, il excelle également comme fantassin, comme l’atteste sa victoire dans le duel l’opposant au célèbre capitaine espagnol Alonzo de Soto Mayor, qui l’accuse de maltraitance durant sa captivité (1503). Six mois plus tôt, en février, il s’était déjà distingué lors d’un combat d’honneur à treize contre treize contre les Espagnols, selon Guyard de Belleville, où Bayard et d’Orose soutiennent seuls contre treize[réf. nécessaire]. Bayard devient le héros des récits que se content les soldats pour distraire leur ennui.

La défense du pont de Garigliano

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44 — Nantes : L’UMPS liquide le patrimoine

Tribune libre de Michel Lombardo, candidat du Rassemblement Bleu Marine dans la deuxième circonscription de Loire-Atlantique (Nantes)

La gauche, toujours hypocrite, a beau jeu d’incrimininer l’Etat UMP de vendre terrain et bâtiments appartenant à la France, quand on voit que dans toutes les grandes villes gérées par l’UMPS, la majorité de ces biens sont acquis par la collectivité, donc avec nos impôts, puis revendus à des promoteurs dont l’objectif est de faire du fric.

Dernier exemple à Nantes, le carré Lafayette (ex-gendarmerie) en plein centre, cédé à la société Kaufman & Broad pour 6 millions d’euros, pour y construire 60 appartements de grand luxe à 6300 euros le mètre carré en moyenne, avec à la clé une plus value pour le promoteur de plusieurs millions.

Quand la gauche dit aux Français vouloir maîtriser les prix du logement, on en rit…

Qu’en sera t il des casernes Mellinet proposé à 20 millions d’euros par l’Etat et que le député-maire PS de Nantes, Jean-Marc Ayrault, espère obtenir pour rien dès que la gauche sera au pouvoir. Ensuite le schéma est le même, cession aux promoteurs pour un circuit d’argent qui contribuera un peu plus à la liquidation du patrimoine français. Chez nous on dit « vendre les bijoux de famille ».

Merci l’UMPS pour ce nouvel exemple de moralité ploitique, économique et sociale.

Réaction du FN Aveyron sur Radio Totem aprés le 1er tour.

Réaction du secrétaire départemental du FN Aveyron au lendemain du 1er tour.

Martial Maume & Jean-Guillaume REMISE France Bleu Creuse

Le peuple, un détail gênant

Article paru dans le quotidien allemand Frankfurter Rundschau le 24 Avril.

Un spectre plane sur les marchés financiers : que se passerait-il si la cohorte des victimes de la crise n’approuvait plus la politique des puissants ? C’est la raison pour laquelle les responsables politiques, comme les grands patrons, préfèrent ne pas se risquer à trop de démocratie.

La crise de l’euro est en standby, les milliers de milliards de crédits alloués par la Banque centrale européenne ont calmé le jeu. Mais sur les marchés financiers, une nouvelle menace se dessine : la démocratie. “Les élections françaises [le second tour de la présidentielle le 6 mai sera suivi d’élections législatives en juin] et grecques [le 6 mai], ainsi que le référendum irlandais[le 31 mai], font naître des inquiétudes chez les investisseurs, les entreprises et les consommateurs”, explique Elga Bartsch, de la banque d’investissement américaine Morgan Stanley.

Les pays européens exigent de leur population de lourds sacrifices. Afin de conforter la confiance des marchés financiers dans leur solvabilité, ils suppriment des centaines de milliers de postes de fonctionnaires, augmentent les impôts, sabrent dans les dépenses publiques, abaissent les retraites.

Et pour relancer leur compétitivité internationale, ils revoient les salaires à la baisse, édulcorent la protection contre le licenciement, affaiblissent les syndicats. Pendant ce temps, les pertes d’emplois vont bon train. Dans des pays comme la Grèce et l’Espagne, la moitié des jeunes actifs est aujourd’hui au chômage.

 

Coup d’état permanent


“A l’heure qu’il est, le plus gros risque pour l’Europe”
, analyse Patrick Artus, économiste à la banque française Natixis, “est moins une hausse des taux sur les emprunts obligataires, qu’une crise politique et sociale dans un contexte de hausse spectaculaire du chômage”.

A intervalles réguliers, selon les règles du jeu démocratique, les victimes de la crise peuvent donner leur avis par la voie des urnes sur les mesures engagées – et les rejeter si elles le souhaitent. Cette possibilité génère de l’incertitude sur les marchés. C’est la raison pour laquelle la classe politique a tout fait, ces derniers mois, pour neutraliser le libre arbitre des électeurs. En Grèce, l’idée d’un référendum sur les mesures d’austérité a ainsi été abandonnée en novembre – les dirigeants politiques allemands et français ont ouvertement menacé d’exclure la Grèce de la zone euro si les Grecs votaient l’abandon de ces mesures.

En Grèce et en Italie, la crise a poussé vers la sortie les chefs de gouvernement élus. Ils ont été remplacés par des “technocrates” qui, eux, n’ont pas été élus et ne dépendent donc pas de la volonté des électeurs.

“La politique en période de crise s’apparente à un coup d’Etat permanent”, dénonce Joseph Vogel, professeur de littérature. De plus en plus souvent, ce sont des négociations informelles réunissant banquiers, responsables politiques et banquiers centraux qui orientent la politique. Le pouvoir de décision est aujourd’hui aux mains des “soviets de la finance”, déplore l’enseignant.

Certes, le peuple est tout de même appelé à voter. Par exemple, en Irlande. Fin mai, l’île votera ou non l’adhésion au pacte budgétaire. Mais la marge de manœuvre des Irlandais n’en est pas moins étroite : le pays dépend des aides du fonds de sauvetage européen – lesquelles ne seront versées que si l’Irlande adhère au pacte budgétaire.

 

« La fin de la souveraineté »

Début mai, les Grecs éliront un nouveau parlement. Afin de mettre le plan de rigueur à l’abri du libre arbitre des électeurs, les vainqueurs pressentis du scrutin – le PASOK [socialiste] et Nouvelle Démocratie [droite] – ont d’ores et déjà été contraints de s’engager à poursuivre la politique de réformes. Reste le problème de la montée des petits partis d’opposition, qui génère de l’incertitude chez des investisseurs que les dissensions politiques effarouchent.

Enfin, il y a l’élection présidentielle française. Le socialiste François Hollande mène le jeu devant Nicolas Sarkozy, le président en place. Hollande veut taxer davantage les riches, mettre un frein à la politique de rigueur et renégocier le pacte budgétaire. Réaction des marchés : en avril, la France a vu une nouvelle fois ses taux s’orienter à la hausse lors d’une adjudication obligataire.

De son côté, Nicolas Sarkozy pousse les Français sur la voie de la réforme. Ce qui implique naturellement des sacrifices pour la population. Mais sans réformes, la France risque de connaître “le sort de la Grèce ou de l’Espagne”, met en garde Sarkozy. Il n’existe tout simplement pas d’autre option. En clair : les Français peuvent aller voter. Mais ils n’ont pas le choix.

“Dire aux gens qu’ils n’ont pas le choix revient à leur interdire de s’exprimer et de penser”, dénonce Ulrich Thielemann, spécialiste allemand de l’éthique des affaires. “Si l’on ne peut plus évoquer les alternatives possibles, c’est la fin de la démocratie”. Techniquement, certes, on continuera d’aller voter. “Mais les gens n’ont plus le droit de choisir, ils n’ont pas d’autre choix que de dire amen à une politique irrévocable – la démocratie ne sert plus dès lors qu’à entériner”.

L’électorat est aujourd’hui dépossédé de son pouvoir par les marchés, qui accordent ou refusent les crédits nécessaires. “C’est la fin de la souveraineté”, assure Ulrich Thielemann. A ses yeux, la politique s’assujettit à la loi des marchés comme s’il s’agissait d’un phénomène naturel. “Elle aurait aussi pu tout simplement saisir par l’impôt les capitaux qu’elle quémande aujourd’hui”.

Pour Ulrich Thielemann, la liberté des marchés s’oppose à la liberté de la démocratie. “Quand l’Etat n’a plus pour seul objectif que de doper la compétitivité, il nous interdit de nous poser cette question qui est au centre de la démocratie : comment voulons-nous vivre ?”

Source : Frankfurter Rundschau

Florence Colgate, 18 ans, récompensée pour son visage « parfait »

Capture d'écran ABC de la Britannique Florence Colgate.

Capture d’écran ABC de la Britannique Florence Colgate.
(FTVI)

 

Organisé par la chaîne de télévision britannique ITV pour promouvoir la « beauté naturelle », le concours remporté par la jeune Florence Colgate est un peu particulier. Près de 8 000 participantes étaient jugées en fonction des proportions et de la symétrie de leur visage. Explications.

Des experts pensent en effet que le visage d’une femme est au maximum de son attractivité lorsque l’espace entre ses pupilles est légèrement inférieur à la moitié de la largeur de son visage, d’une oreille à l’autre. De plus, l’écart entre les yeux et la bouche doit être légèrement supérieur au tiers de la distance séparant la racine des cheveux du menton.

La symétrie : facteur clé

Vous suivez ? Sur le visage de la Britannique Florence Colgate, ces ratios sont respectivement de 44% et de 32,8% : difficile de faire mieux, selon les spécialistes. Mais ce n’est pas tout. « Florence présente tout les signes classiques de la beauté », explique Carmen Lefèvre, qui travaille sur la perception à l’école de psychologie de l’université de St Andrews, au Daily Mail (article en anglais)« Elle a des grands yeux, des pommettes hautes, des lèvres pleines et un teint clair. » Cerise sur le gâteau, son visage est presque parfaitement symétrique, facteur apparemment clé dans la « beauté objective ». 

En tout cas, le concours a été un tremplin pour la jeune étudiante (voir sa pageFacebook) qui travaillait à temps partiel dans une friterie de Douvres, à l’entrée du tunnel sous la Manche. Selon RTL, elle a décroché un contrat dans une agence de mannequinat londonienne et sera l’effigie d’une marque de cosmétiques.

FTVi

Tony Cardi explique le succès de Marine Le Pen en Haute-Corse

Entretien de Tony Cardi, secrétaire départemental du Front National de Haute-Corse, au sujet d’un article paru dans le journal Corse Matin le 25 avril 2012.

Quelles sont les raisons qui expliquent la poussée de Marine Le Pen en Corse ?

Cette élection a  montré en particulier que ce sont les réalités plus que le clivage traditionnel gauche/droite qui constituent  aujourd’hui les motivations du vote des citoyens français.

Lors d’une élection, ce sont des hommes et des femmes qui s’expriment, et non des responsables politiques. Les électeurs connaissent les problèmes auxquels ils sont quotidiennement confrontés, au contraire des donneurs de leçons, qu’ils soient de gauche ou de droite qui pérorent du haut de leur tour d’ivoire.

A l’instar du Continent, la Corse se paupérise, avec la différence que les pauvres parisiens bénéficient de touts les avantages inhérents aux régions riches, alors que les pauvres de Corses doivent se débrouiller avec les moyens d’une région peu développée.
Lorsque l’on brule une voiture à Paris, ce n’est généralement pas celle d’un pauvre qui utilise plutôt le métro pour se déplacer et dont le prix du ticket est fortement financé par la ville. En Corse, la destruction de sa voiture serait une catastrophe pour celui qui doit se rendre à son travail. Il est donc  tout à fait  normal que les gens n’aient pas envie de connaître l’insécurité galopante des grandes villes, dont ils savent, malgré la langue de bois des politiciens, qu’elle est due en grande partie à l’immigration.

C’est d’ailleurs ce déni continuel de vérité de la part des élites autoproclamées qui irrite les gens confrontés tous les jours à la réalité des faits; logements neufs affectés aux immigrés plutôt qu’à des corses, prééminence des immigrés dans les files d’attentes qu’on aide à remplir les papiers pendant que les corses battent la semelle, distribution d’aliments et de vêtements aux immigrés alors que beaucoup de corses, par pudeur, refusent l’aumône etc etc etc

La Corse est une région défavorisée où la pauvreté fait des ravages, même si la solidarité familiale masque souvent la misère et le désespoir. Les corses,  fortement enracinés à leur terre, vivent comme une injustice de se voir préférer des gens qui viennent d’arriver, dont les ancêtres n’ont jamais contribué à faire vivre l’île ou qui bénéficient de tout un tas d’avantages  gagnés par le sacrifice des générations précédentes. Ils ne supportent plus  le mépris hautain de bobos nantis -  symbolisés par Nicolas Sarkozy -  bien au chaud dans leur duplex sécurisé et qui se permettent de les traiter de racistes alors  qu’ils veulent tout  simplement vivre en paix chez eux. Ils en ont assez de ces petits fonctionnaires gauchisants – symbolisés par François Hollande – qui, à l’abri de leur sécurité d’emploi, leur expliquent qu’ils doivent accueillir tout le monde, sous peine d’être de vilains fascistes.
Bien sûr, la pauvreté n’est pas l’apanage de la Corse. Mais chaque région réagit différemment. Dans le nord de la France, les gens se réfugient dans l’alcoolisme comme le faisaient les russes au temps maudit du socialisme. En Corse, où la culture électorale est déjà ancienne, on préfère dans un premier temps mettre un bulletin dans l’urne pour exprimer sa volonté de changement. Ce n’est qu’en deuxième temps qu’on sort le fusil et il est à craindre que le résultat de cette élection, en privant les corses du changement qu’ils espéraient, soit le prémisse d’une montée de la violence qui sera, comme d’habitude, qualifiée de racisme par les grands prêtres de la pensée unique.

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Carrefour : les syndicats craignent 3 000 suppressions d’emploi au moins

 

 

Le groupe Carrefour, qui compte quelque 471 000 collaborateurs dans le monde et qui est le numéro deux mondial du secteur, a vu son bénéfice net chuter de 14,3 % en 2011.

 

 

 

Les syndicats FO et CFDT du groupe de distribution Carrefour, premier employeur privé de France, ont dit vendredi redouter au moins 3 000 suppressions de postes à venir, la direction se refusant, de son côté, à tout commentaire.

« Nous avons la certitude qu’il y aura entre 3 et 4 000 suppressions d’emplois », a indiqué Dejan Terglav, secrétaire fédéral en charge du commerce pour FO, premier syndicat de l’entreprise qui a vu sa rentabilité chuter en 2011.

Selon le syndicaliste, qui explique s’être fondé sur les « remontées des cadres supérieurs syndiqués chez FO qui ont vu des notes écrites, des plans », les suppressions concerneront « vingt personnes en moyenne par magasin », au nombre de « deux cents et quelque », et « le reste serait réparti sur les sièges sociaux ».

« DÉMANTELER LE GROUPE »

Serge Corfa, responsable CFDT, deuxième syndicat de Carrefour, a estimé que les chiffres de FO sont « même sous-estimés », même si les syndicats n’ont à ce stade « aucun écho officiel ». Mais « l’enjeu est pire que ça », a prévenu le syndicaliste, qui se demande si « Carrefour n’est pas en train de démanteler le groupe », n’hésitant « plus à vendre ses magasins ». La direction de Carrefour, sollicitée par l’AFP, s’est refusée à tout commentaire.

Selon les deux syndicats, un comité de groupe en présence de George Plassat, récemment nommé à la tête de Carrefour, doit en principe se tenir le 10 mai. Selon M. Terglav, ce comité, au cours duquel le nouveau patron pourrait faire des annonces, pourrait toutefois être repoussé au mois de juin.  »Si George Plassat arrive et que sa première annonce est ‘Je supprime entre 3 et 5 000 emplois’(…), le moral va être en berne, et nous on va rentrer en guerre », prévient M. Terglav.« On est dans l’attente d’une réaction, d’une proposition de rendez-vous« , a ajouté le syndicaliste.

Le groupe Carrefour, qui compte quelque 471 000 collaborateurs dans le monde et qui est le numéro deux mondial du secteur, a vu son bénéfice net chuter de 14,3 % en 2011. Il n’a cessé de perdre des parts de marché dans l’Hexagone face à ses rivaux Casino et Leclerc, son nouveau concept d’hypermarchés Planet, lancé par le prédécesseur de M. Plassat, le suédois Lars Olofsson, n’ayant pas convaincu. Le déploiement des nouveaux hypermarchés a depuis été gelé.

Source: Le Monde

Financement de sa campagne de 2007 par Kadhafi : une diversion, pour Sarkozy

 

Mouammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy à l'Elysée, le 10 décembre 2007.

 

 

Nicolas Sarkozy qualifie de « tentative pour faire diversion après le retour en scène de M. Strauss-Kahn », la publication d’un document selon lequel le régime de Mouammar Kadhafi aurait accepté de financer sa campagne présidentielle de 2007. « Vous voyez bien que c’est une tentative pour faire diversion après le retour en scène de M. Strauss-Kahn, qui est tout, sauf à l’avantage des socialistes qui n’ont guère envie qu’on rappelle qu’ils avaient l’intention d’en faire le prochain président de la République française », déclare le président-candidat dans un entretien au Parisien Dimanche.

Le premier ministre François Fillon a renchéri, dimanche, en qualifiant le site d’information Mediapart, dans un entretien retransmis sur Europe 1 et i-télé, d’« officine financée par de riches amis » de François Hollande. En réponse, Edwy Plenel, le rédacteur en chef de Mediapart, a publié un communiqué dans lequel il déclare que  »François Fillon est bien mal informé », soulignant que les actionnaires majoritaires du site « sont ses journalistes fondateurs qui l’ont financé sur leurs économies »« Mediapart maintient le sérieux et la fiabilité de ses informations, fruit de dix mois d’enquête sur les relations nouées depuis 2005 par le premier cercle de Nicolas Sarkozy avec le régime dictatorial du colonel Kadhafi », poursuit-il.

Le journal en ligne Mediapart a publié, samedi 28 avril, un document qui prouverait que le colonel Kadhafi aurait donné son « accord de principe » pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Dans ce document, une note issue des services secrets libyens signée par son chef de l’époque, Moussa Koussa, et traduite de l’arabe par Mediapart, on peut lire que, dès 2006, le gouvernement libyen aurait décidé « d’appuyer la campagne électorale » de Nicolas Sarkozy pour un « montant de 50 millions d’euros ». La note ne précise pas si un tel financement a effectivement eu lieu.

LE DESTINATAIRE DE LA NOTE DÉMENT

Moussa Koussa ajoute que cet accord est consécutif au « procès-verbal de la réunion tenue le 6/10/2006, à laquelle ont participé de notre côté le directeur des services de renseignements libyens (Abdallah Senoussi) et le président du Fonds Libyen des investissements africains (Bachir Saleh), et du côté français M. Brice Hortefeux et M. Ziad Takieddine ». L’ex-ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux, a déclaré n’avoir « jamais rencontré Moussa Koussa et Bachir Saleh »ancien homme clef du régime libyen et actuellement recherché par Interpol. Mediapart explique avoir obtenu cette note de la part « d’anciens hauts responsables du pays, aujourd’hui dans la clandestinité »qui l’ont communiquée « ces tout derniers jours ».

De son côté, Bachir Saleh, ex-président du Fonds Libyen des investissements africains, destinataire supposé de la note citée par Mediapart, a démenti dimanche« avoir été jamais destinataire d’un tel document ». Selon une déclaration de son avocat Me Pierre Haïk, l’ex-directeur de cabinet de Kadhafi, qui se trouve enFrance, « émet au préalable les plus expresses réserves sur l’authenticité de la note publiée par Mediapart et opportunément présentée comme constituant la preuve d’un financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy ».

TAKIEDDINE « PENSE QUE LE DOCUMENT EST CRÉDIBLE »

Interrogé par Mediapart, Ziad Takieddine, l’homme d’affaires qui a introduit dès 2005 en Libye les proches de l’actuel ministre de l’intérieur, notamment Claude Guéant, et Nicolas Sarkozy lui-même, a déclaré que  »ce document prouve qu’on est en présence d’une affaire d’Etat, que ces 50 millions d’euros aient été versés ou non ».

L’avocate de Ziad Takieddine, Me Samia Maktouf, a déclaré que son client « pense que le document est crédible ». M. Takieddine a également assuré qu’il reconnaissait la signature de M. Koussaactuellement au Qatar.

 

 

Moussa Koussa, l'ancien ministre libyen, le 7 mars 2011 à Tripoli.

 

 

« L’enquête sera difficile parce que beaucoup d’intervenants sont morts pendant la guerre en Libye, mais c’est déjà important de rendre public ce document », a ajouté M. Takkiedine, qui a ensuite expliqué à l’AFP le fonctionnement de la diplomatie libyenne de l’époque : « M. Moussa était effectivement un relais avec la France. Cela se passait en secret, avec Saleh. Les relations de la Libye avec la France étaient gérées par Senoussi lui-même, pour Kadhafi, mais il y avait des lignes parallèles entre les services de renseignements gérés par le ministre de l’intérieur de l’époque Sarkozy, à travers Claude Guéant et Moussa Koussa ».

KOSCIUSKO-MORIZET DÉNONCE « UNE DIVERSION GROSSIÈRE »

Le 12 mars, M. Sarkozy avait qualifié de « grotesque » un éventuel financement de sa campagne présidentielle de 2007 par le régime libyen. Samedi, en meeting à Clermont-Ferrand, il n’a pas réagi à la publication de ce document. Sa porte-parole, Nathalie Kosciusko-Morizet, a dénoncé « une diversion grossière », imputée à « l’équipe de François Hollande (…)  gênée par le retour de Dominique Strauss-Kahn ».

« Il s’agit d’imaginer un financement libyen de 50 millions d’euros, dans une campagne électorale dont les comptes sont plafonnés à 22 millions d’euros. Des comptes qui ont par ailleurs été validés par le Conseil constitutionnel et n’ont donné lieu à aucune contestation, fait-elle valoir. Autour de François Hollande, depuis le retour sur la scène de cette grande caution morale qu’est DSK, on ne craint plus rien. Même pas le ridicule ».

« Si les faits révélés par Mediapart étaient définitivement confirmés par d’autres documents ou les instructions judiciaires en cours, il serait alors établi que le président sortant à menti aux Français, pour dissimuler la réalité d’une très grave affaire d’Etat », a réagi Bernard Cazeneuve, un des porte-parole de François Hollande, demandant à M. Sarkozy de  »s’expliquer devant les Français ».

Source: Le Monde

1er mai: Car de la Dordogne

«Il faut penser aux Français d’abord»

(Hénin-Beaumont) Au premier tour de l’élection présidentielle française, l’ancienne ville minière de Hénin-Beaumont, dans le nord de la France, a voté à 35,5% pour la candidate du Front national, Marine Le Pen, ce qui représente le double de son total national de 18%. Notre journaliste s’est rendu sur place afin d’étudier les ressorts d’un engouement qui trouble la classe politique française à une semaine du second tour du scrutin.

Marcelle se souvient avec nostalgie de l’époque lointaine où sa ville natale était un modèle de prospérité, portée par une industrie minière florissante.

«Il y a 50 ans, ici, il y avait un commerce pratiquement à chaque porte. Maintenant, on se casse tous la gueule. C’est un vrai malheur», confie en soupirant la tenancière de bistrot en montrant l’artère couverte d’affiches à vendre devant son commerce, au coeur d’Hénin-Beaumont.

«À l’époque, mes parents pouvaient déjà considérer qu’ils avaient fait leur journée à 9h avec les mineurs qui passaient. Moi, je n’ai souvent même pas vu mon premier client à 10h ou 11h et je n’ai toujours pas fait ma journée à 20h du soir», confie avec lassitude cette petite femme de 67 ans.

Il ne reste plus de l’époque minière que des montagnes de résidus, qui détonnent dans le paysage plat de la région du Pas-de-Calais, située dans le Nord de la France, à 200 km de Paris.

Les petites maisons de briques rouges qui hébergeaient autrefois les ouvriers sont souvent défraîchies, la maçonnerie grugée. Certaines, en périphérie, sont carrément placardées, ce qui donne à l’ensemble un air triste atténué, printemps oblige, par les lilas en fleurs.

«Les gens n’ont plus d’argent. Ce matin, un client est venu m’acheter une feuille de papier à cigarette à 10 centimes et il m’a payé avec 10 pièces de 1 centime», souligne Marcelle, qui accuse les immigrants de contribuer aux déboires économiques de la région.

«Il y en a plein qui viennent en France pour profiter du système et qui renvoient l’argent chez eux. Je le sais parce qu’ils me le disent», confie la commerçante, qui dit aimer les idées de Marine Le Pen même si elle ne vote pas pour elle.

«Quand elle évoque la vraie France, ça me fait chaud au coeur. [...] Si elle n’était pas au Front national, je voterais pour elle, mais le Front national, ça fait peur», dit-elle.

Jean-Claude Cailluyure n’a pas ces réserves. Partisan déclaré de la politicienne de 43 ans, ancienne conseillère municipale d’Hénin-Beaumont, il se réjouit de sa bonne performance à l’élection présidentielle. Et soutient sans réserve sa volonté de mettre le holà à l’immigration.

«Il y en a 200 000 qui viennent par année alors qu’il y a trois millions de chômeurs et presque autant de personnes sans logement [...]. En plus, ils ne respectent pas la France! Sur 70 000 taulards, il y en a 80% ou 85% qui sont des Africains ou des Maghrébins», affirme sans pouvoir étayer ses propos l’homme de 57 ans, qui entend voter pour le président sortant, Nicolas Sarkozy, au second tour même s’il estime avoir été trompé par le politicien en 2007.

«Il a pris le programme de Jean-Marie Le Pen [fondateur du Front national] et tout le monde y a cru. Ensuite, il nous a bien eus pendant cinq ans», relate M. Cailluyure, qui veut bloquer le candidat socialiste François Hollande et son projet d’instituer le «vote pour les étrangers».

Michael Febvin, lui, ne votera ni pour l’un ni pour l’autre. Membre du Front national, il entend s’abstenir dans une semaine. «Tout le monde que je connais va faire la même chose. Ça va faire encore plus mal», confie le carreleur, qui en veut lui aussi aux immigrants.

«Je travaille et ce qui m’est retiré de ma fiche de travail, c’est à eux que ça revient. Il faut penser aux Français d’abord», dit-il.

Tony Lubarski, un négociant qui refuse de participer aux élections, pense que les appuis au Front national doivent d’abord être entendus comme un «vote contestataire» lié à la précarité économique de la population.

«En période de crise, les gens vont vers les extrêmes. Ici, c’était communiste il y a 30 ans», relate ce négociant de 35 ans, qui ne croit pas à l’existence d’un problème de racisme ou de xénophobie important à Hénin-Beaumont. Sa femme Fatiha approuve en relevant qu’elle n’a jamais reçu la moindre remarque désobligeante relativement à ses racines algériennes.

Marie, une femme de 52 ans qui vote à gauche, pense que la gestion catastrophique de la ville par d’anciens élus socialistes a donné un tremplin à Marine Le Pen pour se faire entendre et faire valoir ses thèses auprès de la population.

L’insécurité est aussi un facteur, selon cette employée d’un cabinet d’architectes. «Il y a des coins qui ne sont pas sûrs. Moi, je ne sors plus après 21h. J’ai vécu longtemps en Afrique et je n’avais pas peur. Mais ici, j’ai peur. Je pense que les gens ont envie que quelque chose soit fait», souligne-t-elle.

Source: Cyberpress.ca

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