Municipales 2014

Nice : le FN devient l’opposant principal de la majorité UMP

nice-front-national-plus-haut-depuis-1989-1547129-160x220De 5 068 voix obtenues en 2008 à 23 691 dimanche soir. Si l’élection municipale, six ans auparavant, fut un camouflet pour le Front national, cette dernière a plutôt un goût de victoire pour le parti. « Le FN retrouve l’ancrage local qu’il avait dans les années 90 », commente Gilles Ivaldi, chercheur au CNRS. Il dépeint « Nice comme un cas à part où droite et extrême droite ont toujours été fortes ». Avec 21, 11 % des voix et sept conseillers municipaux, la liste menée par Marie-Christine Arnautu est devenue la principale force d’opposition au maire UMP Christian Estrosi.

« Ce n’est pas l’euphorie »

Le parti lepéniste n’avait plus obtenu autant de sièges depuis… vingt-cinq ans et la candidature de Jacques Peyrat, alors étiqueté FN. La formation de droite se classe devant celle du socialiste Patrick Allemand (il perd cinq sièges), avec une avance de plus de 3 600 voix. « Le Front entame un nouvel acte à Nice. Ce score permet de nous réimplanter », se réjouit la secrétaire départementale du parti, Lydia Schénardi. Autres motifs de satisfaction pour les frontistes, Marie-Christine Arnautu a accumulé le plus de reports de voix : 5 781, contre 2 920 pour Christian Estrosi. « Nous n’avons pas gagné. Ce n’est pas non plus l’euphorie », tempère de son côté le directeur de campagne Gaël Nofri.

Source : 20 minutes

Le Front national, premier parti de Lunel

j-plane-et-g-vouzellaud-sont-venus-saluer-le-maire-en_850092_510x255Julia Plane et ses troupes entrent en force dans l’opposition municipale au maire de Lunel. 

Cinq élus. Voilà le nombre de conseillers municipaux que la liste FN tirée par Julia Plane a réussi à faire entrer en mairie de Lunel, dimanche soir. Un moment fort pour la candidate et son parti. Le Front national n’avait en effet pas eu d’élus dans la cité pescalune depuis la municipalité Henri Canitrot. Maire de Lunel de 1983 à 1989, ce dernier avait intégré plusieurs frontistes dans sa majorité, y compris dans l’exécutif.

Depuis, FN et extrême droite avaient continué à faire des scores sur plusieurs élections, mais sans conclure. Ils s’étaient aussi parfois dispersés entre plusieurs candidatures (comme en 2001) ou se retrouvaient servis par des candidats visiblement peu convaincants (en 2008) et semblaient ne pas construire de base suffisamment stable. D’autres candidats séduisaient alors son électorat.

Un enracinement réel

Mais avec la montée du parti de Marine Le Pen au plan national, Lunel, terreau sensible, voit désormais le FN s’enraciner. Les signes le plus marquants datent de la candidature de Joseph Castano, qui en 2011, a manqué de peu une élection cantonale face à Claude Barral (PS) poussé au-dessus des 53 % par un front républicain. Puis législatives et présidentielles ont aussi vu les Lunellois voter fortement FN.

Alors si lors des cantonales, Claude Arnaud, mis hors jeu au premier tour par Castano, jugeait que ce dernier avait « faussé » l’élection, il est évident que l’analyse est toute autre : le FN est dans le jeu électoral et il le joue à plein.

La « grande satisfaction » de Julia Plane

Julia Plane, qui ne cache pas ses ambitions, a d’ailleurs dit sa « grande satisfaction », dimanche soir, de faire entrer cinq conseillers à la mairie. Tandis que Guillaume Vouzellaud, élu en 4e position sur sa liste, soulignait : « Le FN est le premier parti de Lunel ». Loin devant le PS, très loin devant l’UMP.

C’est donc à la fois de façon physique et très symbolique que dimanche soir, une fois les résultats connus, Julia Plane et ses troupes ont quitté leur permanence du centre-ville pour marcher sur la mairie de Lunel. Avec de grands sourires.

Opposition affirmée

Là, les frontistes sont allés saluer Claude Arnaud et lui annoncer leur future opposition, voulue marquée. « Elle siégera à la mairie pour éviter tout excès de pouvoir de Claude Arnaud, dont il a hélas trop souvent été responsable par le passé. Cette opposition sera également extrêmement constructive. Nous voterons pour les bons projets et refuserons les mauvais. »

De nouvelles ambitions

Pour les frontistes, cette élection n’est qu’une étape. Ils appellent déjà les Lunellois à continuer à voter FN aux Européennes. La suite, pour Julia Plane et Guillaume Vouzellaud, étant visiblement une histoire de conquête : « Le résultat électoral d’aujourd’hui à Lunel est prometteur pour l’avenir. Je suis convaincue que comme à Beaucaire, demain, l’avenir nous appartient ».

Source : Midi-Libre

Municipales 2014 : contrairement à ce qu’elle affirme l’UMP recule par rapport à 2008

La réalité s’impose bien plus que les éléments de l’engage distillés par l’UMP. En effet, la comparaison des résultats entre les élections municipales de 2008 et 2014 montre que l’UMP regresse en passant de 26,45% à 21,02%, seuls les DVD (sans affiliation à un parti) et le FN-RBM augmentent.

Sans titre

Municipales : PC, l’autre Bérézina, en effet le PC perd 57 villes de plus de 3 500 habitants

2381166878_06254c76fb_b-ec590Au soir du premier tour, 26 communes de plus de 3 500 habitants avaient déjà été perdues, comme nous le notions sur le site de Regards, dont 13 au profit de la droite et 8 au profit de la gauche socialisante. Ce soir-là, l’analyse des résultats laissait entendre qu’une vingtaine des mairies communistes de 2008 se trouvaient en ballottage délicat et qu’une poignée (9 cas) pouvait mathématiquement être gagnée. En fait, loin de provoquer un sursaut, le second tour a amplifié les pertes du premier.

Sans doute les communistes regagnent-ils Aubervilliers et Montreuil (dans ce dernier cas, après avoir dû se contenter de 18 % au premier tour), ainsi que Thiers (Puy-de-Dôme), Sérémange (Moselle) et Annay (Pas-de-Calais). Mais ces quelques cas ne compensent pas la saignée enregistrée ailleurs. Au total, le PC perd 57 villes de plus de 3 500 habitants et en regagne 5, soit un déficit de 52 villes, près de 30 % de l’effectif de départ. Il perd 7 villes de plus de 30 000 habitants sur 28 et 19 villes de plus de 10 000 habitants sur 81. Il faut remonter à 1983 et 1989 pour trouver un tel recul.

Sur les 57 villes perdues, 30 l’ont été sur la droite, 22 sur la gauche, 5 sur des « divers ». Ces pertes sont réparties sur tout le territoire national avec des zones de plus grande fragilité. Les départements les plus touchés sont le Nord (9) et le Pas-de-Calais (5), la Seine-Saint-Denis (6), le Rhône et le Morbihan (4), les Bouches-du-Rhône (3). Des bastions historiques sont tombés : Garchizy (Nièvre), Escaudain, Fenain et Vieux-Condé (Pas-de-Calais), Bagnolet, Bobigny, Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) étaient des villes « rouges » dès 1919.

Treize communes perdues l’ont été en Ile-de-France dont 7 en petite couronne. La « banlieue rouge » s’est une nouvelle fois effritée. Aubervilliers et Montreuil rentrent dans le giron communiste. Mais Bagnolet, Saint-Ouen, Bobigny, Le Blanc-Mesnil et Villejuif n’auront pas de maire communiste. Dans cette affaire, le PS aura joué le rôle de l’apprenti sorcier. Il a considéré que la petite couronne lui revenait, dans l’attraction parisienne, et que les terres rouges étaient par vocation les siennes. Il a ainsi patiemment détricoté le réseau communiste séquano-dionysien et il a cherché à porter l’estocade finale en 2014.

COMMUNIQUE DE LA LISTE PERPIGNAN ENSEMBLE AVEC LOUIS ALIOT

Louis-Aliot1

Je tiens à remercier l’ensemble des Perpignanais, en mon nom personnel ainsi qu’en celui de mon équipe toute entière, pour avoir porté à des niveaux jamais atteints un vote d’espoir et de renouveau à Perpignan.
Les résultats sont les suivants :
Notre liste FN/RBM a obtenu 17500 voix
La liste UMP/UDI/PC/PC/EELV a obtenu 21750 voix
Les blancs et nuls s’élèvent à 3700 voix
Bref l’opposition au système en place représente 21200 voix soit pratiquement la moitié des votants !
Nous avons par ailleurs progressé de près de 5000 voix entre les deux tours, seuls contre tous ! Ce qui est énorme et qui tend à prouver que nous disposons dans les seconds tours d’une réserve de voix non négligeable.
C’est donc une victoire en trompe l’œil qui ne permettra pas à la mairie en place de faire n’importe quoi !
En ce qui nous concerne et conscients de notre responsabilité en tant que seule opposition au sein du Conseil Municipal de Perpignan, nous tiendrons compte de tous les avis et seront les défenseurs des citoyens ou acteurs économiques oubliés de notre ville.
Le choix que nous avons fait de placer notre campagne sur le respect des valeurs traditionnelles et républicaines, de la famille, d’un strict respect de la laïcité et de l’égalité de tous les citoyens devant la Loi, d’une grande ambition pour notre cœur de ville ainsi que d’un véritable projet économique au service de nos jeunes, était le bon.
Nous continuerons notre mission pour redonner à la politique locale du bon sens, de la clarté et de la transparence dans la gestion, loin des dérives communautaristes toujours plus présentes dans notre ville.
Perpignan aura enfin une véritable opposition pour défendre l’électorat populaire aujourd’hui abandonné par les partis qui constituent l’UMPS !

Jean-Marie Le Pen : «La victoire de l’UMP est mécanique»

-INTERVIEW – Le président d’honneur du Front national estime que les résultats des élections municipales valident la stratégie de sa fille.

Quelles leçons retenez-vous de ce scrutin municipal?

Jean-Marie LE PEN.- C’est une belle victoire, une performance pour le Front national. Nous avons quelques déceptions concernant certaines vedettes du mouvement mais il est aussi normal qu’elles attirent les adversaires et les forces unies contre nous.

Comment analysez-vous les résultats globaux?

Pas de la même manière que la plupart des gens. Au premier tour, je pense que les Verts ont bénéficié du vote de socialistes qui ne voulaient pas voter PS et c’est ce qui explique leur apparente bonne santé. Cela ne correspond donc pas du tout à un mouvement de fond. Ensuite, la victoire de l’UMP était mécanique puisqu’avec le mode de scrutin, compte tenu du fait que nous ne présentions que 597 candidats, partout ailleurs la place était soit aux socialistes, soit à l’UMP. L’UMP enregistre une victoire mais ces résultats sont davantage une défaite socialiste. Je ne crois pas du tout que ces résultats expriment un vote de confiance à l’égard de l’UMP.

Quelles sont les victoires les plus emblématiques du Front national selon vous?

Fréjus, très probablement mais aussi Mantes-La-Ville.

Comment situez-vous cette élection sur le plan historique?

Elle correspond à l’évolution de l’opinion française qui se détache progressivement des formations responsables de la politique depuis quarante ans. Ce mouvement se marquera plus nettement encore aux élections européennes. Étant à la proportionnelle, ces élections permettront de définir, beaucoup mieux qu’un sondage, la réalité de l’évolution de l’opinion.

Ces municipales vous rappellent-elles des souvenirs?

Pas particulièrement. J’ai entendu M. Perrineau (Pascal Perrineau, Professeur à Sciences Po, chercheur au Cevipof, NDLR) dire que la victoire du FN était une victoire différente de la conception du Front national qui est la mienne, en affirmant que je ne pensais qu’à l’élection présidentielle. Je lui rappelle que le Front national a présenté des candidats à toutes les élections, sans exception, depuis quarante ans. Un grand spécialiste devrait le savoir.

Quelle est la signification politique de cette douzaine de nouvelles mairies Front national?

C’est un record évidemment. Nous n’avons jamais eu autant de villes dans des élections municipales. Mais cela est lié aussi au développement et à l’extension du nombre d’adhérents. Pour présenter 21.000 candidats, il faut déjà avoir un nombre important d’adhérents.

Ces résultats valident-ils la stratégie de Marine Le Pen?

Oui, il faut le croire et regarder les faits. La progression du Front national continue et la qualité de sa présidente justifie largement les progrès réalisés. Lesquels correspondent de surcroît à une évolution profonde de la société et de l’opinion qui s’inquiètent de la façon dont le pays a été dirigé et de l’avenir qui nous a été préparé.

Quels seront les obstacles auxquels le Front national se heurtera?

Nos moyens sont très modestes. Nous faisons avec et, comme la France, nous ne pouvons compter que sur un sursaut qui serait providentiel. Faute de quoi le pays ira, comme l’Europe d’ailleurs, vers un avenir dramatique.

Source : Le Figaro

Élections municipales 2014 : le Front National gagne 12 villes, fait élire 1546 conseillers municipaux et 459 élus dans les intercommunalités !

11Communiqué de Presse de Nicolas Bay, Secrétaire général adjoint du Front National, Directeur de la campagne des élections municipales

Aux élections municipales des 23 et 30 mars, le Front National devait relever deux défis essentiels : conquérir des villes et se doter d’un maillage territorial d’élus municipaux. À l’issue du 2e tour, ces deux défis sont très largement relevés puisque le Front National a gagné dans 12 villes : Beaucaire, Cogolin, Fréjus, Hayange, Hénin-Beaumont, Le Luc, Le Pontet, Mantes-la-Ville, Marseille 7e secteur et Villers-Cotterets ; à Béziers et à Camaret-sur-Aigues, les listes gagnantes étaient officiellement soutenues par le FN.

Le Front National a démontré, à cette occasion, sa capacité à gagner dans des configurations assez diverses (dès le 1er tour à Hénin-Beaumont, à la majorité absolue en duel à Cogolin, en triangulaire ou en quadrangulaire).

L’implantation locale du Front National dans toutes les régions de France est maintenant une réalité. Notre mouvement a présenté 597 listes dans les communes de plus de 1 000 habitants et était présent dans près de la moitié des villes de plus de 10 000 habitants. Dans 328 communes, les listes FN ont pu se maintenir au 2e tour.

À l’issue de ces élections municipales, le Front National dispose, dans les villes de plus de 1000 habitants, de 1546 conseillers municipaux et 459 élus dans les intercommunalités. Cet ancrage municipal va permettre la présence systématique du FN lors des futures échéances régionales et départementales de 2015.

Alors que nos compatriotes ont massivement rejeté le PS et la politique gouvernementale, les élections européennes vont nous permettre de rassembler les Français dans une voie alternative au mondialisme ultra-libéral défendu par le système UMPS et peuvent faire du Front National la première force politique française le 25 mai au soir.

Municipales 2014 : le FN à la tête de dix nouvelles mairies

PHO8a35b082-b838-11e3-ab35-aadc4cbe8296-805x453Ravie de son score historique aux municipales, la présidente du Front national Marine Le Pen estime que son parti passe une nouvelle étape.

«Le FN réalise le meilleur score de toute son histoire dans une élection locale». Florian Philippot, le bras droit de Marine Le Pen, bien que battu dans son fief à Forbach, ne cachait pas sa satisfaction à l’issue du deuxième tour des municipales. Les candidats soutenus par le Front national ont remporté les élections municipales dans «dix villes» a annoncé la présidente du FN, Marine Le Pen, en plus de la mairie d’Hénin-Beaumont décrochée dès le premier tour. «Le FN sortait de 2008 avec 60 conseillers municipaux. Ce soir, il a 1200 ou 1300 conseillers municipaux élus», a-t-elle déclaré.

À Béziers , où le socialiste Jean-Michel Du Plaa arrivé troisième au premier tour s’était maintenu, provoquant une triangulaire, le candidat soutenu par le FN, l’ancien journalisteRobert Ménard, arrivé en tête dimanche dernier, obtient 46,992% des suffrages. A Fréjus , également dans le cadre d’une triangulaire, le candidat FN David Rachline obtient 45,55% des voix. À Beaucaire (Gard), Julien Sanchez a annoncé son élection avec 39,82% des suffrages, devançant le maire sortant Jacques Bourbousson (DVD) qui obtient 29,01% des voix. À Villers-Cotterêts (Aisne), Franck Briffaut s’est également imposé. La localité de Cogolin (Var) a également élu un maire Front national, avec 53,1% des voix.

Autres villes décrochées par le parti de Marine Le Pen: Le Pontet (Vaucluse), Hayange (Moselle) et Le Luc (Var) où la liste Front national menée par Philippe de la Grance a remporté l’élection avec 42% des voix.

«Nous passons clairement à une nouvelle étape», a déclaré Marine Le Pen sur France 2, qui table sur l’élection de 1200 conseillers municipaux FN. «Il faut désormais compter avec une troisième force politique dans notre pays», a dit Marine Le Pen, qui demande à François Hollande d’«enterrer» le pacte de responsabilité, clé de voûte de sa politique de redressement.

Source : Le Figaro

Villers-Cotterêts (Aisne) passe sous les couleurs du FN

Franck Briffaut remporte la mairie de Villers-Cotterêts avec 41,53% des suffrages, devant la liste du maire PS sortant Jean-Claude Pruski (34,66%) et la liste divers droite menée par l’UDI Jean-Claude Gervais (23,80%).

«On est contents, c’est même au-dessus de ce qu’on attendait», s’est félicité M. Briffaut, indiquant remporter 24 élus sur les 33 du conseil municipal.

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Stéphane Ravier (FN) élu maire du 7ème secteur de Marseille avec 35% des voix

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Hayange (Moselle) passe sous les couleurs du FN

Fabien Engelmann, candidat du Front national et ancien militant de la CGT emporte l’élection municipale de Hayange

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Le Luc (VAR) passe sous les couleurs du FN

Le candidat du FN, Philippe de La Grange remporte la mairie de Le Luc (VAR)

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Cogolin (VAR) passe sous les couleurs FN

Selon les dernières estimations, Jacques Sénéquier, le maire sortant de Cogolin, a été battu par Marc-Etienne Lansade. Le Front National enlève une première ville dans le Var avec cette commune du golfe de Saint-Tropez.

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Beaucaire (Gard) passe sous les couleurs du FN

Julien Sanchez (FN) devient le nouveau maire de Beaucaire

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Steeve Briois élu maire d’Hénin-Beaumont ce matin

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Ce dimanche matin, le Conseil municipal d’Hénin-Beaumont s’est déroulé devant une foule de sympathisants FN. Elu avec 50,26 % des suffrages la semaine dernière, Steeve Briois a insisté sur sa volonté d’apporter de la « sérénité » à cette ville de 26.000 habitants.

Il est 9 heures à Hénin-Beaumont et, déjà, une foule attend devant l’imposant hôtel de ville. Dans une heure, un nouveau maire sera officiellement élu par le conseil municipal, et pas n’importe lequel: Steeve Briois, seul maire FN élu au premier tour le 23 mars, qui ravit le siège à Eugène Binaisse, socialiste. Une élection sous haute surveillance, des dizaines de CRS encadrant l’entrée de la mairie. Le salon d’honneur n’est d’ailleurs pas assez grand pour accueillir tous les curieux.

La première à faire son entrée, c’est Marine Le Pen : «Je n’aurais pas pu ne pas être là, déclare-t-elle devant des dizaines de journalistes. C’est le premier jour de la nouvelle ère d’Hénin-Beaumont. C’est une grande joie pour nous.» Cette nouvelle ère, c’est celle d’une mairie FN, donc, et, Marine Le Pen l’assure: «Steeve s’est déjà mis au travail.» Quelques minutes avant le début du conseil municipal, c’est au tour d’Eugène Binaisse d’arriver, autant applaudi que hué. Au premier rang du public, certains ont les yeux rougis, les mines sont déconfites. Les rangs suivants exultent.

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