Tribune libre

Ordonnances sur le Code du travail : ni simplification, ni protection !

Avec une popularité en pleine dégringolade, qui a chuté de 19 points depuis le début de son quinquennat, Emmanuel Macron apparaît déjà en cette rentrée comme un président à bout de souffle. La présentation des ordonnances visant à « réformer » le Code du travail risque d’aggraver encore un peu plus cette défiance.

Hormis la fusion des instances représentatives du personnel (qui était d’ailleurs proposée dans le projet présidentiel de Marine Le Pen), on peine en effet à identifier des mesures positives dans ces ordonnances. La remise en cause de la règle commune concernant les CDD (le nombre de renouvellements possibles pouvant être décidé par branches et non plus par la loi) est extrêmement préoccupante : les salariés vont être davantage précarisés, notamment les plus jeunes.

La possibilité d’élargir les contrats de chantier à de nouvelles branches contribue également à cette précarisation. Sans CDI, comment louer un appartement, comment obtenir un crédit pour acheter une voiture ? En dépit des promesses répétées durant la campagne présidentielle d’une simplification du Code du travail, Emmanuel Macron n’aura en réalité réussi, avec cette réforme, qu’à rogner sur la protection. Fragiliser les salariés, ce n’est pas aider les entreprises ni offrir aux entrepreneurs les conditions propices à leur développement.

L’orientation assumée vers une primauté de l’accord d’entreprise (sur la durée du temps de travail notamment), favorisera par ailleurs le dumping social au sein d’un même secteur et cela au profit des grands groupes. L’U2P (l’union des entreprises de proximité, représentant 2,3 millions d’entreprises – métiers de services, artisans, professions libérales) s’en inquiète à juste titre.

Ce qu’attendent nos entreprises, ce dont a besoin l’économie réelle, c’est d’une baisse de la fiscalité, des charges et des contraintes tout autant qu’un protectionnisme permettant de favoriser nos entreprises nationales (notamment dans la commande publique) pour défendre l’emploi en France.

 

Nicolas Bay
Secrétaire Général du Front National

L’Outre-Mer : une fierté et une force pour la France !

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Édito de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National

Après s’être rendue, il y a deux semaines, à la Réunion et à Mayotte, où elle a bénéficié d’un accueil particulièrement enthousiaste et chaleureux, Marine Le Pen se trouve actuellement aux côtés de nos compatriotes de Guyane. Louis Aliot, quant à lui, était ces derniers jours en déplacement en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française.

Alors qu’ils ont été ignorés, délaissés, voire méprisés lors des deux derniers quinquennats, les départements, régions et collectivités d’outre-mer ont toujours été considérés par le Front National comme de véritables atouts. Nous apportant une présence sur tous les océans, d’importantes ressources naturelles, un immense territoire maritime de 11 millions de kilomètres carrés, et constituant la deuxième zone économique exclusive (ZEE) du monde, après celle des États-Unis, ils nous ouvrent, aux quatre coins du monde, de multiples opportunités géopolitiques, écologiques et économiques. Toutes ces richesses, à l’instar du centre spatial guyanais, représentent pour la France autant de chances de garantir son indépendance nationale et de retrouver sa place dans l’ordre des nations.

Aujourd’hui pourtant, leurs atouts sont négligés, laissant place à une réalité tout autre : nos compatriotes d’outre-mer subissent la précarité, l’immigration et l’insécurité. Plutôt que de valoriser le potentiel de ces territoires en exploitant notamment leur biodiversité, leurs ressources issues de la mer, en les inscrivant dans les voies du développement durable, des nouvelles économies et des marchés émergents, les politiques de l’UMP comme du PS se sont limitées ces dernières décennies à une médiocre gestion comptable, dénuée de toute vision stratégique à long terme.

Avec Marine Le Pen, nous voulons inscrire l’outre-mer dans une grande ambition maritime pour la France. Cela passera d’abord par l’instauration de la priorité nationale pour nos compatriotes ultramarins, le développement de zones franches pour faciliter l’investissement des PME, l’industrialisation, la valorisation des productions locales et des richesses naturelles grâce au protectionnisme intelligent. Chacun de nos territoires d’outre-mer constitue une force et a un rôle déterminant à jouer pour la grandeur, la souveraineté et le prestige de notre pays. En 2017, il sera temps de leur rendre la place qu’ils méritent et de remettre l’outre-mer en ordre !

Fillon : un programme anti-familles

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Édito de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National

L’un des aspects les plus criants de l’imposture Fillon est celui de son étiquette « pro-familles », laquelle lui a valu un certain nombre de soutiens qui devraient sans doute s’intéresser davantage au projet de l’ancien Premier ministre. En effet, il ne suffit pas d’agiter le drapeau de la famille, comme valeur, pour devenir le défenseur des familles, comme réalité concrète et humaine. 

On pourrait d’abord évoquer tout ce qu’il n’y a pas dans le programme de François Fillon : aucune revalorisation des allocations familiales, pas de rétablissement de la demi-part fiscale accordée aux parents veufs et veuves (que son gouvernement avait supprimée !), et – rappelons-le tout de même – pas d’abrogation de la loi Taubira.

Mais le plus inquiétant est sans doute dans ce que ce programme contient. Sur le plan social, il s’agit clairement d’un programme anti-familles ! Dans le domaine de la santé, la restriction de la prise en charge par la solidarité nationale des seules maladies graves ou longues va représenter un surcoût considérable tant pour les foyers avec des enfants en bas âge (la varicelle, les grippes, la rougeole, ne sont pas des « maladies graves ou longues ») que pour les personnes âgées. Sur le plan fiscal, l’augmentation de la TVA – qu’aucune autre mesure de baisse des impôts des familles classiques ne viendrait compenser – va lourdement, et principalement, impacter les familles populaires ou les classes moyennes. Enfin, quand François Fillon déclare « Il serait temps qu’on accepte qu’il peut y avoir des emplois précaires. » (le 10 septembre dernier), on aimerait bien lui demander comment on peut bâtir des foyers stables avec des emplois précaires.

Non, François Fillon n’est pas le champion des familles que certains voudraient en faire, loin s’en faut. Face à son programme déséquilibré, brutal, dont la dérégulation est la seule règle, nous réaffirmons l’idée fondamentale de solidarité nationale et la nécessité du cadre protecteur – pour les familles comme pour les entreprises, pour la sécurité comme pour l’identité – de la nation.

Fillon : le bilan 2007-2012 est aussi le sien !

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Édito de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National

François Fillon a beau tenter d’apparaître aux yeux des Français comme un homme neuf, il doit être ramené à son exercice du pouvoir et donc à son bilan de chef du gouvernement de 2007 à 2012. Premier ministre durant cinq ans, François Fillon est largement co-responsable de la ruine et du désarmement de notre pays.

Commençons d’abord par rappeler le laxisme dont il a fait preuve à tous les égards s’agissant de la sécurité publique. La poursuite d’une folle politique d’immigration massive (un million d’immigrés entrés légalement en cinq ans), la baisse drastique des moyens d’action et des effectifs des forces de police, la reconnaissance par l’État d’interlocuteurs tels que les islamistes de l’UOIF au sein du Conseil français du culte musulman, sans parler des relations pour le moins ambiguës avec le Qatar et l’Arabie Saoudite ou de l’intervention catastrophique en Libye…tout cela a favorisé la propagation de l’islamisme radical et est largement imputable à l’action irresponsable de François Fillon.

Sur le plan économique, les résultats de la politique dont il a été le chef d’orchestre sont tout aussi catastrophiques. De son arrivée à Matignon à l’élection de François Hollande, la France comptait 1,2 million de chômeurs supplémentaires. La dette publique, quant à elle, a augmenté de 600 milliards d’euros, et le matraquage fiscal s’est traduit par 64 nouveaux impôts créés entre 2007 et 2012, soit 35 milliards d’euros !

Passé du gaullisme social d’un Séguin à la soumission aux injonctions ultra-libérales de Bruxelles, François Fillon n’incarne pas une alternative mais bien au contraire la plus parfaite des continuités.