Législatives 2012
Election législative partielle de la 1ère circonscription du Val-de-Marne : Forte progression du Front National !
Communiqué de presse de Anne-Laure MALEYRE, candidate à l’élection législative de la 1ère circ. du Val-de-Marne, le 9 décembre 2012
Le Front National a encore progressé dans le cadre de cette élection partielle qui lui est généralement très défavorable (érosion de 30% à 60% des voix).
Nous avons progressé de plus de 4 points, dans les cantons de Bonneuil (de 11,63% en juin à 15,65%), Créteil Nord (de 10,02% en juin à 14,31%) et Champigny Ouest (de 10,77% à 14,78%).Ces trois cantons ont bien pris en compte les vrais enjeux nationaux avec un vote d’adhésion aux propositions du Front National.
Les électeurs de Saint-Maur quant à eux se sont mobilisés pour arbitrer le duel fratricide des petits barons UMP locaux. Néanmoins, le score du Front National progresse de 1,6 point (passant de 8,61% à 9,86% des voix). Sylvain Berrios et Henri Plagnol constituent les deux mêmes facettes de l’UMP et leurs querelles reflètent celles de l’UMP au niveau national.
Malgré une abstention de 70,6%, le Front National progresse globalement sur la circonscription de plus de 2 points (passant de 9,38% en Juin à 11,5%). Nous ne donnons évidemment pas de consigne de vote pour le second tour. Cette poussée électorale démontre un vote d’adhésion et confirme l’implantation locale du Front National dans la perspective des élections municipales.
Je remercie nos militants qui se sont mobilisés et nos électeurs qui nous ont apporté leurs suffrages. Afin que notre travail continue à porter ses fruits, je vous invite à nous rejoindre en vue des élections municipales et à vous mettre en relation avec notre secrétaire départemental Dominique JOLY (Ligne de la Fédération du Val-de-Marne : 06 65 86 46 94).
Élections législatives partielles : le succès va au FN et à l’abstention, pas à l’UMP
Article de Thomas Guénolet, diplomé de l’IEP de Paris et de l’EM Lyon, il est politologue au Cevipof et maître de conférences à Sciences Po.
Dimanche a eu lieu le premier tour des élections législatives partielles qui se déroulaient dans trois circonscriptions : l’Hérault, le Val-de-Marne et les Hauts-de-Seine. En pleine crise interne, l’UMP s’est félicitée des résultats. Pourtant, Thomas Guénolé, politologue à Sciences Po, estime que ce scrutin et la forte abstention remettront en cause la légitimité des trois élus.
Les élections législatives partielles du 9 décembre ont été l’occasion de multiples erreurs d’analyse et d’interprétation. Les commentaires qu’elles ont suscités sont ainsi passés à côté de quatre données fondamentales.
Primo, tous les camps en compétition sont en baisse par rapport aux élections législatives de juin 2012. Deuzio, l’abstention massive indique qu’il s’agissait de scrutins locaux, pour lesquels tirer des enseignements nationaux est donc un abus. Tertio, l’élimination dès le premier tour du candidat socialiste dans le Val-de-Marne est en réalité un effet de seuil dans le contexte d’une démobilisation générale des électeurs de tous bords. Quarto, si le FN régresse comme les autres, il tend à moins régresser que ses compétiteurs malgré des handicaps structurels assez lourds. Par ailleurs, les chiffres de l’abstention remettent sur la table la question du passage au vote obligatoire.
Des erreurs d’analyse
Examiner les résultats en pourcentage des suffrages exprimés entraîne des erreurs d’analyse. Cela produit en effet des effets d’optique qui conduisent à écrire des contresens.
Dans la première circonscription du Val-de-Marne, le FN est en progression de 2 points en pourcentage des suffrages exprimés. Cependant, en pourcentage du total des électeurs, le FN est en fait en baisse de 2 points. Autre exemple, dans la treizième circonscription des Hauts-de-Seine, l’UMP est en progression de 10 points en pourcentage des suffrages exprimés. Cependant, en pourcentage du total des électeurs, l’UMP est en baisse de 7 points.
Cette erreur d’approche génère des analyses politiques systématiquement fausses. Cela conduit par exemple, dans la première circonscription du Val-de-Marne, à souligner que la droite et l’extrême-droite progressent tandis que la gauche régresse, alors qu’en réalité, les trois régressent dans des proportions différentes.
Des scrutins à dimension locale
L’abstention est un phénomène politique en soi. Sa progression est systématiquement spectaculaire par rapport à juin 2012 : +43% dans l’Hérault, +74% dans les Hauts-de-Seine, +71% dans le Val-de-Marne, pour atteindre respectivement 58, 63 et 71% du total des électeurs. Cet aspect est systématiquement peu ou pas abordé dans l’analyse des résultats. Or, il est riche d’enseignements.
Un tel niveau d’abstention est en fait normal pour des élections législatives partielles, c’est-à-dire déconnectées de la tenue simultanée nationale des élections législatives. On constate en effet que si les électeurs se mobilisent significativement pour des élections législatives se tenant le même jour dans tout le pays, ils s’intéressent en revanche beaucoup moins à une élection législative ne se tenant ce jour-là que chez eux ou dans une poignée de circonscriptions.
Cela implique une modification fondamentale des comportements de vote. Lorsque l’élection a lieu en même temps que toutes les autres, les électeurs votent dans une perspective nationale : l’enjeu est de donner une majorité parlementaire à leur camp. A contrario, lorsque l’élection en est déconnectée, la majorité parlementaire est déjà établie et ils votent dans une perspective ramenée aux dimensions de leur circonscription : l’enjeu, bien plus réduit, est de sanctionner ou de conforter le député sortant.
Démobilisation à gauche, dissidence à droite
À cela, deux conséquences logiques :
- Si à l’échelle de la circonscription, un camp est durablement hégémonique, la conséquence est un surcroît de perte de mobilisation dans le camp qui ne l’est pas.
- Si à l’échelle de la circonscription, le député sortant est contesté dans son propre camp, les chances d’une candidature dissidente sont maximisées.
La première conséquence est vérifiée dans les trois scrutins. Le député sortant y est systématiquement de droite. Or la gauche a déjà une majorité à l’Assemblée. L’électorat de gauche se démobilise donc davantage que les autres par rapport à juin 2012 : -33% dans l’Hérault, -35% dans les Hauts-de-Seine, -64% dans le Val-de-Marne, pour atteindre respectivement 12, 12 et 6% du total des électeurs.
La seconde conséquence est vérifiée dans la première circonscription du Val-de-Marne. Le député sortant UDI investi par l’UMP, Henri Pagnol, y est contesté dans son propre camp. L’enjeu pour l’électeur est de sanctionner ou de conforter ce député et non plus de donner une majorité parlementaire à son camp. Une candidature dissidente à droite, celle d’un adjoint du député-maire, advient. Elle répartit les voix de la droite et du centre entre ces deux candidatures.
On soulignera par ailleurs que leur score cumulé est en baisse de 34% par rapport à celui obtenu en juin 2012, pour atteindre 15% du total des électeurs. Il n’y a donc pas d’un côté un bon score de la droite et de l’autre un mauvais score de la gauche.
En réalité, dans cette circonscription, la droite perd 8 points et la gauche 11. En d’autres termes, elles sont toutes deux frappées par la démobilisation des électeurs, avec des ampleurs équivalentes. L’élimination du candidat de gauche dès le premier tour est donc un simple effet de seuil. Dans le contexte d’une abstention de 71%, sa baisse l’a fait passer sous le plancher de 12,5% du total des électeurs, en dessous duquel un candidat n’a pas le droit de se maintenir au second tour.
Le FN régresse comme les autres, mais moins
À l’inverse du PS ou de l’UMP, le FN a pour constante la faiblesse de son réseau d’élus locaux et de son implantation territoriale. C’est la raison pour laquelle systématiquement, lorsque la possibilité d’une percée électorale semble avérée, il concentre sur les circonscriptions concernées ses maigres moyens en termes de ressources humaines et y parachute des têtes d’affiche. Ce fut par exemple le cas lors des élections législatives de juin 2012 dans trois circonscriptions : respectivement celles de Marine Le Pen, Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen, avec pour conséquence deux victoires sur trois et une défaite d’extrême justesse.
Cette double faiblesse structurelle l’empêche de développer un ancrage territorial de longue haleine. Par conséquent, il part avec un net désavantage dans des scrutins dont l’enjeu redevient local plutôt que national et où la mobilisation des élus locaux et des militants est déterminante.
Pourtant, comparé à ses concurrents, le FN réalise des pertes sensiblement moins importantes. Dans l’Hérault, en pourcentage du total des électeurs, il perd 4 points là où l’UMP en perd 2 mais où le PS en perd 6. Dans les Hauts-de-Seine, sa perte est de seulement 2 points contre 6 pour le PS et 7 pour l’UMP. Dans le Val-de-Marne, sa perte est de seulement 2 points contre 8 pour l’UMP et 11 pour le PS. En d’autres termes, si le FN ne progresse pas dans un contexte où en fait aucun camp ne progresse, en revanche, il tend à moins régresser que ses compétiteurs. Compte tenu de ses désavantages structurels dans ce type de scrutin, il s’agit donc d’un succès.
En outre, ces résultats confirment la tendance des électeurs du FN à moins s’abstenir que ceux de ses concurrents, alors même que l’abstention repart à la hausse depuis sa baisse très nette à l’élection présidentielle de 2007. De fait, si les électeurs de ses concurrents continuent à s’abstenir de plus en plus, le FN, soit par stabilité soit par baisse moins forte de ses scores en pourcentage du total des électeurs, peut espérer pour l’avenir des effets de seuil du même type que celui du 21-avril. À l’époque, c’était déjà la conjugaison de sa baisse moindre en pourcentage du total des électeurs et d’une augmentation très forte de l’abstention qui avait permis sa qualification au second tour de l’élection présidentielle.
Un problème de légitimité démocratique
Si l’on admet que le taux d’abstention sera le même au second tour de ces élections législatives partielles, le pourcentage du total des électeurs à atteindre pour être élu député sera de 21% dans l’Hérault, de 18% dans les Hauts-de-Seine et de 15% dans le Val-de-Marne. Dans les trois cas, cela pose objectivement un problème de légitimité démocratique du futur élu, peu importe qui il est ou à quelle formation politique il appartient.
Cette situation remet sur la table la question de l’instauration du vote obligatoire, ou »devoir de vote », sur le modèle des règles en vigueur notamment en Belgique et en Grèce. En pratique, l’électeur qui s’abstient serait en infraction au regard de son devoir civique, donc sanctionné par une amende. Une telle mesure permettrait de ne plus voir se produire, à l’instar du cas du Val-de-Marne, une élection à laquelle 7 électeurs sur 10 ne participent pas et dont le futur vainqueur sera néanmoins réputé les représenter dans leur ensemble à l’Assemblée nationale.
Source : Le Nouvel Obs
France Jamet : « Nous avons progressé statistiquement pour atteindre 23,37 % »
Communiqué de France Jamet, membre du Bureau politique du Front National, candidate à la législative partielle de la 6e circonscription de l’Hérault
Chères électrices, Chers électeurs,
Chères Amies, Chers Amis,
Biterroises, Biterrois,
Nous vous remercions toutes et tous pour votre soutien et vos suffrages portés sur notre mouvement à l’occasion de cette élection législative sur la 6e circonscription de l’Hérault.
Les élections partielles, vous le savez, ne nous sont pas favorables habituellement et nous voyons souvent nos scores divisés par deux ou trois en ces occasions.
Dimanche, vous n’avez pas renoncé. Vous êtes venus voter.
Nous avons progressé statistiquement pour atteindre 23,37 % !
Nous avons ainsi progressé et gagné des voix par rapport au parti socialiste que nous talonnons sérieusement. Le taux d’abstention ne nous permet cependant pas de nous maintenir pour le 2e tour de cette élection, puisque 12,5 % des inscrits étaient nécessaires.
Nous venons de livrer une nouvelle bataille afin de dénoncer les bilans catastrophiques de 10 ans de gouvernance UMP et de 6 mois du PS et combattre leurs politiques délétères pour les Françaises et les Français : austérité, immigration, insécurité, laxisme, chômage, chômage et chômage…
Ce taux d’abstention (58,46 %) est d’ailleurs le constat le plus alarmant de ce 1er tour :
50.510 Biterrois ne se sont pas déplacés dimanche 9 décembre 2012 pour aller voter. Alors qu’il ne faut pas, précisément, laisser au système en place depuis plus de 30 ans la possibilité d’agir tout à son aise et de continuer de bafouer nos droits et ruiner nos espoirs.
Et s’il est une certitude qui perdure en France, une leçon que l’on peut tirer de ce dernier scrutin, c’est que le système UMPS se défend et qu’il se défend bien.
De la décision du Conseil constitutionnel présidé par Monsieur Debré, privant Marine Le Pen, d’une juste et légitime revanche à Hénin-Beaumont, à la « mobilisation » constatée et organisée au fil de ces scrutins, les caciques de l’UMPS travaillent sur un terrain clientélisé où les « obligés » se déplacent désormais plus nombreux que les Françaises et les Français qui, abandonnés par leurs représentants et sacrifiés à l’Europe sur l’autel de l’austérité, ont renoncé à exercer leur droit et leur devoir citoyen : voter.
Pour autant, lorsqu’on observe et analyse les résultats d’un peu plus près, il apparaît que beaucoup d’entre vous qui avaient porté leurs suffrages sur le Front National – Rassemblement Bleu Marine, l’ont fait pour la première fois. Et de cela, nous sommes particulièrement fiers et heureux, notamment en centre ville à Béziers.
Cette campagne a été très courte, quelques semaines seulement, mais nous nous sommes attachés, tous les jours à aller au-devant de vous et nous avons fait connaissance. Nous avons discuté, sympathisé, échangé… sur les marchés, dans les communes, dans les rues, près de chez vous. Nous avons discuté et partagé beaucoup d’impressions, d’émotions, d’inquiétudes mais aussi de la chaleur, de la fraternité, et des espoirs.
Alors nous vous remercions pour tous ces moments passés ensemble et pour la voix que chacun d’entre vous a bien voulu nous porter au soutien de notre combat pour la France.
Les prochaines échéances électorales seront municipales. Nous serons présents et… gagnants avec vous et au service de l’intérêt général, des Biterroises et des Biterrois.
France Jamet, candidate sur la 6e circonscription de l’Hérault et toute son équipe militante
…
Législative d’Hénin-Beaumont : le Conseil constitutionnel rendra sa décision vendredi prochain
La date est tombée. Les Sages rendront, vendredi 7 décembre, leur verdict quant au recours déposé par le Front national contre le député socialiste Philippe Kemel pour les élections législatives à Hénin-Beaumont. Battue de moins de 120 voix, Marine Le Pen espère rejouer l’élection.
A Hénin-Beaumont, le Front national espère rejouer l’élection législative après avoir déposé un recours au Conseil constitutionnel par la voix de Steve Briois.
Ainsi, les Sages rendront leur verdict le 7 décembre selon le site internet de l’Institution.
« Il y a six décisions ce jour-là », insiste le Conseil constitutionnel. Il est à noter que le recours de Stéphane Ravier contre Sylvie Andrieux sera examiné le même jour pour la 3ème circonscription des Bouches-du-Rhône.
Si les Sages invalident le scrutin législatif de la 11e circonscription du Pas-de-Calais, Marine Le Pen pourra de nouveau défier le député socialiste élu, Philippe Kemel, dans une législative partielle.
Source : Conseil Constitutionnel
Election législative partielle de la 1ère circonscription du Val-de-Marne : Laboratoire de l’implosion ou de l’explosion de l’UMP au niveau national ?
Communiqué de presse Anne-Laure Maleyre
Les Français sont spectateurs depuis maintenant plusieurs semaines du chaos inouï qui règne à l’UMP au niveau national, laissant envisager une implosion de l’UMP, prédite depuis des mois par Marine Le Pen.
Au niveau local, cette implosion apparaît déjà au grand jour : M. Plagnol, député sortant, investi en juin dernier par l’UMP, a pourtant rejoint l’UDI après les dernières élections législatives, et accepte maintenant l’étiquette UMP ; M. Berrios, « copéiste », se revendique, lui, de l’UMP sans en avoir l’investiture et diffuse des photos de François Fillon à ses côtés ; Mme Luciani, appartenant à l’Alliance centriste donc à l’UDI, se présente comme « divers droite »…
Cette division n’est absolument pas motivée par des raisons idéologiques, mais seulement par la défense d’intérêts particuliers et la recherche ou la préservation d’un poste, d’une «gamelle», qu’ils se disputent tous, faisant bien peu de cas des intérêts des habitants de la circonscription et des Français.
C’est au-dessus de cet invraisemblable « panier de crabes » qu’Anne-Laure Maleyre, candidate du Front National à cette élection législative partielle, appelle les électeurs dégoûtés des trahisons, des reniements et des divisions stériles de l’UMP, à rejoindre sa candidature sincèrement patriote, soucieuse de la souveraineté de la France et des Français d’abord !
Législative : et si on revotait dans la circonscription d’Hénin-Beaumont ?
Les électeurs de la circonscription d’Hénin-Beaumont devront-ils retourner aux urnes pour élire à nouveau leur député ?
D’ici à la fin de l’année, le Conseil constitutionnel doit rendre sa décision sur le recours en annulation porté par le FN contre l’élection de Philippe Kemel.
En attendant, le parti de Marine Le Pen réoccupe le terrain, les médias braquent pour une énième fois leurs projecteurs sur la ville, à gauche, ça discute en coulisses. Quant aux habitants, ils balancent entre inquiétude, impatience et lassitude.
Source : La Voix du Nord
Stéphane Ravier (FN) fait un recours auprès du Conseil constitutionnel
Communiqué de Stéphane Ravier, candidat aux élections législatives des 10 et 17 juin 2012 dans la 3e circonscription des Bouches du Rhône, conseiller régional du Front National
J’ai déposé ce matin en Préfecture de Marseille une requête en annulation de l’élection législative des 10 et 17 juin 2012 dans la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône.
Il m’apparait évident que Madame Andrieux a pu bénéficier dans le cadre de cette campagne, des retombées électoralistes grâce au clientélisme frauduleux dont elle est accusée et pour lequel elle est renvoyée devant le tribunal correctionnel le 19 novembre prochain.
Qu’à ce titre, en l’état de cette fraude en passe d’être jugée, le résultat de l’élection de Madame Andrieux a été manifestement faussé, l’égalité entre les différents candidats ayant été rompue du fait de ces arguments.
De plus, Madame Andrieux s’est présentée à travers sa profession de foi et ses bulletins de vote du premier tour, comme la candidate du parti socialiste alors que son investiture lui avait été retirée plusieurs jours avant le premier tour.
Les électeurs ont ainsi été trompés, victimes d’une manœuvre tant de la part de Madame Andrieux que du Parti socialiste, celui-ci aurait pu retirer son investiture en temps et en heure afin que la commission de propagande ne valide pas des bulletins de vote et des professions de foi irréguliers.
Qu’il s’en suit que cette irrégularité flagrante de son bulletin de vote et de sa circulaire ont introduit une confusion de nature à fausser le résultat de l’élection, tant au premier tour qu’au second.
Pour ces motifs, j’ai donc demandé au président et aux membres du Conseil constitutionnel d’annuler l’élection de Madame Sylvie Andrieux intervenue le 17 juin dernier.
Rappel des résultats :
1er tour : Ravier 29,87 % avec 10.975 voix Andrieux 29,80 % avec 10.948
2d tour : Ravier 49,01 % avec 17.263 voix Andrieux 50,99 % avec 17.962
Florian Philippot invité de Robert Ménard / Sud Radio
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Le vote Front national a progressé dans les cantons de l’Avesnois.
Le score du Front national dans la 12e circonscription, où le PS Christian Bataille l’a emporté, dimanche soir, avec 57,47 % des suffrages, laisse songeur.
La Frontiste Anne-Sophie Lévêque, et ses 42,53 % , fait certes moins bien que l’UMP Marie-Sophie Lesne dans la 22e (47,2 %) en 2007 et que le divers droite Jean-Marie Lemaire (48,3 %) en 2002 (*). Mais tout de même, l’écart n’est pas fracassant. Alors certes, la participation, ce coup-ci, est d’une petite dizaine de points en moins. Cela ne suffit pas pour expliquer le résultat du parti de Marine Le Pen, de surcroît représenté par une étudiante en droit qui habite Hénin-Beaumont et a jeté son dévolu sur cette circonscription sans avoir d’ancrage local. Elle n’a pas gagné mais fait un bon score.
Revue de détails…
L’Avesnois rural, c’est presque un pléonasme, aime le Front national. Au point de placer en tête sa candidate. Et ce, depuis maintenant plusieurs scrutins. Le plus surprenant, c’est peut-être ce canton d’Avesnes sud où la Frontiste fait son meilleur score avec 47,51 %, obtenant 62,33 % à Rainsars, un record dans cette commune rurale qui ne connaît pas les problèmes des grands ensembles urbains. Ici, dans l’Avesnois, hormis les difficultés économiques d’un territoire en souffrance, les journées sont à l’image d’un tableau de Millet. Va comprendre… Si ce n’est que cet Avesnois-là refuse de se projeter dans un monde qui change, peut-être trop vite. On remarque que les villages situés en périmètre de forêt, Locquignol (59,47 %), Écuélin, Sassegnies (60,68 %) aiment à se réfugier dans ce vote frontiste. Et protestataire aussi. Quels que soient parfois les acteurs au second tour. Même quand, dans une présidentielle, Nicolas Sarkozy est en lice, cela n’empêche pas au premier tour d’avoir, à Écuélin, le FN bien placé. Soit premier ou premier ex-æquo avec l’UMP. Et c’est vrai aussi dans les villages à l’extrémité de l’arrondissement. Fontaine-au-Bois où Anne-Sophie Lévêque a tracté plusieurs fois lui donne 60,06 %. Ça fait longtemps que cette commune, dans le passé RPR, vote sans complexe FN. Un phénomène qui ne se vérifie pas dans les deux cantons du Cambrésis. Sur les cantons de Solesmes et Carnières, où communistes et socialistes sont attachés à unir leurs forces, quatre communes seulement franchissent le pas du vote Lévêque. Le canton d’Hautmont est atypique. La Frontiste y fait aussi un de ses meilleurs scores. Mais 56 % des électeurs ont boudé les urnes et 368 ont voté blanc. Sont-ce les partisans de Joël Wilmotte, le conseiller général UMP ? Certains ont peut-être été séduits par le FN, mais pas tous.
Source : La Voix du Nord
Tarn : le FN s’enracine de l’Ouest.
Si l’on a encore du mal à afficher son choix sur la place de l’église, dans le secret de l’isoloir, les électeurs n’hésitent plus à déposer un bulletin Front national dans l’urne. Le résultat du 2e tour de l’élection législative sur la deuxième circonscription (Albi-Gaillac-Carmaux) qui opposait Jacques Valax, le candidat socialiste face à Marie-Christine Boutonnet pour le FN est venu confirmer les bons résultats du 1er tour. Si la victoire tendait les bras au député sortant, la candidate frontiste a gagné 8.000 voix entre les deux tours. Elle a surtout réussi d’excellents scores dans le Gaillacois et le Graulhétois que le candidat d’une droite classique pourrait lui envier. Elle s’offre même le luxe symbolique d’être en tête sur la petite commune de Broze avec 27 voix en sa faveur contre 21 pour le socialiste ; ainsi qu’à Moulayrès sur le canton de Graulhet (54 voix pour et 42 en faveur de Valax).
DROITE CLASSIQUE ABSENTE
Sur cette partie de l’ouest tarnais, la droite classique a dû se résoudre dès le 1er tour, à laisser le champ libre au FN. Le parti de Marine Le Pen, comme du temps de son père, bénéficie d’un socle de voix important sur le Graulhétois et le Gaillacois. De l’ordre de 20 %. Pour José Luis Fernandez, élu UMP d’opposition à Gaillac, il peut s’expliquer par l’histoire locale de ce secteur du Tarn. « On trouve ici une forte population pied noir pour laquelle le vote Front national n’est pas nouveau ». Un élu qui reconnaît que l’UMP n’a pas été aussi présent qu’il aurait dû l’être sur une circonscription où les jeux étaient déjà faits.
Qu’importe, les électeurs de droite n’en sont pas restés pour autant à la maison, dimanche.
À Graulhet, les bureaux de vote de la mairie, très marqués à droite, n’ont donné que quelques dizaines de voix d’avance au socialiste. À Gaillac, la différence est plus nette, mais la progression du FN entre les deux tours reste importante.
« C’est une façon pour nombre d’électeurs de marquer leur désapprobation des politiques municipales qui sont menées », estime José Luis Fernandez. Mais ces bons résultats se retrouvent également dans la campagne. Dans les toutes petites communes comme dans les gros bourgs. Pour Michel Terral, le maire de Brens, c’est la traduction d’une défiance à l’égard des grands partis, qu’ils soient de gauche ou de droite. Un vote protestataire. L’expression d’une inquiétude que le gouvernement va devoir entendre. Max Moulis, maire de Lagrave, ajoute au phénomène du vote FN, la forte abstention.
Si beaucoup d’élus estiment qu’il n’y a pas dans ces secteurs ruraux de gros problèmes d’insécurité ou d’immigration, deux thèmes chers au FN, ils reconnaissent que ces préoccupations occupent bien les discussions de leurs administrés.
Pour Michèle Rieux, maire PS de Gaillac et conseillère générale, il est « inquiétant de voir les gens de droite voter aussi massivement pour le FN. Mais ils ne sont pas dans une logique d’appareil plutôt dans une peur alimentée en permanence. C’est à la classe politique de travailler à renverser la tendance.»
Source : La Dépêche du Midi









