Parlement européen : le retour de la Pravda!

dominique_bildeCommuniqué de Presse de Dominique Bilde, députée française au Parlement Européen.

La commission culture du Parlement européen prépare actuellement un avis sur la « communication stratégique de l’Union visant à contre la propagande dirigée contre elle par des tiers ». Tout est dans le titre! Le rapporteur, convaincu que le résultat du dernier référendum au Pays-Bas est le fruit d’une propagande russe à l’encontre de l’Union européenne, appelle Bruxelles à agir contre toute opinion anti-européenne qui ne peut relever que de la désinformation.

Les médias « indépendants » devront ainsi être formés par des « bonnes pratiques », tandis que, dans les écoles, les élèves devront apprendre à distinguer le bon grain de l’ivraie. On attend avec impatience la prochaine étape qui prendra probablement la forme d’un organe de presse officiel, dans un contexte qui n’est pas sans rappeler celui de la Guerre froide.

En effet, ce texte fait explicitement référence à la Russie comme premier agent d’influence qui tenterait par tous les moyens de déstabiliser l’Union Européenne en muselant la liberté d’expression. Étrangement, le rapporteur n’a pas jugé bon de mettre en cause son nouvel allié Turc, lequel n’est pourtant pas réputé pour être un ardent défenseur du pluralisme d’opinions : rappelons que, rien que sur ce dernier mois, la Turquie a refusé l’entrée sur son territoire à un correspondant de la télévision allemande ARD ; que le gouvernement d’Erdogan a souhaité bloqué l’antenne locale de l’organe de presse russe « Sputnik » ; ou encore, que la Commission européenne a dû retirer une subvention à un orchestre allemand ayant eu l’outrecuidance de présenter un spectacle sur le génocide arménien.

Il semblerait que ceux qui souhaitent encore porter une voix dissidente au sein de l’Union européenne n’aient plus qu’à apprendre le turc.

Marion Maréchal-Le Pen invitée sur I>télé

Nicolas Bay invité sur LCI

Subventions aux associations : les « folies » de la mairie de Paris et d’Anne Hidalgo !

wallerandCommuniqué de Wallerand de Saint Just, Secrétaire départemental de la fédération du Front national de Paris

Crise ou pas crise, le Conseil de Paris subventionne à tout va ! La preuve par la séance plénière, du 29 mars dernier dont l’ordre du jour comprenait le vote de diverses subventions aux associations pour l’année 2016.

La subvention la plus remarquée concerne la fameuse salle de shoot, dite « salle de consommation à moindre risque » qui verra le jour cet automne à l’hôpital Lariboisière dans le Xe arrondissement. Ce ne sont pas moins de 850 000 euros de l’argent des contribuables parisiens qui seront absorbés ce projet contesté.

Mais cette salle de shoot, c’est l’arbre qui cache la forêt. En effet, « Contribuables associés » a déniché bien d’autres subventions ahurissantes votées ce jour-là :

30 000 euros ont ainsi été attribués à l’UNEF (Union Nationale des Étudiants de France), syndicat étudiant ultra politisé, dont un ex président, Bruno Julliard, est aujourd’hui premier adjoint à la Mairie de Paris.

13 000 euros vont aller à l’association « Les Ami-e-s du Mage » pour des colloques et débats sur les « questions de genre et du travail », mais aussi 3 500 euros pour le « Festival international du film lesbien ». L’an dernier, cette cérémonie proposait notamment un « tutoriel Crash Pad’s Guide to Fisting », présenté comme une « rencontre entre le porno queer et l’éducation sexuelle, dans ce premier « guide filmé » du fist ».

Sur le même thème, ce sont encore 20 000 euros qui seront versés à l’association « Les dégommeuses », afin de faire participer « 15 joueur-se-s et activistes LGBT » à des tournois de foots.

Dans ce festival de dépenses clientélistes, le Hip-Hop n’est pas en reste, qui recevra pas moins de 44 500 euros versés à l’association « Hip-Hop citoyens » pour le « développement de la citoyenneté dans le mouvement Hip-Hop » (sic).

Cette série de subventions qui répondent à des logiques de copinage pour les unes, de clientélisme bobo pour les autres, représentent un véritable détournement de l’argent des contribuables en ces temps de terrible crise économique Elles vont à l’encontre de ce qui devrait être la priorité de la mairie de Paris, à savoir : le soutien aux Parisiens les plus défavorisés.

Grèce : des migrants attaquent la police à Lesbos

Un ancien journaliste témoigne sur la « mascarade absurde de Nuit Debout »

Jérôme Godefroy, ancien journaliste à RTL qu’il a quitté en 2010 , observe le mouvement « Nuit debout » place de la République où il habite.

Depuis plus de trois semaines que je parcours le dallage minéral de la Place de la République à Paris, je prétends connaître assez bien cette agora transformée en gros foutoir par la grâce d’une irruption de colère, avec le concours d’un gouvernement mort de trouille et de journalistes indulgents, trop contents d’avoir trouvé un sujet de reportage pas cher et accessible en métro.
Cet espace public confisqué est devenu la cour de récréation d’idéalistes embrumés, de marginaux crasseux et de casseurs chevronnés.

Chaque après-midi, le souk gauchiste installe ses stands : livres marxistes défraichis, merguez et légumes bio. Les palabres commencent. Un groupe studieux en arrive à la conclusion que le capitalisme, c’est mal. Un autre s’accorde gravement sur la nécessité de réduire les inégalités et d’étrangler les banquiers au passage. Plus loin, des jeunes femmes se sont isolées pour échanger entre elles. Les mâles sont proscrits. Ce serait leur faire injure de croire qu’elles parlent chiffons.

On vote sur tout et rien à mains levées, y compris sur le principe de voter à mains levées. On cite Bourdieu et Badiou comme on récite les psaumes dans un couvent. Un orateur saisit le micro pour dire à l’assemblée attentive : “La masturbation n’est pas interdite par l’Islam”. Ce qui apporte à certains un certain soulagement. […]


Peu à peu, l’atmosphère devient munichoise : je n’évoque pas Daladier mais plutôt la fête de la bière. […]

A l’aube, la place est un dépotoir. Les brigades de nettoyage de la Mairie de Paris entrent en action. Après le déjeuner, les premiers “deboutistes” émergent de leur grasse matinée pour réinstaller leur petit cirque. Et le cycle de la veille reprend de plus belle.
Cela dure depuis plus de trois semaines. […]

Consciencieusement et aux frais du contribuable parisien, Madame Hidalgo envoie chaque jour les équipes de la voirie récurer ce cloaque.
Qui trouvera une issue à cette mascarade absurde ? Et qui gouverne en France ?

medium.com

Marine le Pen invitée des « 4 vérités » sur France 2

Autriche : les premières estimations donnent les patriotes du FPÖ largement en tête

L’extrême droite est arrivée largement en tête du premier tour de l’élection présidentielle dimanche en Autriche, les deux grands partis au pouvoir depuis 1945 étant éliminés d’entrée, selon des projections basées sur des résultats partiels et des sondages de sortie des urnes. Le candidat du parti FPÖ, Norbert Hofer, remporterait 36,7% des voix, réalisant le meilleur résultat de ce parti depuis la guerre à une élection nationale en Autriche. Un écologiste, Alexander van der Bellen, et une candidate indépendante, Irmgad Griss, sont au coude-à-coude pour la deuxième place, à respectivement 19,7% et 18,8% des suffrages, selon ces projections. L’Express

Exclusif: l’Occident savait que Kadhafi comptait quitter le pouvoir

Kadhafi avait pris la décision de quitter le pouvoir, et ce n’était un secret pour personne, révèle un expert français.

Mouammar Kadhafi

Mouammar Kadhafi était prêt à lâcher le pouvoir, a déclaré Robert Dulas, ex-conseiller spécial chargé des Affaires étrangères auprès de la Présidence de la république. Riche d’une expérience de 40 ans en Afrique, ce dernier dirigeait une société de sécurité privée à l’époque de l’action militaire en Libye.

« J’ai rencontré personnellement le colonel Kadhafi et il était décidé à laisser le pouvoir », déclare-t-il dans un entretien à Rachel Marsden qui sera bientôt disponible sur le site de Sputnik.

Et de préciser que le message était passé: « On a fait passer le message en disant qu’il était prêt à laisser le pouvoir et lui-même avait dit +je suis prêt à me transformer en reine d’Angleterre pour inaugurer les chrysanthèmes+ ».

Robert Dulas explique que Mouammar Kadhafi voulait rester une icône dans son pays, laisser pendant les six mois qui suivaient le pouvoir à son fils en attendant de préparer des élections transparentes, démocratiques.

« Je lui ai demandé s’il était prêt à communiquer là-dessus. Il a dit oui. Et Delphine Minoui qui travaillait à l’époque pour Le Figaro, pour le New York Times et pour TFI m’a rejoint à Tripoli et je l’ai introduite auprès du guide (de la révolution libyenne, ndlr). Elle l’a donc interviewé et dans la fin de l’enregistrement télévisé le guide disait +Je suis prêt à me retirer+. L’enregistrement est passé mais la fin de l’enregistrement n’a jamais été diffusée sur les antennes », explique-t-il.

A la question de savoir pourquoi une opération militaire avait été montée pour enlever quelqu’un qui avait l’intention de partir, M. Dulas a répondu que Mouammar Kadhafi lui-même ne comprenait pas les raisons de ce brusque changement d’attitude et avouait que « le contact avec notre pouvoir (la France, ndlr) de l’époque était excellent: il est venu planter sa tente dans les jardins de l’Elysée », mais « quelques mois après il ne comprenait pas pourquoi cette attitude ».

Robert Dulas pense qu’il y avait certainement des choses qui ennuyaient le gouvernement de l’époque. « Ce n’est pas par hasard si les juges aujourd’hui essaient de savoir comment a eu lieu le financement de la campagne (électorale de Nicolas Sarkozy, ndlr) et je pense qu’il a des liens directs avec cette opération. Il y a aussi certainement des liens directs avec les puits de pétrole sur la région de Benghazi qui intéressaient du monde. Donc le fait de dégager Kadhafi ouvrait la porte à certaines choses et supprimait peut-être un témoin gênant », conclut-il.

Robert Dulas est auteur du livre « Mort pour la Françafrique », qui décrit un incident mystérieux où un de ses amis fut « froidement exécuté ».

Une révolte dirigée contre le dirigeant Mouammar Kadhafi a éclaté en Libye à la mi-février 2011. Les rebelles ont formé un Conseil national de transition (CNT) soutenu par l’Otan qui s’est impliqué dans le conflit aux côtés des insurgés.

Le 17 mars, le Conseil de sécurité de l’Onu a adopté une résolution permettant le recours à la force pour instaurer une zone d’exclusion aérienne. Après 42 ans de pouvoir et 8 mois de révolte, le colonel Kadhafi a été capturé et violemment assassiné par des insurgés près de sa ville natale de Syrte le 20 octobre 2011.

Source: Sputnik

Assad a refusé l’offre des GRI de transférer sa famille en Iran

Le commandant de l’unité spéciale Al-Qods des Gardiens de la Révolution islamique (GRI), le général Qasem Soleimani aurait proposé au président syrien Bachar el-Assad de transférer sa famille dans un lieu sûr pour pouvoir diriger le pays sans craindre pour la vie de ses proches.

Le président syrien Bachar el-Assad et son épouse Asma

Le ministre iranien du Renseignement et de la Sécurité nationale Mahmoud Alavi a déclaré que le président syrien Bachar el-Assad avait refusé une offre d’asile de Téhéran pour sa famille, a rapporté samedi la chaîne de télévision libanaise Al Mayadeen. 

Selon la chaîne, la proposition d’installer en Iran la famille du président syrien émanait du commandant des forces spéciales des Gardiens de la Révolution islamique (Forces Al-Qods), le général Qasem Soleimani, selon lequel cela aurait pu permettre à Bachar el-Assad de diriger la Syrie sans crainte pour la vie et la santé de ses proches. 

Le dirigeant syrien aurait répondu par la négative, expliquant que « sa famille était comme toutes les autres familles syriennes, et c’est la raison pour laquelle, elle resterait à Damas ». 

Quoi qu’il en soit, Damas n’a aucunement commenté cette information des médias. Ces dernières années, plusieurs médias ont évoqué l’intention du président syrien de se réfugier en Iran ou en Russie si son gouvernement était amené à s’effondrer, mais toutes ces informations ont été formellement démenties par Bachar el-Assad, qui a plus d’une fois déclaré qu’il ne quitterait pas son pays. 

La Syrie est en proie à un conflit intérieur sanglant depuis 2011. Les troupes gouvernementales font face à différentes formations paramilitaires. Le régime de cessez-le-feu y est en vigueur depuis le 27 février 2016. La trêve ne concerne toutefois pas le groupe djihadiste Etat islamique (EI ou Daech), le Front al-Nosra (filiale syrienne d’Al-Qaïda) et les autres organisations qualifiées de terroristes par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Nuit debout, CGT : les faux rebelles

Nicolas BayÉdito de Nicolas Bay, Secrétaire général du Front National, Député français au Parlement européen

Si, à l’origine, le mouvement « Nuit debout » prétendait rassembler les Français autour de la contestation de la loi El-Khomri, se défendant de toute récupération politique, chacun aura pu constater depuis quelques jours que la réalité est tout autre. Bien loin d’une démarche authentique et populaire, à la tête du collectif se trouve une poignée d’agitateurs, majoritairement issus d’un microcosme parisien déconnecté des réalités du pays. Militants d’EELV, du Front de gauche, des syndicats non-représentatifs, ou encore des officines et groupuscules d’extrême gauche les plus archaïques et caricaturaux s’imaginent jouer leur nouveau mai 68 ou lancer là leur « Podemos » français. L’expulsion violente du philosophe Alain Finkielkraut Place de la République a montré à quel niveau s’élève leur conception du débat démocratique et intellectuel…

Les pseudo-rebelles sont en réalité enfermés dans un entre-soi total, et leurs préoccupations et revendications apparaissent à des années-lumière de celles des Français, de ceux qui ne peuvent se permettre une nuit à discuter sur une place parce qu’ils se lèvent tôt ou passent justement la nuit au travail. Parmi ceux-ci se trouvent notamment nos policiers.

Enchaînant les nuits – et les journées – debout, inlassablement, depuis des mois dans le contexte particulier que nous connaissons, les policiers, tout comme les gendarmes et les militaires, sont peut-être les « salariés » qui, actuellement dans notre pays, mériteraient le plus de considération. C’est ainsi un bien étrange hommage que celui que leur a rendu la CGT à travers une affiche puérile et outrancière. Il faut rappeler que ce sont 157 policiers qui ont été blessés depuis le début des manifestations, et que 18 000 policiers et gendarmes l’ont été l’an dernier. Si tout abus mérite d’être sanctionné (et la police est l’administration la plus exemplaire en termes de sanctions internes, rappelons-le aussi), la réalité apparaît bien différente de cette affiche scandaleuse !

Regroupement familial : 59% des français veulent sa suppression !

Alors qu’à l’exception du FN, la suppression du regroupement familial n’est jamais évoquée, près de 6 Français sur 10 (59 %) la réclame (voir tableau) !

« Ce résultat confirme le durcissement de l’opinion sur l’immigration, déjà constaté, notamment, sur l’accueil des migrants, explique Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop. Il est d’autant plus impressionnant que le regroupement familial fait partie, depuis quarante ans, des piliers jamais remis en cause de notre politique d’intégration. Il y a, sur cette question, un décalage particulièrement important entre la parole politique et les attentes des Français. »

« On constate, sur cette question, un vrai clivage gauche-droite, décrypte Jérôme Fourquet. La corrélation est même parfaite : plus on est à gauche, plus on est pour le regroupement familial, plus on est à droite, plus on est pour sa suppression. » S’il existe, lui aussi, le clivage entre les différentes catégories socioprofessionnelles est cependant moins marqué.

C’est, logiquement, chez les ouvriers, premiers “cohabitants” des populations immigrées, que le souhait de suppression est le plus important (67 %), mais les professions libérales et cadres supérieurs sont étonnamment près d’un sur deux (48 %) à penser de même. Totalement absent des débats jusque-là, le sujet a donc toutes les chances de s’inviter dans la campagne présidentielle.

Valeurs Actuelles

Le Japon continue de limiter l’immigration : « Nous ne voulons pas nous retrouver dans la situation de la France »

Historique : le nombre de travailleurs étrangers au Japon franchira la barre du million d’individus cette année, a calculé le gouvernement. Depuis 2009 cette population a crû de 49%. Une poussée exponentielle, visible surtout dans le grand Tokyo, où est concentrée 30% de la main d’œuvre étrangère: il suffit de pousser les portes d’un konbini, une des épiceries de proximité qui quadrillent le pays, pour se retrouver devant des caissiers généralement chinois.

Serait-ce le signe d’une tolérance nouvelle du Japon à l’immigration ? Pas encore. A tous égards, l’Archipel demeure extraordinairement strict et circonspect sur la question. Le Premier ministre ne manque jamais une occasion de rappeler que la troisième économie du monde n’a pas de politique d’immigration, à la grande joie de l’opinion publique et des syndicats nippons, qui n’ont jamais été bercés par l’ »Internationale » quand on leur parlait d’ouvriers étrangers. Même si le nombre des étrangers augmente, il est au même niveau qu’en 2008, avant le terrible choc Lehman et la catastrophe de Fukushima, qui ont provoqué énormément de retours aux pays.

Les critères d’obtention de visas professionnels demeurent drastiques.

« Le problème d’accepter des étrangers est qu’ils risquent d’acquérir la nationalité japonaise. Nous ne voulons pas nous retrouver dans la situation de la France », déclare crûment Akira Morita, directeur général de l’institut national de la population IPSS avant d’opposer des arguments définitifs à une ouverture du pays  « le Japon n’est de toute façon pas attirant pour les travailleurs immigrés. Ils peuvent aller partout sur la planète, où ils seront mieux payés qu’au Japon. Et leur propre pays leur offrira bientôt le même salaire que le nôtre ». […]

Challenges

Nicolas Bay invité de « Politique matin » sur LCP

Libéralisation du rail : le saccage de l’Union européenne continue

MLPCommuniqué de presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National

Imperturbablement, en dépit de ses échecs répétés et au mépris des oppositions démocratiques, l’Union européenne poursuit son travail de destruction de nos services publics.

C’est ainsi que le 19 avril, la Commission européenne et le Parlement européen ont conclu un accord sur le « quatrième paquet ferroviaire », qui achève de libéraliser le secteur du rail dans notre pays, ouvrant notamment à la concurrence le transport commercial des passagers.

Cette dernière mesure va inévitablement priver la SNCF de parts de marché sur ses lignes les plus rentables, affaiblir sa santé financière et donc mettre en péril ses autres activités.

C’est toute la logique du service public qui est ici cassée. Les lignes les moins rentables continueront de fermer, comme cela se produit déjà depuis des années, accélérant la désertification rurale et le délitement de notre cohésion territoriale.

Les échéances marquant la fin du service public français du rail approchent à grand pas, et il ne faut pas aller chercher plus loin l’origine des cars de Monsieur Macron. 2019 pour l’ouverture à la concurrence, 2023 pour l’obligation faite aux collectivités territoriales et à l’Etat de procéder à des appels d’offres européens pour les contrats de service public. En d’autres termes, il sera bientôt interdit de favoriser une entreprise nationale, donc la SNCF, pour des missions de service public.

Ce schéma destructeur pour notre modèle national nous est imposé par l’Union européenne, avec la complicité active du PS et des Républicains ex-UMP. La France et les Français n’y gagneront rien : ni emploi, ni baisse des prix, ni meilleure qualité du service, comme on l’a déjà constaté dans les autres grands secteurs libéralisés (énergie, transports maritimes).

Le service public français du rail doit être défendu et le monopole de la SNCF réaffirmé, mais il faut pour cela récupérer notre souveraineté nationale, ce que seuls nous proposons.

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