Aux européennes, la coalition forgée par Marine Le Pen pourrait obtenir 38 sièges

La présidente du Font national, Marine Le Pen, à France Télévisions.

Selon les dernières prévisions de l’institut Pollwatch2014, du 16 avril, la patronne du Front national (FN) alliée à Geert Wilders, le chef du parti nationaliste néerlandais, le parti pour la liberté (PVV,) pourrait obtenir 38 sièges au Parlement européen provenant d’au moins sept pays. C’est assez pour former un groupe (il faut 25 eurodéputés), peser davantage dans les débats et toucher les subventions européennes.

L’hypothèse n’a pas manqué d’interpeller la presse britannique. Le Daily Telegraph a déjà fait le calcul : le groupe de Mme Le Pen pourrait récupérer l’équivalent de 2 millions de livres par an (2,43 millions d’euros), dont 364 600 euros fournis par les contribuables du Royaume-Uni.

Pour obtenir ce score, Pollwatch2014 suppose qu’outre le PVV de Geert Wielders, la fille de Jean-Marie Le Pen s’allie avec les partis « frères » en Autriche (parti de la liberté, FPÖ), en Belgique (avec les Flamands du Vlaams Belang), en Italie (Ligue du Nord), en Slovaquie (Parti national slovaque) et en Suède (Démocrates suédois).

Source: le Monde

Bonnet d’âne pour les Grandes Gueules !

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Mes électeurs seraient des personnes en souffrance n’ayant pas réglé « un certain nombre de trucs »…

À l’occasion de la sortie du livre que j’ai écrit, Du gauchisme au patriotisme, édité par Riposte laïque, nous avons eu droit, grandeur nature, à un décodage du fonctionnement d’une certaine presse – papier, radiophonique et télévisuelle.

Premier épisode : l’AFP, dont le journaliste Guillaume Daudin a lu, lui, le livre, produit une dépêche intitulée « Le maire FN d’Hayange livre un réquisitoire anti-islam dans son autobiographie ». Certes, j’ai évoqué la religion musulmane dans cet ouvrage, en quelques lignes, sans doute fort critiques, mais qui ne dépassent pas quelques phrases. J’ai par ailleurs attaqué un dogme, comme le fait régulièrement le philosophe Michel Onfray, et pas des personnes.

Mais c’est très loin d’être l’essentiel d’un livre qui évoque mon itinéraire militant, celui d’un ouvrier qui a milité à Lutte ouvrière, puis à NPA, a monté une section syndicale CGT à Nilvange, avant de rejoindre le Front national, et de gagner l’élection municipale d’Hayange.

Pourtant, simplement sur la foi d’une dépêche AFP, par dizaines, des journalistes vont relayer cette information, faisant souvent un simple copier-coller, sans prendre la peine de m’appeler. Certains feront l’effort de changer le titre, en faisant de la surenchère, comme Libération, qui se ridiculisera en parlant d’une avalanche de propos anti-islam et anti-immigrés, rien de moins !

Toujours sans avoir lu l’ouvrage, une association dite antiraciste de Moselle fera savoir qu’elle s’interroge pour savoir si elle va déposer plainte. Un site musulman encourage ouvertement les associations à aller au tribunal.

Mais ce sont « Les Grandes Gueules », dont aucun intervenant n’a bien évidemment lu l’ouvrage, qui se surpasseront dans le lynchage de ma personne, de mon livre et même de mon éditeur, traité avec un rare mépris. Mes propos seraient indignes d’un maire, comme si le fait d’être élu démocratiquement devait restreindre la liberté de parole. J’aurais, ainsi que Gilbert Collard et Robert Ménard, des troubles psychologiques graves, et mes électeurs seraient des personnes en souffrance n’ayant pas réglé « un certain nombre de trucs ».

Voilà ce que déversent, suite à une simple dépêche AFP, certains animateurs des « Grandes Gueules », dont un enseignant qui n’a pas lu mon livre !

Dans la vidéo ci-dessous, où on peut profiter de ce qui s’apparente à une exécution médiatique, Christine Tasin estime que les Grandes Gueules sont des ânes… je me contenterai de leur en attribuer le bonnet. Ce qui ne m’empêche pas de rester disponible pour répondre à leurs questions, s’ils se décidaient à m’en poser, afin d’offrir enfin à leurs auditeurs un autre son de cloche (de Pâques…).

Source: BVoltaire

Royaume Uni : 50 000 Somaliens «en situation irrégulière» vont être rapatriés

Depuis plus de vingt ans, la Somalie est ravagée par la guerre civile. Au point que des millions de Somaliens ont fuit leur pays pour se réfugier à l’étranger. Si bien que le Royaume Uni, ancienne puissante colonisatrice, connaît aujourd’hui une très forte diaspora somalienne. Lassées par la situation, les autorités britanniques auraient décidé dernièrement de rapatrier 50 000 Somaliens en situation irrégulière vers leur pays d’origine.

C’est vers la région semi-indépendante du Somaliland que le pays d’Elisabeth II se serait tourné pour organiser cette opération. L’Angleterre fournit en effet une aide financière importante à cet Etat auto proclamé du nord de la Somalie. Une aide qu’elle aurait dernièrement décidé d’assortir de contreparties, selon hch24.

Un accord aurait en effet été convenu entre le président somalilandais, Ahmed Mohamed Silanyo, et les autorités britanniques lors de son passage à Londres ces dernières semaines.

Dernièrement, la présence du ministre de réinstallation des réfugiés, Ahmed Abdi Kahin, depuis deux semaines en Angleterre, n’était également pas passée inaperçue auprès de la diaspora dans le pays. Ainsi, certains politiciens somalilandais installés à Londres, auraient fait part de leur regret et de leur colère à hch24, du fait que le ministre leur ait caché la raison principale de sa visite en Angleterre.

Le Somaliland, situé au nord de la Somalie, près de la frontière avec l’Ethiopie, ne reconnaît plus l’autorité du gouvernement de Mogadiscio depuis sa déclaration unilatérale d’indépendance en 1991. Zone relativement stable par rapport au reste du pays, il a atteint un niveau d’indépendance tel qu’il dispose aujourd’hui de ses propres institutions et de son propre gouvernement.

Afrik.com

La France vue des États-Unis (VOSTFR)

C’est quoi un Français de souche ?

L’école doit éduquer, pas endoctriner

Communiqué de Jean-Claude Blanchard, conseiller municipal de Saint-Nazaire, conseiller à la CARENE

     J’apprends avec stupéfaction qu’au lycée expérimental de Saint-Nazaire, déjà tristement célèbre pour être l’un des plus mauvais lycées du pays avec 8 % de réussite au baccalauréat, était organisée ce vendredi une projection d’un film et la présentation d’un livre. Ces deux « œuvres » – je ne saurai dire – sont dédiées aux Groupes d’action révolutionnaires internationalistes (GARI). Ceux-ci, formations anarchistes d’extrême gauche actives durant les années 1970 contre le régime finissant de Franco, se sont faites connaître par leurs méthodes.

     Quelles sont ces méthodes dont le lycée expérimental de Saint-Nazaire se fait l’apologue ? Il y a le financement par le biais de hold-up et de braquages de banques. Il y a les attentats à la voiture piégée et à la mitraillette, visant des ponts, véhicules, banques, gares, palais de justice, consulats, lieux de culte, compagnies aériennes, postes-frontières et sièges de journaux ; donc, de symboliques atteintes aux biens, aux personnes, aux institutions et jusqu’à la liberté même d’expression ! Il y a, encore, de fausses alertes à la bombe, et les vraies bombes qui explosent, blessant grièvement douze civils.

     Voilà deux documents qui ne sont pas présentés à des étudiants en histoire ou en sciences politiques d’une vingtaine d’années, sous la forme contextualisée de sources historiques, sujettes à recherche et débat, par exemple dans le cadre de travaux dirigés. Non ! Ce sont de jeunes gens d’une quinzaine d’années qui en seront les destinataires, non seulement sans le recul critique mais en plus – c’est cadeau ! – le commentaire partial et passionné de Nathalie Bruneau, ancienne élue Label gauche au conseil municipal, antifasciste assumée et dont le seul objectif pédagogique semble être la lutte contre le Front national en général et ses élus nazairiens en particulier.

     Je rappelle – mais pourquoi faut-il le rappeler ?! – que l’école est un espace sanctuarisé. La neutralité de l’enseignement et des enseignants doivent rester la norme. Aucune propagande ne saurait être tolérée, même dans un établissement « expérimental », a fortiori quand celle-ci promeut le terrorisme !

     J’en réfèrerai donc dès aujourd’hui tant à l’inspection d’Académie qu’au conseil régional et qu’au conseil général.

L’édito de Steeve Briois : les premiers pas convaincants des élus FN

6L’heure de l’installation a sonné pour les 1600 conseillers municipaux et les presque 500 élus communautaires FN et déjà ceux-ci se signalent par leur activité.

Ainsi, dès l’élection des maires et des présidents d’intercommunalités, les élus FN qui avaient symboliquement présenté leur candidature ont généralement obtenu plus de voix que leur total théorique. Un signe qui démontre que même si certains ont été élus sur des listes non-FN, le pôle d’attraction constitué par le FN / RBM va bien au-delà des frontistes de stricte obédience. Ces centaines d’élus indépendants mais proches de nos idées sont un vivier important sur lequel il faudra compter.

Les élus FN ont également fait montre d’une belle volonté de travailler. Ainsi, ils sont surreprésentés dans les commissions municipales, signe de leur détermination à « mettre leur nez partout » dans le sens de l’intérêt général. Ils ont très souvent tenu des discours introductifs très offensifs, montrant ainsi qu’ils ne sont pas là pour faire de la figuration.

Du côté des nouveaux maires, plusieurs initiatives sont à signaler. Tout d’abord, à Hénin-Beaumont, notre volonté de faire respecter scrupuleusement la loi républicaine et de lever la pression fiscale qui pèse sur nos concitoyens aura bientôt ses premières conséquences salutaires. Les drapeaux de l’Union européenne ont disparu du fronton de l’hôtel de ville, comme à Fréjus sur décision du maire David Rachline, au profit de celui qui nous uni et nous rassemble le mieux, le drapeau tricolore. Les autres maires sont bien entendu extrêmement actifs et nous vous en reparlerons en détail prochainement.

Qu’on se le dise, être utiles, crédibles et proches des préoccupations de nos concitoyens est la devise des élus FN, qu’ils soient dans la majorité ou dans l’opposition. Plus qu’un objectif politique, c’est un pacte moral lié avec la population. C’est aussi la nécessaire démonstration de la capacité gestionnaire des cadres de notre mouvement, venant répondre à l’une des critiques qui nous est le plus couramment adressée. C’est enfin la preuve qu’une nouvelle génération d’hommes et de femmes politiques sincères et compétents peuvent éclore sur les ruines du système UMPS.

Une obligation d’excellence et de résultats : voilà la feuille de route des élus FN !

Steeve Briois
Secrétaire Général du Front National

Européennes 2014 : message de soutien de Marion Maréchal Le Pen à Aymeric Chauprade

Message de soutien de Marion Maréchal Le Pen à Aymeric Chauprade, tête de liste aux élections européennes du 25 mai pour l’Ile-de-France et les Français de l’étranger.

 

Visitez le site de campagne d’Aymeric Chauprade : www.chauprade2014.com

Sondage Européennes : le FN devant l’UMP et PS

Europeennes-le-FN-devant-l-UMP-et-le-PS_article_landscape_pm_v8Les premiers résultats de notre sondage donnent le Front national en tête des intentions de vote, devant l’UMP et le PS.

Une abstention très forte et un Front national en tête : tel est le paysage que dessine la première vague de notre enquête en continu Eurorolling Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio. Chaque jour jusqu’à la date du scrutin, les résultats de ce sondage quotidien seront publiés sur ParisMatch.com

A un peu plus d’un mois des élections européennes du dimanche 25 mai, qui doivent aboutir au renouvellement du Parlement européen, les résultats du Front national font figure de véritable coup de tonnerre pour les autres partis. D’après notre enquête, il remporte 24% des intentions de vote, contre 23% à l’UMP et 21% au Parti socialiste. Les listes UDI-Modem recueilleraient 9%. L’indice d’abstention, à 61%, est particulièrement élevé : en 2009, il avait été de 59,4%.

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Autre enseignement de notre sondage quotidien, les listes du Front de gauche devanceraient celles des écologistes, avec 8% d’intentions de vote contre 7,5%. Pour Europe Ecologie – Les Verts, ce score témoigne d’un net recul. En 2009, les listes EELV avait rassemblé 16,28% des suffrages, presque autant que celles du Parti socialiste.

Source : Paris-Match 

Hongrie : large victoire des conservateurs et des « populistes »

Hongrie : large victoire des conservateurs et des « populistes »

«[En Hongrie], la  « gauche » devenant la « droite » et vice versa, cette inversion préfigure peut-être ce qui pourrait se passer demain en France.»

♦ Les médias sont restés très silencieux quant aux résultats des élections législatives qui ont eu lieu dimanche dernier en Hongrie. Comme chaque fois qu’un fait dérange la nomenklatura médiatique, cette dernière l’ignore et omet d’en parler. Cette pratique très courante est une des formes que prend le « totalitarisme mou » que nous subissons depuis des décennies.


Une défaite de la gauche libérale-libertaire

Le Fidesz, parti conservateur du premier ministre sortant Viktor Orban, a recueilli 44,54% des voix, l’alliance de gauche près de 26%, le parti « populiste » Jobbik, 20,54% (17% en 2010) et le parti libéral-écologiste environ 6%. La gauche libérale-libertaire européiste n’a donc obtenu qu’un tiers des voix tandis que les eurosceptiques politiquement incorrects en ont obtenu deux fois plus.

Parti au pouvoir, le Fidesz a subi un tassement puisque 52,7% des Hongrois avaient voté pour ce parti en 2010. Ce tassement n’est pas en soi étonnant ; c’est le sort le plus fréquent de tout parti au pouvoir. Ce qui est remarquable, par contre, c’est que, malgré les menaces et les mises en garde de la Commission européenne et du gouvernement américain, il ait réussi à atteindre un tel niveau. Il est tout aussi remarquable que la coalition de gauche libérale-libertaire, qui a bénéficié du soutien et des encouragements de cette même Commission, ait fait un score aussi médiocre.

Les médias n’ont pas manqué de dénoncer le fait que les 44,54% de voix qu’il a obtenues permettront au Fidesz d’occuper les deux tiers de l’Assemblée, comme le système électoral hongrois le prévoit. « Si la coalition de gauche avait fait un tel score, c’est elle qui aurait occupé les deux tiers de cette assemblée sans que les médias trouvent à y redire », fait remarquer un Hongrois installé en France. « D’ailleurs, ici nous sommes actuellement dirigés par une “majorité” qui d’un sondage à l’autre ne représente qu’un gros tiers de l’électorat, ce qui est tout aussi détestable mais qui ne dérange pas le moins du monde la classe médiatique. »

Une gauche libérale et des conservateurs solidaires

Le Fidesz est en conflit avec Bruxelles du fait de son opposition à toutes les orientations libérales-libertaires des « experts » de la Commision. Parti authentiquement conservateur, il entend privilégier l’intérêt national, la lutte contre les multinationales, la critique de la marchandisation généralisée et le modèle familial traditionnel – selon la nouvelle constitution hongroise, le mariage est l’union entre une femme et un homme… De plus, Viktor Orban est dirigiste en matière économique, il taxe lourdement les banques, il a refusé d’appliquer les mesures d’austérité imposées par l’Union européenne et il a même procédé à des nationalisations. Tout cela ne plaît pas du tout à Bruxelles mais semble convenir aux Hongrois qui ont vu les prix de l’électricité et du gaz baisser, le chômage reculer et la croissance remonter à 1,4% (elle devrait être de 2% cette année).

Comme en France, la gauche hongroise est sur une ligne bruxelloise, c’est-à-dire libérale et libertaire, favorable à la mondialisation menée par les entreprises transnationales et au capitalisme dans sa version libérale. On assiste donc en Hongrie à une inversion des pôles politiques, la  « gauche » devenant la « droite » et vice versa ; cette inversion préfigure peut-être ce qui pourrait se passer demain en France.

Le Jobbik, qui a progressé cette année grâce au polissage de son style et de son discours, a bénéficié des voix des déçus du Fidesz mais aussi de celles de nombreux électeurs socialistes et communistes qui ne partagent pas les valeurs de la gauche boboïsée.

 Bruno Guillard
10/04/2014

Source: Polémia

TPM : l’UMPS est bien en place !

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Communiqué de presse du Front National du Var

Lors de l’élection du 11ème Vice-président de l’agglomération, Frédéric Boccaletti, Conseiller municipal et communautaire Front National de Six-Fours a présenté sa candidature face à Marc Vuillemot, élu socialiste de La Seyne.

Dans cette assemblée où l’UMP a 65 élus, le PS 9 et le FN 7, le résultat devait être serré… Mais c’était sans compter sur un soutien massif de l’UPM puisque le candidat du PS a obtenu 73 voix, Frédéric Boccaletti du FN : 7 et 1 abstention.

Nous voilà donc bien loin du « ni-ni » de l’UMP et de Jean-François Copé. Au même moment, l’UMP varoise dénonce l’incompétence de la gauche, mais élit ses représentants aux responsabilités… De par ce vote, ils se discréditent à nouveau !

Voici donc une nouvelle fois la preuve que le système UMPS que nous dénonçons existe bel et bien et qu’il a de beaux jours devant lui…

Austérité : Marine Le Pen répond à Manuel Valls

A Laguiole, c’est un morceau de notre patrimoine national que brade le gouvernement !

Louis-Aliot-des-elus-UMP-ont-des-mesures-qui-pillent-notre-programmeCommuniqué de Presse de Louis ALIOT - Tête de liste aux élections européennes Grand Sud-Ouest

Vice-président du Front National, Conseiller Régional de Languedoc-Roussillon, Conseiller Municipal de Perpignan

Au prétexte que la loi censée protéger les artisans titulaires d’une indication géographique protégée n’est pas encore appliquée, le gouvernement abandonne le village de Laguiole, fleuron de la coutellerie française, à une succession de décisions ubuesques.

Après avoir été dépossédé de son nom par une première décision de justice qui a donné raison à l’affairiste sans scrupules qui avait déposé la marque Laguiole en 1993, le village vient d’être condamné à payer 100 000 euros à celui qui s’est contenté de spolier son nom pour importer des produits chinois.

Les ministres Arnaud Montebourg, chantre en carton pâte du «made in France », et Valérie Fourneyron, se contentent de regretter “une situation regrettable”.
Quant à Aurélie Filippetti, trop occupée à lutter contre des maires Front National démocratiquement élus, elle laisse filer sans broncher un morceau de notre patrimoine national.

Au conseil municipal de Saint-Nazaire, le socialisme des copains

Compte-rendu de séance du conseil municipal de Saint-Nazaire

     Avec l’élection par le conseil municipal de Saint-Nazaire, vendredi dernier, des délégués de quelques cinquante-cinq commissions pour les six ans à venir (cent vingt-six en comptant, pour les écoles, les délégués de chaque établissement), c’est le « socialisme » des copains qui fait son retour dans notre assemblée.

     Monsieur Samzun, ancien candidat de l’union de la gauche, désormais élu maire, avait intitulé sa liste « Fraternelle et inventive ». Il aurait tout aussi pu bien préciser, en sous-titre de ses documents de campagne, « Les bons copains dans les bonnes commissions ». Cela n’aurait peut-être pas trop alerté les Nazairiens, qui attendent du concret pour leur quotidien, plus que le jargon des commissions et leur foule d’ « experts » en chemise de lin. Mais cela aurait en tout cas conforté les candidats socialistes dans leur choix de la bonne liste, plutôt d’ailleurs qu’une liste de la vraie gauche : celle-là, c’est celle des copains !

     Jean-Claude Blanchard et ses collègues peuvent bien être accusés d’avoir fait un hold-up sur la mairie… Mais il faut bien avoir conscience, plus sérieusement, du véritable hold-up démocratique qui se joue désormais au conseil municipal. À la clé, la tactique maintes fois répétée des socialistes au niveau national. Celle-ci tâche d’exclure le FN des commissions. Le FN devient donc d’autant moins efficace dans la mise en place d’une bonne opposition, qui pour être constructive doit avant tout connaître les dossiers de l’intérieur. Or, un FN exclu des commissions (comme d’ailleurs tout autre groupe ou élu) ne peut connaître les dossiers que de l’extérieur, hors des commissions où l’on en débat.

     Ce que nous pointons du doigt, c’est le peu de représentativité de cette assemblée, en raison d’une loi qui n’est pour le coup pas républicaine mais aussi de choix volontaires de la majorité. Que l’on en juge :

  • La prime majoritaire aidant, les 55 % de voix pour la liste d’union de la gauche deviennent 78 % de la composition du conseil municipal. Avec environ 14 % des voix, la liste du Rassemblement Bleu Marine représente 6 % du conseil municipal, une fois celui-ci mis en place. Cependant, la « faute en incombe » à la loi, et sa force injuste, pas à David Samzun.
  • Le nouveau maire est en revanche directement comptable du peu de représentativité du groupe Saint-Nazaire Bleu Marine au sein des commissions. En tout, sur 126 commissions, seules 2 (1,6 %) se voient attribués un délégué du Rassemblement Bleu Marine : handicap (Stéphanie Sutter) et services publics locaux (Gauthier Bouchet).

     La nouvelle municipalité est pleinement responsable, d’une part d’avoir « éclaté » les commissions préexistantes durant l’ancien municipe, d’autre part, d’avoir baissé le nombre de délégués dans beaucoup d’entre elles. En effet, la plupart désignent désormais moins de neuf délégués… exactement de quoi ne pas permettre d’élire de représentants RBM, dans la mesure où ceux-ci, ostracisés, ne recueillent que leurs propres voix (3 sur 49 élus).

     Si l’on y ajoute l’incompréhensible langue technocratique des textes – comme cette réflexion de vendredi sur la « location de choses » – cela nous fait penser, hélas, que l’on ne fait rien pour favoriser la bonne respiration démocratique de la Cité. Au contraire, avec le PS, tout devient opaque pour les autres, les Nazairiens en premier.

     Ils n’aiment pas beaucoup la démocratie… Ils verraient pourtant, à la pratique, que cela peut bien se passer. On le voit à Trignac, commune voisine de Saint-Nazaire, fief historique de la gauche SFIO-PCF depuis un siècle désormais passé à droite, dans le cadre d’une liste d’intérêt général. Qu’a fait le nouveau maire David Pelon en mettant en place les commissions ? Monsieur Pelon a associé les deux élus du RBM qui composent sa majorité à l’ensemble des commissions. Même chose dans des municipalités de Loire-Atlantique où le RBM est dans l’opposition, comme à Sautron, où Guylène Friard est élu dans six commissions

Gauthier Bouchet

Rémunérations : les hauts fonctionnaires européens et promoteurs du mondialisme sont mieux payés que Merkel ou Hollande

les-vingt-sept-nomment-mario-draghi-a-la-tete-de-la-bceLe magazine européen European Voice compare les revenus des hauts fonctionnaires européens avec ceux des Etats membres. Bilan : l’UE paie (beaucoup) mieux que ses Etats.

L’Union européenne est plutôt une bonne affaire pour ses dirigeants. Le magazine bruxellois de langue anglaise European Voice publie dans son édition de ce 16 avril 2014 le niveau des rémunérations des principaux dirigeants européens et les comparent à ceux des pays membres et des organisations internationales.

Les députés européens, parents pauvres de l’UE

Premier élément : les députés européens figurent parmi les responsables les plus mal payés de l’UE, avec un revenu de 7.057 euros par mois ou 95.482 euros par an. C’est beaucoup moins qu’un haut fonctionnaire à la commission. Le vice directeur général peut ainsi toucher jusqu’à 203.026 euros par an, le directeur général 220.452 euros par an. C’est aussi beaucoup moins qu’un simple membre de la Cour de justice européenne ou de la Commission européenne qui sont rémunérés 255.300 euros par an, ou 21.275 euros par mois. Le revenu du député européen n’augmente pas si le député devient président du Parlement européen. On comprend ainsi mieux l’envie de l’actuel président du Parlement, Martin Schulz, de décrocher le poste de président de la Commission européenne, payé 321.238 euros par an (26.770 euros par mois).

Mario Draghi à plus de 30.000 euros par mois

Ce poste n’est cependant que le deuxième poste le mieux payé de l’UE, à égalité avec la présidence de la Cour de Justice de l’UE et le président du Conseil européen. Le mieux payé, c’est le président de la BCE, actuellement Mario Draghi qui touche 374.124 euros par an, soit 31.177 euros par mois. De quoi profiter de l’inflation faible pour « acheter beaucoup de choses », pour reprendre son fameux proverbe prononcé cet été (et oublié depuis) : « with low inflation, you can buy more stuff » (« avec une inflation faible, vous pouvez acheter plus de choses »).

Des Commissaires mieux payés que les chefs de gouvernement

De façon générale, il est frappant de constater que les dirigeants des quatre grands pays de l’UE sont nettement moins payés que les dirigeants européens. Le président du conseil italien, le mieux payé, touche 207.630 euros par an, soit 17.280 euros par mois. C’est 19 % de moins qu’un commissaire européen et 45 % de moins que son compatriote Mario Draghi. Pour Angela Merkel et ses 204.192 euros, le revenu est inférieur de 21 % à celui d’un commissaire européen. Les deux têtes de l’exécutif français ne touchent que 178.920 euros par an, soit 30 % de moins qu’un commissaire. Enfin, le premier ministre britannique et ses 173.323 euros annuels, dispose de revenus inférieurs de 34 % à celui d’un commissaire, soit plus d’un tiers de moins.

Mais d’autres doivent également regarder vers Bruxelles avec envie : le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon est le mieux payé des hauts fonctionnaires internationaux, mais ses revenus sont inférieurs de 7,5 % à celui d’un commissaire et 27 % de moins que le président de la BCE. Rien d’étonnant alors à ce que, voici deux semaines, le premier ministre finlandais ait annoncé vouloir s’installer dans un rôle à Bruxelles. Et que le ministre sortant de l’économie français, Pierre Moscovici, lorgne avec envie vers un poste de commissaire…

Source : La Tribune

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