De faux réfugiés sahraouis demanderaient l’asile à Bordeaux

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C’est le journal Sahara News qui l’affirme. Les « réfugiés sahraouis » qui étaient installés depuis plusieurs mois à Bordeaux sous le pont Saint-Jean et la passerelle Eiffel (avant d’en être expulsés récemment) seraient en fait des faussaires algériens.

sahara_news_logo1« Selon un officier de la police française qui a demandé à garder l’anonymat, il s’agit en réalité de ressortissants algériens qui pour avoir plus de chances de s’installer dans l’Hexagone, ont choisi ce nouveau subterfuge. En se présentant sous l’étiquette de réfugiés sahraouis, ces immigrés algériens demandent dès leur arrivé le statut de réfugié pour avoir droit à l’asile tout en bénéficiant du soutien et de la solidarité des associations locales et des habitants de la région. Pour ne pas attirer les soupçons de la police, ajoute l’officier, les demandeurs d’asile algériens qui sont arrivés en octobre 2014 à Bordeaux en compagnie de quelques réfugiés sahraouis, ont fait un petit détour du côté des camps de Tindouf au sud-ouest de l’Algérie, pour se procurer les fausses pièces d’identité et les faux documents de voyage qui les conduiront jusqu’en France ».

Si l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a déjà reconnu le statut de réfugiés à douze d’entre-deux, nul doute qu’après ces dernières révélations, la demande des autres requérants devrait être refusée par la préfecture de Gironde…

[cc] Infos Bordeaux, 2010-2014, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d´origine [http://infos-bordeaux.fr/].

La non-livraison des Mistral coûtera 1,2 Md USD à la France

Des pénalités de 1,2 milliard de dollars seront appliquées à la France en raison de la résiliation du contrat de livraison des deux Mistral à Moscou.

Mistral
REUTERS/ Stephane Mahe

Les autorités françaises ont pris la décision définitive de ne pas fournir à la Russie les deux navires de guerre Mistral, malgré la somme importante d’argent que la France doit verser à la Russie en compensation de leur non-livraison, a déclaré le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à Washington.

Le ministre a également rappelé que la livraison des navires a été suspendue par le président François Hollande en raison du rôle présumé de la Russie dans le conflit ukrainien, et a estimé que cette décision était stratégique et correcte.

Selon M.Le Drian, la situation avec la Russie n’a pas changé, donc le contrat ne peut pas être réalisé.

Le ministre français de la Défense a précisé que les pénalités prévues par le contrat, étaient estimées à 1,2 milliard de dollars, mais que les autorités françaises ne voyaient pas d’autre solution, notamment en raison de la difficulté à trouver un autre acheteur pour des navires conçus spécifiquement pour les besoins de la Russie.

Jean-Yves Le Drian a également envoyé un appel du pied à Washington, en suggérant que si les Etats-Unis achetaient les Mistral, il en serait ravi, mais il s’est vu opposer le mutisme du ministre américain de la Défense, Ashton Carter, sur cette question.

Le constructeur naval français DNCS/STX a signé en juin 2011 un contrat de 1,2 milliard d’euros prévoyant la construction de deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) de classe Mistral pour la Russie. La livraison du premier des deux navires, le Vladivostok, aurait dû avoir lieu à l’automne 2014, mais elle a été suspendue par le président François Hollande sine die au motif que les conditions « n’étaient pas réunies » en raison de la crise ukrainienne.

Néanmoins, l’annulation de la vente des Mistral ne représente pas une perte pour la Russie qui a déjà commencé à envisager la possibilité de construire ses propres porte-hélicoptères de débarquement similaires au Mistral.

Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150707/1016881753.html#ixzz3fDfpiJe7

Miramas (13) : Un important vol d’explosifs et de détonateurs sur un site de l’armée

200 détonateurs et des dizaines de pains de plastic ont été dérobés dans un dépôt de munition de l’armée de terre, à Miramas, dans les Bouches-du-Rhône, dans la nuit de dimanche à lundi.

200 détonateurs, des dizaines de pains de plastic. Selon nos informations, 200 détonateurs électroniques et des dizaines de pains de plastic, et probablement un stock de grenades, ont disparu de ce site militaire dans la nuit de dimanche à lundi. Et il ne s’agit là que de premières estimations qui restent à confirmer : l’inventaire était toujours en cours, lundi soir sur place.

Neuf bâtiments forcés. Le site de Miramas ne se présente pas comme une caserne entourée par des murs. Il s’agit d’avantage d’une grosse plateforme logistique de l’Armée de Terre. Un lieu de stockage de matériel pour les opérations extérieures, « les Opex » qui sont menées en Afrique. Mais il s’agit également d’un lieu de stockage de munitions. Des dizaines de bâtiments, isolés les uns des autres par mesure de sécurité, composent le site qui s’étend sur 250 hectares, entourés par deux rangées de grillage, sans caméras de vidéosurveillance. […]

Mardi matin, les enquêteurs n’avancent aucune hypothèse franche et définitive, mais des craintes légitimes d’une attaque terroriste s’ajoutent la piste plus traditionnelle du grand banditisme. Ce vol a en tout cas été commis par des individus bien renseignés : des militaires ou anciens militaires, des hommes qui connaissaient bien le lieu. La gendarmerie a été chargée de l’enquête et l’affaire, ultra-sensible, a été signalée au plus haut sommet de l’Etat.

europe1.fr

«La défense de la ruralité»

Julien Léonardelli./Photo DDM JAL

Julien Léonardelli./Photo DDM JAL

Dans le cadre d’une tournée départementale des territoires ruraux de la Haute-Garonne, Julien Leonardelli, secrétaire départemental du FN31, s’est rendu à Saint-Gaudens. Il en a profité pour multiplier les rencontres avec des agriculteurs, se rendre sur le marché de l’Isle en Dodon et déjeuner avec les militants à Saint-Gaudens.

Lors de son point presse, Julien Leonardelli est revenu sur un récent sondage donnant la candidature de Louis Aliot, en tête du 1er tour des élections régionales avec 27% : «L’espérance populaire que nous représentons inquiète à juste titre nos adversaires politiques, avec Louis Aliot, nous pouvons faire du rêve de millions de français, une réalité».

Julien Leonardelli a affirmé par la suite que «Notre victoire aux régionales, n’est pas un fantasme, mais bien un objectif à portée de main».

Par la suite, le secrétaire départemental du FN31 a évoqué la situation «malheureuse «du Comminges : «Le cœur de mon combat politique c’est la défense de la ruralité, des traditions et de l’agriculture, car cela fait partie de notre identité».

Couple franco-allemand : Madame porte la culotte

Ces dernières années, le président français a pris du poids et la France n’a cessé d’en perdre. On aurait mieux aimé l’inverse.

Vaincue, pire que vaincue, défaite, occupée, ravagée, humiliée, haïe, morcelée, mise au ban de l’humanité, tandis que la France, après avoir été admise in extremis à la table des vainqueurs, prenait rang parmi les Cinq Grands, qui, en 1945, aurait parié un mark sur le retour de l’Allemagne dans le concert des nations ?

Lorsqu’en 1962 le général de Gaulle, fort de sa stature historique, de la grandeur retrouvée de la France, de sa prospérité, de sa force de frappe et conscient des données permanentes de la géopolitique, tendit la main de la réconciliation à Konrad Adenauer, chancelier de la RFA, l’initiative et la supériorité étaient de notre côté.

Quelques années plus tard, entre Valéry Giscard d’Estaing et Helmut Schmidt, puis entre François Mitterrand et Helmut Kohl, l’avantage démographique était du côté de l’Allemagne, l’influence internationale du côté de la France, la taille économique comparable et le tandem franco-allemand fonctionnait à merveille sur la base d’une entente personnelle et politique et d’un équilibre entre les deux peuples voisins, amis et alliés.

Vinrent les années Chirac et Sarkozy. Le couple, nous disait-on, était toujours en pleine lune de miel, l’Europe s’organisait et ne fonctionnait qu’autour de lui. Le moteur franco-allemand était toujours incontournable et déterminant, et l’Allemagne faisant de louables efforts pour ménager notre susceptibilité et se garder de tout orgueil, elle n’insistait pas sur le fait que dans la voiture, c’était elle qui tenait de plus en plus souvent le volant.

La crise grecque, entre autres mérites dont on se passerait, a celui de nous mettre en face de la vérité. Femme forte du Vieux Continent, Angela Merkel n’a tenu aucun compte du désir de compromis affiché par la France et son président. Elle a rassemblé derrière elle, sur une position intransigeante, ignorant les bêlements plaintifs de notre diplomatie, tous les États membres de la zone euro, sans même regarder derrière elle ce qu’il en était de la France, assurée qu’elle était que, comme d’habitude, Paris suivrait. S’il est encore permis de parler d’un couple franco-allemand, il est clair que c’est Madame qui y porte la culotte.

Le Parisien publiait hier les résultats d’un sondage plus cruel et plus éclairant que n’importe quel commentaire ou analyse. A la question : « Parmi les personnalités suivantes, laquelle a, selon vous, le plus d’influence sur les décisions prises par l’Union européenne », 67 % des personnes interrogées répondaient Angela Merkel, 14 % Mario Draghi, 10 % Jean-Claude Juncker 4 % Donald Tusk, président du Conseil de l’Europe. Et François Hollande ? 2 %.

Le roi est nu, et il a perdu sa couronne. Il y a aujourd’hui entre la France et l’Allemagne la même différence et la même distance qu’entre un porte-avions et un pédalo suiveur. Ces dernières années, le président français a pris du poids et la France n’a cessé d’en perdre. On aurait mieux aimé l’inverse.

Réaction de Marine Le Pen à la victoire du Non en Grèce

MLPCommuniqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National

La victoire du Non au référendum grec ce soir est la victoire du peuple contre l’oligarchie de l’Union Européenne ! C’est un Non de liberté, de rébellion face aux diktats européens qui veulent imposer la monnaie unique à tout prix, via l’austérité la plus inhumaine et la plus contre-productive. C’est un Non de liberté face à la propagande abjecte.

Ce Non est donc une excellente nouvelle, qui montre que les peuples n’entendent pas se faire piétiner sans réagir par les tenants fanatiques de l’Union Européenne. C’est aussi l’espérance pour le contribuable français de ne plus avoir à sortir une nouvelle fois le chéquier pour verser quelques milliards supplémentaires dans le trou sans fond de la dette grecque et de l’euro.

Même si elle enrage de voir son idéologie défaite, l’Union Européenne, ainsi que ses soutiens français du PS et de l’UMP, doit respecter le vote des Grecs et cesser son chantage mesquin.

Ce Non du peuple grec doit permettre un changement d’approche salutaire. Les pays européens doivent profiter de cet événement pour se mettre autour d’une table, constater l’échec radical de l’euro et de l’austérité, et organiser la dissolution concertée de la monnaie unique, condition indispensable au retour réel de la croissance, de l’emploi et au désendettement.

Ce soir un pays brise ses chaînes, un pays dit Non à l’eurostérité ! L’heureux effet boule de neige mènera demain d’autres pays vers cette même libération.
La dissolution de l’union monétaire a commencé

Référendum grec: le « non » l’emporte avec 61,31% des voix

Urne de vote

61,31% des Grecs ont répondu « non » lors du référendum sur les propositions des créanciers qui s’est déroulé dimanche dans le pays.

Le non aux propositions des créanciers de la Grèce sur de nouvelles mesures de rigueur l’a emporté avec 61,31% contre 38,69%, selon les résultats définitifs publiés lundi par le ministère grec de l’Intérieur. 

La participation s’établit à 62,5%, selon les chiffres publiés après dépouillement de la totalité des bulletins de vote. Le gouvernement  avait appelé à voter non lors de ce référendum, qui portait sur l’approbation ou non du projet d’accord proposé le 25 juin par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fond monétaire international qui portait sur des mesures de réformes et de rigueur budgétaire.

Marine Le Pen invitée sur Sud Radio

Nuit du ramadan à l’Hôtel de ville de Paris : vous reprendrez bien un peu de communautarisme ?

wallerand_de_saint_justCommuniqué de Wallerand de Saint Just, Secrétaire de la fédération FN-RBM de Paris

450 invités, un buffet, des musiciens, le cadre prestigieux de la salle des fêtes de l’Hôtel de ville de Paris et la présence du maire Anne Hidalgo, à l’origine de ce rassemblement : La Nuit du ramadan à l’Hôtel de ville de Paris.

Une telle mobilisation de moyens, et donc d’argent, publics pourrait servir à commémorer un grand événement de notre histoire, ou une victoire sportive de nos couleurs, mais il sert ce soir à organiser une très communautariste « nuit du Ramadan ».

Qu’un élu de la République assiste à une cérémonie de caractère ouvertement confessionnel pose déjà en soit la question de la laïcité, mais qu’il en soit l’organisateur, le promoteur, et cela avec l’argent des contribuables, est un véritable scandale. Alors qu’ils mettent un soin particulier à l’appliquer au christianisme, dont on va jusqu’à contester le mot sur l’affichage publicitaire, les caciques du PS, Anne Hidalgo et Claude Bartolone en tête, mettent de côté le principe fondateur de laïcité dès qu’il s’agit d’Islam et réservent aux musulmans des privilèges exorbitants !

De pose de première pierre à Montfermeil, en maitrise d’œuvre de la construction de mosquées dans le XVIIIe, jusqu’à cette soirée confessionnelle au cœur même de la maison commune de tous les parisiens, on ne compte plus les appels du pied confessionnels des élus socialistes à l’égard des musulmans. Il faut avouer que le PS se doit de se conserver un semblant d’électorat et qu’à la vue de son bilan, tant en Ile de France que dans le reste du pays, il ne lui reste pas grand chose d’autre que le communautarisme.

« Guerre de civilisation » : « Manuel Valls sait-il vraiment ce qu’il dit ? », interroge Éric Zemmour

La Grèce donne une leçon de démocratie à l’Europe entière

BAY

Edito de Nicolas Bay, Secrétaire Général du Front National

Ce qui se joue actuellement en Grèce est hautement symbolique du combat qui se déroule entre les peuples européens et les technocrates prêts à tout pour maintenir la zone euro, fut-ce au prix de la destruction des économies nationales et des souffrances des peuples.

Si le Front National ne soutient pas, bien sûr, l’ensemble des positions du gouvernement d’Alexis Tsipras, en particulier en matière d’immigration, le recours au référendum doit quant à lui être salué. Lors de l’annonce de l’organisation du vote qui se déroulera dimanche, les réactions de la caste ont fait tomber les masques et révélé toute sa haine de la démocratie et son mépris de l’expression populaire. La Grèce est le berceau de l’Europe, civilisation à laquelle elle a même donné son nom, tout comme de la démocratie. Voici qu’aujourd’hui les sectateurs d’une Union qui n’est plus européenne que par le nom voudraient empêcher les Grecs de choisir eux-mêmes leur destin ? Du côté de Bruxelles, il est vrai que les peuples font peur…

Dimanche, les Grecs auront à choisir entre la soumission aux diktats de la Troïka (Commission européenne, Banque Centrale Européenne, et le Fonds Monétaire International), et la résistance souveraine à cette oppression.
Comme Marine Le Pen l’avait déjà énoncé voici plusieurs années, les économies européennes paient aujourd’hui lourdement le prix de cette monnaie surévaluée qu’est l’euro. Avec des économies et structures compétitives hétérogènes, le maintien coûte que coûte de l’euro monnaie unique s’accompagne de millions de chômeurs, d’une baisse drastique du pouvoir d’achat, et du creusement sans fin d’une dette abyssale.

Face à ce chaos, conséquence de l’irresponsabilité et des lubies idéologiques des dirigeants européistes, indifférents à la souffrance générée par leurs dogmes, le réveil des nations a sonné ! Avec nos alliés, au Parlement Européen, nous nous battons pour bâtir la seule Europe qui puisse non seulement fonctionner mais aussi réellement protéger : celle de la coopération des peuples et des nations souveraines.

Grèce : la liberté (Non) ou la mort (Oui) !

arBXToIPL’Eco avec Navarro ! La chronique économique hebdomadaire d’Aloïs Navarro

Le référendum grec annoncé par Alexis Tsipras a déclenché les foudres et l’éréthisme des dirigeants européistes qui ne rechignent jamais à afficher leur mépris pour le peuple. Martin Schulz, président du Parlement européen, à qui personne ne demandait son avis, a appelé à en finir avec « l’ère Syriza »pour les remplacer par un « gouvernement technocratique »… Il est désormais clair que le peuple agit comme la kryptonite sur les dirigeants européens. Ces satrapes pour le plupart non-élus etqualifiés de « rigolos » par Paul Krugman, font tomber leurs masques et révèlent la nature profondément antidémocratique, démophobe et même despotique de l’UE.

Même si la position de Tsipras apparaît incohérente puisqu’il se refuse à en finir avec la monnaie unique et veut persévérer dans cette zone euro intrinsèquement récessive, la décision de laisser au peuple le choix de savoir à quelle sauce il va être mangé est salutaire.

Les propositions des créanciers condamnent la Grèce

Et l’objet du vote n’est nullement une aide que les Grecs renâcleraient à accepter, comme le laissent entendre les Quatremer, Leparmentier et autres rentiers médiatiques de l’austérité. La contrepartie de cette maigre « aide » est une austérité inouïe après déjà 5 ans d’effondrement de l’économie.

Il s’agit d’augmenter les impôts ou de baisser les pensions de 8 milliards d’euros, soit 4,4 % du PIB grec. Rapporté à la France, c’est comme si on demandait aux Français d’accepter une augmentation des impôts et une baisse des retraiteséquivalentes à 88 milliards d’euros !

On est loin de l’obole, et on comprend l’agacement des Grecs qui subissent depuis 2010 une austérité toujours plus absurde. En réalité, de tous les peuples de la zone euro, ce sont les Grecs qui ont consenti le plus d’effort depuis le début de la crise : l’effort d’ajustement de leur déficit public structurel (hors conjoncture économique) a été de 8,3 points de PIB !

Pour arriver à un tel équilibre, le peuple grec a dû subir une chute de 25% de la production, de 40% des pensions de retraites moyennes (qui demeurent bien souvent le seul élément de redistribution interfamiliale), de 31% du revenu disponible des ménages et parallèlement, une hausse de 190% du chômage… Résultat : 45% des Grecs vivent en dessous du seuil de pauvreté de 2009.

Aucun économiste raisonnable ne peut soutenir le Oui

Face à cet ascétisme mortifère réclamé par les apprentis-sorciers européistes, plusieurs prix Nobel d’économie ou grands économistes se sont élevés pour s’indigner des propositions de l’UE et du FMI. Ainsi, Joseph Stiglitz ou encore Paul Krugman ont soutenu le Non en mettant en garde contre les propositions de ces créanciers qui ont « une responsabilité criminelle dans le chaos grec ». Patrick Artus, chef économiste de Natixis, résume parfaitement l’état d’esprit des économistes honnêtes et non idéologisés : « aucun économiste sérieux ne peut avaliser ce plan mal fichu et très déraisonnable. Demander à une économie en récession de 3 % à 4 % d’afficher un excédent budgétaire primaire de 1 %, c’est la condamner à ne pas se redresser ».

La sortie de l’euro est l’unique solution pour la Grèce…et pour toute l’Europe !

Et c’est ce à quoi la Grèce est vouée tant qu’elle restera dans l’euro. Seuls les esprits les plus corsetés peuvent considérer que l’adhésion de la Grèce à l’UE en 1981 lui a été formidablement bénéfique. La décennie qui a précédé son adhésion, la Grèce a connu une croissance moyenne de 5% par an. La décennie qui a suivi, la croissance ne fut que de 0,8% par an, soit 3 fois moins que les pays de la future zone euro ! Et depuis la création de l’euro, la croissance annuelle de la Grèce a été de -0,1%… Quelle réussite !

Dès lors, chacun sait que la dette grecque est insoutenable (elle devra continuer à rembourser jusqu’en 2057…) et qu’elle n’en remboursera jamais l’intégralité. Au lieu de se perdre dans des plans de renflouements coûteux pour le contribuable, français notamment, et dont le seul but fut de sauver les banques européennes (qui ont reçu 92% du montant de « l’aide »), la Grèce devrait retrouver sa monnaie nationale, dévaluer, et regagner immédiatement en compétitivité. Une solution pour la Grèce, comme pour l’ensemble des pays de la zone.

Ce référendum rend donc hommage à la devise grecque : « la Liberté (le Non) ou la mort (le Oui) » !

Aloïs Navarro est animateur du Collectif Marianne des étudiants patriotes

Hans-Werner Sinn, président de l’institut de conjoncture de Munich : «Sans l’euro, le pays serait déjà remis sur les rails»

topelementInterview de Hans-Werner Sinn, président de l’institut de conjoncture de Munich (Ifo). Cet économiste très influent, favorable depuis longtemps à la sortie de l’euro pour la Grèce, a permis de faire prendre conscience aux Allemands de la gravité de la situation et des risques financiers.

Beaucoup craignent le « Grexit ». Vous estimez au contraire que c’est une chance. Pourquoi?

La faillite de l’Etat grec, que nous vivons actuellement en direct, provoque un terrible désordre. Si l’on ne souhaite pas que les contribuables des autres pays passent à la caisse, une sortie est la seule solution pour éviter un chaos.

Quel est votre scénario?

Une sortie de la zone euro signifierait un retour au drachme et une dévaluation de la monnaie. Les importations seront plus chères. Mais les Grecs achèteront donc davantage les produits nationaux, en particuliers les produits de leur agriculture. Cela permettra de relancer l’économie. La Grèce pourra accueillir plus de touristes en provenance de Turquie. Enfin, les capitaux envolés à l’étranger reviendront au pays. Les prix étant moins élevés, il y aura des investissements dans l’immobilier et pourquoi pas dans de nouvelles usines. Bien sûr, il reste le problème de la dette à l’étranger. Mais elles seront effacées après la faillite du pays! La dette qui subsistera sera convertie en drachme, donc beaucoup moins lourde à porter.

Pourquoi ne pensez–vous vous pas que le plan des créanciers permettra aux Grecs de s’en sortir ?

Jusqu’à présent, ils n’ont réussi qu’à soulager le mal sur le court terme. Une sortie de l’euro est la seule façon pour la Grèce de retrouver sa compétitivité sans recourir à une aide extérieure.

Les mesures d’économie semblaient pourtant avoir remis la Grèce sur le chemin du redressement?

Mais quelles mesures d’économie? Les crédits publics versés à la Grèce par les Etats, la BCE et le FMI ont grimpé depuis le premier trimestre 2010 de 50 milliards à plus de 330 milliards d’euros. Cela correspond à 185% du PIB. On n’avait jamais vu dans l’Histoire autant de pays aider financièrement un autre pays pour atténuer la rigueur imposée par les marchés des capitaux. Malgré cela, le chômage a plus que doublé. Malgré cette manne financière, l’économie s’est effondrée.

Ce n’est pas l’avis des créanciers qui restent convaincus par les bienfaits de l’austérité sur le long terme.

Je vous rappelle que l’austérité n’a pas été imposée par la « troïka » mais pas les marchés. Par ailleurs, les problèmes de la Grèce ne sont pas conjoncturels. Le pays est devenu beaucoup trop cher à cause de la bulle financière créée par les crédits qui ont réduit les taux d’intérêts de 25% à 5%. Dans ce contexte, une politique de l’endettement est contre-productive. Au contraire, elle perpétue une situation de faible compétitivité parce qu’elle empêche une baisse nécessaire des salaires et des prix.

Le plan Juncker pourrait-il fonctionner?

Ce programme suit une politique keynésienne d’endettement en contournant les limites imposées par le Pacte de stabilité et de croissance ainsi que le Pacte budgétaire européen.

Fallait-il annuler la dette en 2010?

Les créanciers l’ont fait en 2012, à juste titre. Mais il aurait fallu au même moment offrir à la Grèce la possibilité de quitter la zone euro. Le pays serait aujourd’hui déjà remis sur les rails.

Le Grexit est-il donc inévitable?

Il n’est pas inévitable car il y aura peut-être encore des réunions de négociations. Un « Oui » peut aussi mener au Grexit. N’oubliez pas : la question posée répond à une offre qui n’existe plus ! On ne sait pas s’il y aura un nouveau programme d’aides. Et si de nouveaux crédits tombent, je ne vois toujours pas comment les Grecs pourront s’en sortir.

Vos détracteurs estiment que vous argumentez avec des théories et que vous oubliez la vision politique de l’Europe…

L’ignorance des règles économiques provoque des conflits politiques. Par ailleurs, il n’y a pas de primat du politique sur les lois de l’économie.

Comment jugez-vous le rôle de la BCE?

La banque centrale européenne a soutenu à bout de bras pendant des années des banques et des Etats mûrs pour la faillite. Ce n’est pas son rôle. Elle est faite pour lutter contre les crises de liquidités qui permettre de soutenir les banques et les Etats afin de sortir d’une difficulté temporaire. Mais elle ne doit pas injecter des fonds tant que les emprunteurs sont incapables de s’en sortir sans l’aide des autres membres. Ces mesures de politique économique dépassent le cadre de son mandat.

Quel résultat attendez-vous du référendum?

Mon pronostic n’a pas beaucoup d’importance. Il faut trouver une solution qui permette de sortir de l’euro tout en conservant une option de réintégration ultérieure. Enfin, il faut une aide pour le financement les importations cruciales, comme l’énergie ou les médicaments.

Quelles conséquences craignez-vous pour l’Europe?

Un effet domino dans ce sauvetage sans fin de la Grèce serait catastrophique. L’Europe risque de s’enliser dans la dette. Je crois vraiment que la faillite, malgré toutes les difficultés, aura quelque chose de positif. Elle montrera clairement qu’on ne peut pas s’endetter à volonté sans se mettre en difficulté.

Considérez-vous Alexis Tsipras comme un homme politique dangereux?

Pas du tout. Tsipras cherche désespérément une solution pour sortir d’une crise dont les responsables sont ses prédécesseurs et l’Union européenne. Il est trop facile d’attaquer personnellement des gens qui sont les victimes d’un système rempli de failles.

Source : Tribune de Genève

Marine Le Pen invitée sur Radio Classique – LCI

Régionales Midi-Pyrénées / Languedoc-Roussillon : le FN en tête et le PS qui prend peur

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