Non aux « barbus » à Haumont !

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Nicolas Sarkozy et l’immigration : l’imposture saison 3 !

FxZqUlgm_400x400Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général adjoint du Front National Député français au Parlement européen

Hier soir à Nice, Nicolas Sarkozy, dont le retour sur la scène politique est déjà un fiasco, a multiplié les déclarations tonitruantes sur l’immigration. De la dénonciation du « tourisme médical » à « l’islamisme fanatisé » en passant par la contestation de Schengen, l’ancien Président de la République parle comme s’il n’avait jamais été au pouvoir. Or c’est précisément ce qu’il a lui-même généré qu’il prétend aujourd’hui critiquer.

Augmentation annuelle de plusieurs dizaines de millions d’euros du budget annuel de l’AME, suppression de la « double peine », régularisations massives (30 000 par an en moyenne) de clandestins, laxisme dans l’attribution des titres de séjour (200 000 entrées légales par an) : Nicolas Sarkozy a appliqué, pendant son quinquennat, l’adage de Monsieur Pasqua, à savoir que « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ». Il a en effet mené la politique d’immigration la plus laxiste de toute l’histoire de la 5e République, comme le prouvent les chiffres du Ministère de l’intérieur.

La démagogie électoraliste dont il connaît les ficelles n’empêchera pas l’ancien Président de la République d’être jugé par les Français sur son bilan plutôt que sur ses paroles.

Face aux difficultés du commerce : réagir français et local

59_Philippe-EymeryCommuniqué de Presse de Philippe Eymery, Conseiller TPE-PME de Marine Le Pen

Selon une étude du cabinet Trendeo parue dans Le Monde daté du 21 octobre, le secteur du commerce, longtemps soutenu par son dynamisme propre et a-typique pendant les années de crise, commence à virer dans une perspective inverse et détruit maintenant des emplois.

Dans la publication de l’INSEE « Informations rapides » de Septembre, l’indicateur du climat des affaires reste dégradé dans le commerce de détail et la réparation automobiles. Il est nettement en-dessous de sa moyenne de longue période. Les perspectives générales restent basses, la situation de trésorerie reste jugée difficile.

Voilà où nous mène la politique économique VALLS-HOLLANDE, non pas l’austérité mais la croissance négative mise en lumière sur le dynamisme rompu du secteur du commerce.

Après la hausse de la TVA au premier Janvier 2014, la hausse des prélèvements obligatoires qui induit une baisse de pouvoir d’achat, jamais la pression sur les prix n’a été aussi forte.

Avec cette politique sans visibilité pour les acteurs économiques, les ressorts de l’investissement et de la consommation s’écrasent sur le mur des politiques budgétaires contra-cycliques décidées à Bruxelles à Francfort et à Berlin, tandis que l’Europe multiplie les accords de libre-échange comme dernièrement avec le Vietnam.

Pour le FRONT NATIONAL, le commerce va entrer en grande difficulté et il faut réagir avec des formes alternatives certes parfois partielles mais essentielles du commerce du circuit court local.

Face à la baisse du pouvoir d’achat, le FRONT NATIONAL appelle les Français à acheter « national » le plus souvent possible ce qui favorisera toutes les productions françaises surtout au niveau très local mais aussi à une veille citoyenne pour la fourniture des collectivités en prestations de service et biens de consommation courante d’origine nationale. Face à cette volonté populaire, notre Pays sauvera ses commerces, son pouvoir d’achat et son indépendance économique.

David Rachline invité sur LCP

Les employés d’Office Dépôt de Senlis victimes de la crise mais aussi de la politique

Mylène-SenlisCommuniqué de presse de Mylène Troszczynski, Députée au Parlement Européen, Conseillère régionale de Picardie

L’entreprise états-unienne Office Dépôt employant 500 personnes sur le site de Senlis a annoncé vendredi à ses salariés que la moitié d’entre eux seront victimes d’un plan de restructuration et perdront leur emploi.

Comment ne pas réagir et manifester notre soutien à tous ces salariés senlisiens qui subissent de plein fouet une crise à laquelle nos dirigeants semblent bien incapables de remédier ?

Si les difficultés d’Office Dépôt sont réelles, elles sont le lot quotidien de beaucoup d’autres en France parfois bien plus fragiles et vulnérables qui menacent elles aussi de mettre la clef sous la porte si elles ne l’ont pas déjà fait.

Le licenciement de 250 salariés supplémentaires met en lumière l’inefficacité de la politique d’austérité menée par notre gouvernement aux ordres de Bruxelles.

Ne rêvons pas, les orientations que prennent les autorités de Bruxelles ne vont pas dans le sens de la protection des petites et moyennes entreprises locales pourtant seule politique raisonnable garantissant les meilleures chances pour les chômeurs de retrouver un emploi.

La seule politique défendue aujourd’hui dans le parlement national et celui de Bruxelles est celle du marché unique, de la mobilité des travailleurs et des capitaux, d’une concurrence débridée et sauvage, d’une protection intelligente inexistante, d’une immigration de masse, de la signature du traité transatlantique (marché unique transatlantique)…

Espérons que les français ouvrent désormais les yeux sur les réalités et les conséquences de ces politiques désuètes, démodées, inefficaces et antisociales ; et qu’ils porteront au pouvoir Marine LE PEN et le Front National afin de changer radicalement de politique.

Marion Maréchal – Le Pen invitée sur France Inter

Saint-Nazaire : les conseillers FN candidats aux départementales

Article de Ouest-France du 21 octobre 2014

Les conseillers municipaux du Rassemblement Bleu Marine, Gauthier Bouchet, Stéphanie Sutter et Jean-Claude Blanchard ont été investis comme candidats aux élections départementales (ex-cantonales). Ces élections permettront de choisir les conseillers départementaux qui siégeront au conseil général de Loire-Atlantique. Elles auront lieu en mars prochain.

Les candidats se présenteront en binôme, composé d’une femme et d’un homme.

Gauthier Bouchet et Stéphanie Sutter seront candidats dans le canton « Saint-Nazaire Ouest » et Jean-Claude Blanchard sera candidat avec Lydia Poirier, maire-adjointe à Trignac, dans le canton de l’Est (avec Trignac, Montoir-de-Bretagne…). En Loire-Atlantique, le Front national a assuré la semaine dernière qu’il aurait des candidats dans tous les cantons.

Silence médiatique total : CGT et PC (l’Humanité) condamnés, ils se finançaient sur le comité d’entreprise d’EDF

CGT-EDFLes condamnations du procès du comité d’entreprise d’EDF sont curieusement passées inaperçues. Elles prouvent que CGT et PC se finançaient sur la bête…

C’est une étrange affaire, et ce, depuis le début. Après plus de dix ans d’instruction sur l’un des financements les plus secrets du Parti communiste et de la CGT par le comité d’entreprise d’EDF, un procès s’était finalement tenu en juin dernier devant le tribunal correctionnel de Paris à la stupéfaction des intéressés eux-mêmes, plus habitués à être amnistiés qu’à être poursuivis. Pendant trois semaines, dans une indifférence quasi générale, volontaire ou soigneusement entretenue, le dossier du juge d’instruction Jean-Marie d’Huy, plus épais qu’une armoire normande, a été largement utilisé pour détailler les malversations et les détournements de fonds de la CCAS, la Caisse centrale d’activités sociales, qui fait office de comité d’entreprise à EDF.

Cette CCAS est célèbre pour l’énormité de ses recettes – près de 500 millions d’euros par an – calculées sur la base de 1 % du chiffre d’affaires de l’entreprise au lieu de 1 % de sa masse salariale comme c’était la règle à l’origine. Une hérésie économique qui date de sa création en 1946 par Marcel Paul, le ministre communiste de la Production industrielle. Une « faute de frappe » – qui peut le croire ? -, avait-on dit à l’époque, laquelle, ensuite, n’avait jamais été rectifiée. Depuis lors, cette CCAS, qui est gérée en dépit du bon sens et exclusivement par la CGT, est connue pour être la principale caisse noire du Parti communiste et de son syndicat frère. Pour évaluer l’extravagance de la chose, il suffit de multiplier 500 millions d’euros par le nombre d’années écoulées depuis 1946. On comprend mieux ces sonos dernier cri, ces bus ultramodernes et toutes ces banderoles rouges qui donnent l’impression d’être toujours neuves, lors des manifestations de la CGT dans les rues !

Des manoeuvres pour faire capoter l’instruction

On savait depuis longtemps – depuis toujours – que cette caisse noire fonctionnait à plein régime, mais encore fallait-il le prouver. Et puis, tout arrive : fin 2003, à la suite de la plainte d’un cadre de la Caisse en Vendée, une information judiciaire est enfin ouverte pour « escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux », et elle est confiée au juge parisien Jean-Marie d’Huy, celui de l’affaire Clearstream. Un solide ! Dès le printemps 2004, ce dernier comprend assez vite à qui il a affaire après avoir perquisitionné à grand fracas la CCAS, le siège de l’Iforep, une nébuleuse proche de la CCAS, l’Agence centrale de publicité (ACP) liée au Parti communiste et les bureaux du journal L’Humanité : des militants communistes dévoués corps et âme à leur parti et pour lesquels tout ce qui est pris à « l’ennemi de classe » est bon à prendre, tout ce qui peut aider à la « cause » est juste et bienvenu.

Passons sur les nombreuses manoeuvres souterraines ou officieuses qui auront été initiées par le bloc PC-CGT pour faire durer ou capoter l’instruction de Jean-Marie d’Huy…Dix ans après le début de l’instruction, le procès s’ouvre enfin au mois de juin dernier devant le tribunal correctionnel de Paris. Après trois semaines d’audience et trois semaines de silences gênés dans les grands médias audiovisuels et les principaux quotidiens - rappelons que les quotidiens parisiens sont dépendants de la CGT pour être imprimés par le Syndicat du livre CGT -, le procureur Serge Roques requiert dix-huit mois de prison avec sursis contre le principal inculpé, Jean Lavielle, qui présidait la CCAS à l’époque, et neuf mois avec sursis contre la sénatrice communiste Brigitte Gonthier-Maurin, poursuivie pour un emploi fictif.

De nombreuses et fortes amendes sont réclamées contre la CGT et sa fédération des Mines et de l’Énergie, contre l’Iforep et contre L’Humanité, ces deux derniers pour avoir profité de détournements de plus d’un million d’euros. Au total, huit personnes physiques et quatre organisations seront condamnées dans ce dossier.

12 condamnations bien senties

Le jugement du tribunal correctionnel est finalement rendu le 1er octobre dernier, dans un silence tonitruant. Pas une seule télévision, ni une généraliste ni une chaîne d’info, pas la moindre radio, pas un journal n’en rendra compte sur le moment ni plus tard à notre connaissance, sauf quelques lignes dans un mince entrefilet des Échos et sur le site de La Croix. Alors, ce jugement, qu’avait-il de si mystérieux ou de si terrible ? Il était très clairement déshonorant pour la CGT et assenait de fort lourdes condamnations : Jean Lavielle écope des dix-huit mois avec sursis réclamés par le procureur. La sénatrice Gonthier-Maurin se voit gratifiée de dix mois avec sursis et l’ancien directeur général, Jean-Paul Blandino, de huit mois avec sursis. Pour les amendes, le tribunal est allé au-delà des réquisitions, condamnant à 20 000 euros d’amende la CGT et sa fédération des Mines et de l’Énergie et à 75 000 euros chacun l’Iforep et L’Humanité, les deux principaux bénéficiaires des détournements de fonds.

Au total, 12 condamnations bien senties pour des faits clairement identifiés et prouvés de détournements et de malversations sur une longue période, de 1994 à 2002, au coeur d’un dispositif secret, unique au monde, dont le trésor immense semble plutôt géré par des corsaires des Caraïbes que par des syndicalistes compétents et responsables. Car, bien entendu, la gestion baroque de cette CCAS cousue d’or n’a jamais cessé ! Chiffres récents : 80 millions d’euros de pertes pour l’exercice 2010, 550 millions d’euros de dépenses pour 470 millions de recettes ! Pour éponger ces dettes et d’autres, la CGT d’EDF a décidé de vendre certains bijoux de famille de cette CCAS qui, comme Le Point l’a révélé, détient près d’un milliard d’euros d’actifs! Du moins n’aura-t-elle plus à supporter un autre procès au civil, en dommages et intérêts, de la part d’EDF qui, au dernier moment, s’est retirée de toute instance dans cette affaire. Pour éviter de mettre de l’huile sur le feu ? Les prochaines élections de représentants des salariés à la CCAS sont prévues pour le 26 novembre prochain et il y a fort à parier que la CGT y restera majoritaire avec l’aide du conseil d’administration, lui-même contrôlé par l’État, puisque cette entreprise a la particularité, depuis son origine, d’être mise en coupe réglée par son syndicat communiste majoritaire avec le consentement tacite de sa direction.

Rappelons tout de même que, pour le citoyen/consommateur, les tarifs d’EDF ont été augmentés deux fois de 5 % en 2013 et en 2014 en raison de la dérive des dépenses. La justice est donc finalement passée dans ce dossier et c’est une première ! Reste une question : pourquoi donc les télévisions, les radios et les journaux ont-ils fait autant la sourde oreille ?

Augmentation des taxes sur le gazole : l’austérité étendue aux poids lourds

MARINE LE PEN (FN), AU TALK ORANGE-LE FIGAROCommuniqué de presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National

Après les automobilistes, vaches à lait de tous les gouvernements UMPS, ce sont les poids lourds qui font une nouvelle fois l’objet d’une attaque fiscale du gouvernement. Ceux-ci devront en effet s’acquitter, comme les automobilistes, dès le 1er janvier 2015, d’une augmentation des taxes sur le gazole à hauteur de 4 centimes par litre.

Cette nouvelle augmentation démontre que l’abandon de l’écotaxe n’était en rien une victoire pour les professionnels de la route, et que le gouvernement, soumis à la politique bruxelloise d’austérité, était résolu à les frapper fiscalement.

Le durcissement des taxes sur le gazole représente une difficulté supplémentaire scandaleuse, pour un secteur déjà très sévèrement affaibli par les règles déloyales de la libre concurrence européenne.

Le Front National demande la suppression immédiate de cette augmentation des taxes sur le gazole, et sa compensation par une taxe spécifique sur les poids lourds étrangers roulant en France, ce qui suppose, une fois encore, de sortir des règles absurdes de l’Union européenne.

Congrès des maires de l’Oise

20141018-congres-des-mairesCommuniqué de presse de Michel GUINIOT, Président du groupe FN au Conseil régional de Picardie Conseiller municipal et communautaire de Noyon et André FOUCHARD, Conseiller régional de Picardie Conseiller municipal de Mouy

Comme chaque année, le congrès annuel des maires de l’Oise, organisé par l’Union des Maires de l’Oise, s’est déroulé dans les salles Pommery à Clermont, samedi 18 octobre.

Ce congrès, auquel ont assisté les maires nouvellement élus ou réélus au mois de mars dernier, a permis d’aborder l’obligation pour les communes de se doter de logements sociaux.

Les baisses des dotations de l’Etat pour les communes ont aussi été abordées par les maires qui n’auront pas beaucoup d’options face à cette situation, excepté d’augmenter les impôts ou de diminuer les investissements ou aggraver l’endettement.

Beaucoup d’élus ruraux ont d’ailleurs fait part de leurs inquiétudes à la délégation du Front National, composée notamment d’André FOUCHARD et Michel GUINIOT, Conseillers régionaux. Ces maires ruraux sont en désaccord avec la politique de restriction imposée par le gouvernement et ont conscience que celle-ci n’est que la continuité de celle précédente insufflée par N. Sarkozy.

La colère de ces élus, en contact direct avec les citoyens, confirme ce que dénonce le Front National sur tous les sujets et notamment concernant l’inutile réforme territoriale

Florian Philippot invité sur France Info

Madame Taubira laisse les policiers se faire lyncher, le Front National veut les protéger !

FxZqUlgm_400x400Communiqué de presse de Nicolas Bay, Secrétaire général adjoint du Front National Député français au Parlement européen

Les notes de la police nationale l’attestent et les syndicats Alliance et Unsa le confirment : les agressions verbales et physiques à l’égard des forces de l’ordre n’ont cessé d’augmenter ces dernières années.

Ces atteintes quotidiennes à l’intégrité physique des policiers chargés d’assurer la sécurité des Français sont le résultat du laxisme de la politique poursuivie par l’actuelle Garde des Sceaux qui manifeste plus d’intérêt et de compassion pour les voyous que pour leurs victimes. Mais c’est aussi le résultat des politiques menées précédemment et notamment au cours du quinquennat Nicolas Sarkozy qui a supprimé 13 000 poste de policiers et de gendarmes.

Loin d’être épisodiques, les agressions physiques et morales dont sont l’objet les policiers provoquent de véritables drames. Le nombre de suicides est en hausse alarmante chez les gardiens de la paix, abandonnés à eux-mêmes par les autorités publiques.

Face à l’augmentation des violences envers les policiers, illustration de l’échec total de la politique pénale de Madame Taubira, il est urgent de mettre fin au laxisme qui laisse prospérer un sentiment d’impunité chez les délinquants et les criminels. 

 
Le Front National demande le renforcement des moyens humains et matériels de la police et de la gendarmerie. Il est également nécessaire d’aggraver les peines contre les personnes coupables de violences envers les représentants de l’autorité de l’État, et d’instaurer la présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre agissant dans l’exercice de leurs fonctions en étendant à la police les dispositions déjà existantes pour la gendarmerie.

Gaëtan Dussausaye invité sur Canal +

« Poutine » de Frédéric Pons

« Poutine » de Frédéric Pons

Fiche de lecture de Bernard Mazin

♦ Poutine « Homme d’Etat tel que nous voudrions en connaître en Europe occidentale, c’est-à-dire qui sache résister à l’idéologie dominante et au “politiquement correct” ».

A une époque où le « Poutine bashing » est à la mode, il est satisfaisant de lire un ouvrage sur le président de la Russie qui ne soit pas un réquisitoire à charge, sans pour autant verser dans l’hagiographie ni dans l’angélisme. Frédéric Pons, qui est, entre autres, rédacteur en chef à Valeurs actuelles et spécialiste de géopolitique, nous livre une intéressante biographie qui évite tous ces écueils et remet les choses en place, en particulier sur les sujets de politique internationale qui constituent son domaine de prédilection.


On ne trouvera pas dans ce Poutine les anecdotes croustillantes ou les révélations sur la vie privée qui font vendre : le caractère pudique et secret du personnage se serait d’ailleurs mal prêté à un tel dessein. Frédéric Pons ne cherche pas non plus à dresser le portrait d’un dirigeant bon enfant et chaleureux, que tout son comportement dément et que l’intéressé lui-même n’a jamais prétendu être, ni à affirmer que Poutine serait dépourvu d’arrière-pensées d’ambition personnelle qui, là encore, seraient contredites par sa montée en puissance depuis une vingtaine d’années.

Au fil des chapitres qui nous font le récit très imagé des principales étapes de sa carrière, deux idées forces complémentaires se dégagent, qui rendent Vladimir Poutine assez exemplaire de ce que devrait être l’Homme d’Etat tel que nous voudrions en connaître en Europe occidentale, c’est-à-dire qui sache résister à l’idéologie dominante et au « politiquement correct ».

Une volonté mise au service d’un dessein pour la Russie

L’auteur démonte en premier lieu le mythe de « l’homme du KGB » qui reste collé au président russe, en rappelant que les 15 ans qu’il a passés dans les services secrets l’ont été dans des postes subalternes, et qu’à l’époque il était déjà très lucide sur leurs faiblesses et très conscient de l’absence d’avenir du régime soviétique. Il a certes été à la tête du FSB avant de devenir premier ministre en 2000, mais pendant un an seulement. On notera d’ailleurs que du tsarisme à nos jours, les services de renseignement ont été un pilier du pouvoir étatique, qui a constitué constamment un vivier de dirigeants politiques. En cela, Poutine ne fait donc pas exception, mais il est beaucoup moins « marqué » par son passage dans les services que bien d’autres.

Frédéric Pons met en évidence une particularité de son personnage qui n’est pas si répandue dans la classe politique : il a une vision pour l’avenir de son pays et toute son action a été mise au service de cette vision, avec des échecs parfois, mais le plus souvent avec succès jusqu’à maintenant, ce qui accrédite le dicton « Là où il y a une volonté, il y a un chemin ».

La vision est l’addition de plusieurs thèmes : défense des valeurs morales + démocratie + ancrage européen + Etat fort + solidarité sociale + restauration de l’économie. Elle concilie la fermeté et la modernité.

Ce dessein n’est pas récent. Il a été exposé dans un rapport intitulé La Russie au tournant du millénaire publié en décembre 1999, alors que Poutine était premier ministre et président par intérim. Ce rapport, joint in extenso en annexe de l’ouvrage, contient en quelques pages une analyse des faiblesses de la Russie de l’époque, et énonce les axes à emprunter pour assurer au pays un avenir à la hauteur de son histoire et de son destin.

(suite…)

Florian Philippot invité sur BFM TV

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